LE SOM­MEIL LE PLUS DOUX PAR ANNE GOSCINNY

L'Obs - - Critiques - VIR­GI­NIE CRESCI

Gras­set, 140 p., 13,50 eu­ros.

Jeanne em­mène sa mère, at­teinte d’un cancer, pas­ser un der­nier Noël à l’hô­tel dans son Nice na­tal. « Les jours qui viennent vont être sombres », écrit Anne Goscinny. Les pages qui suivent aus­si. L’amour nais­sant pour un homme désa­bu­sé ren­con­tré sur un banc de la ville dé­serte ne fait que noir­cir da­van­tage ce ro­man à deux voix, qui laisse place au sus­pense mal­gré « l’échéance de trois jours » an­non­cée au dé­but du ré­cit. Der­rière cette hé­roïne, fra­gile or­phe­line, on re­con­naît l’au­teur et l’ombre de son père – éga­le­ment ce­lui d’« As­té­rix » et de « Lu­cky Luke » – qui se dé­ploie sur un ro­man bref et bou­le­ver­sant.

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