Tur­ner le pré­cur­seur

TUR­NER ET LA COU­LEUR. JUS­QU'AU 18 SEP­TEMBRE, CENTRE D'ART DE L'HÔ­TEL DE CAUMONT, AIX-EN-PRO­VENCE ; 04-42-20-70-01.

L'Obs - - Critiques - CLAIRE FLEURY

Comme un hé­ri­tier ja­loux, la Tate Bri­tain prête dif­fi­ci­le­ment ses oeuvres de Tur­ner (1775-1851). C’est donc tou­jours un grand mo­ment quand elles fran­chissent la Manche. Cette fois, on en compte trente-six (des­sins, aqua­relles et huiles), soit près du tiers de cette ex­po­si­tion. Le par­cours chro­no­lo­gique com­mence par ses pre­mières oeuvres aca­dé­miques puis ex­plore la sim­pli­fi­ca­tion des pay­sages, tech­nique que le peintre an­glais teste au fil de ses nom­breux voyages. En té­moigne ici la flam­boyante aqua­relle « les Tours ver­millon. Etude à An­tibes » (vers 1838). En­fin, on dé­cou­vri­ra les ex­pé­ri­men­ta­tions que mène le peintre sur la com­po­si­tion et sur la cou­leur, à preuve ce ma­gis­tral « Ciel au so­leil cou­chant » (vers 1825-1830) qui semble le pré­lude à ce que l’on ap­pel­le­ra, presque un siècle plus tard, l’abs­trac­tion.

William Tur­ner, « Cou­cher de so­leil écar­late », 1833.

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