Quand Charles Ber­ling re­mer­cie Ch­ris­tian Es­tro­si

L'Obs - - Le Téléphone Rouge - MAËL THIER­RY

C’est un cour­rier dont Ch­ris­tian Es­tro­si n’est pas peu fier : le 13 juin der­nier, le pré­sident de la ré­gion Pro­vence-Alpes-Côte d’Azur a re­çu une lettre ma­nus­crite de Charles Ber­ling le fé­li­ci­tant de son ac­tion cultu­relle. L’ac­teur, qui se dé­fi­nit en « homme de gauche » et co­di­rige le théâtre de la Li­ber­té à Toulon, avait ap­pe­lé à vo­ter Es­tro­si face à Ma­rion Ma­ré­chal-LePen aux ré­gio­nales, en dé­cembre der­nier. Dans son cour­rier, il re­mer­cie le pa­tron de la ré­gion pour son sou­tien de­puis : « Il té­moigne que vous avez une grande foi dans la cul­ture pour notre pays. » Une foi qui s’est tra­duite no­tam­ment par le dou­ble­ment des sub­ven­tions à ce théâtre va­rois (200 000 eu­ros). De­puis son élec­tion qui, dit-il, l’a trans­for­mé, l’an­cien maire de Nice aux dis­cours droi­tiers ca­jole le monde de la cul­ture : le 30 juin der­nier, à la Belle de Mai, à Mar­seille, il a ins­tal­lé une con­fé­rence per­ma­nente des arts et de la cul­ture de­vant un par­terre de per­son­na­li­tés, dont le di­rec­teur du fes­ti­val d’Avi­gnon, Oli­vier Py. « Pour moi, il y a un avant et un après ce com­bat face au FN », dit Es­tro­si, qui n’hé­site pas dé­sor­mais à se po­ser en dé­fen­seur de la « cul­ture et la ci­vi­li­sa­tion ».

Charles Ber­ling et Ch­ris­tian Es­tro­si, à Toulon, en 2015.

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