10 CHOSES À SAVOIR SUR…

Unai Eme­ry

L'Obs - - Le Sommaire - MAT­THIEU COLLERY

1 GAGNEUR Les di­ri­geants qa­ta­ris du PSG n’ont qu’une ob­ses­sion : rem­por­ter en­fin la Ligue des Cham­pions. Après s’être sé­pa­rés du Fran­çais Laurent Blanc, qui n’a ja­mais fran­chi le stade des quarts de fi­nale, ils font ap­pel au Basque Unai Eme­ry, por­té par ses per­for­mances de coach à Al­mería, Va­lence, Sé­ville et vain­queur de la Ligue Eu­ro­pa trois fois de suite. Un exploit in­édit.

2 PSY Avec un père et un grand-père tous deux gar­diens de but en pre­mière di­vi­sion es­pa­gnole, Unai Eme­ry est né sous l’étoile du foot. Mais il a connu une car­rière de joueur as­sez mé­diocre dans des clubs de deuxième et troi­sième di­vi­sion : « Mon pro­blème, c’était la tête. Je n’avais pas une men­ta­li­té de win­ner. » C’est pour­quoi, au­jourd’hui, il pense que son rôle d’en­traî­neur est aus­si un rôle de pré­pa­ra­teur men­tal : « Pour moi, c’est l’une des clés du football mo­derne et c’est aus­si là que tu peux créer le plus de di érence par rap­port aux autres. »

3 PRO­MO­TION Unai Eme­ry a ob­te­nu ses di­plômes d’en­traî­neur à 29 ans, alors qu’il était en­core joueur. Une pré­co­ci­té qui lui per­met, en 2004, d’ob­te­nir la double cas­quette de joueur et d’en­traî­neur dans le club de Lor­ca où il est de­puis un an. Une évo­lu­tion dé­li­cate, les autres joueurs com­pre­nant mal le chan­ge­ment de sta­tut sou­dain de leur co­équi­pier. « Tu ne fais pas le fier au dé­but », ad­met-il.

4 STRA­TÈGE Sa tac­tique est ba­sée sur la connais­sance de la phi­lo­so­phie de jeu de ses ad­ver­saires. Il consacre des heures en­tières à vi­sion­ner des matchs et à les dé­cor­ti­quer afin de bâ­tir une im­mense base de don­nées. Il lui ar­rive de re­gar­der le même match une quin­zaine de fois pour être sûr de ne rien ra­ter.

5 EGO Sau­ra-t-il gé­rer l’ego par­fois sur­di­men­sion­né des stars pa­ri­siennes ? Quand une ma­jo­ri­té d’en­traî­neurs choi­sit onze ti­tu­laires, lui pré­fère s’adap­ter en fonc­tion de son ad­ver­saire et faire tour­ner l’e ec­tif: « J’ai plus de 20 joueurs à mon ser­vice et des cen­taines de com­bi­nai­sons pos­sibles. Pour­quoi je m’en pri­ve­rais ? » Pas sûr que tous les joueurs ac­ceptent de lais­ser leur place…

6 RI­TUELS Avant les matchs, l’en­traî­neur basque a ses pe­tites ma­nies pour mettre toutes les chances de son cô­té. Eme­ry rem­plit tou­jours une grille de Lo­to et fait en sorte de s’iso­ler pour boire un ca­fé avant chaque match. Se­rait-il su­per­sti­tieux ?

7 FIAS­CO Triom­phant en Es­pagne, Unai Eme­ry n’a connu qu’une seule ex­pé­rience d’en­traî­neur à l’étran­ger avant son ar­ri­vée à Pa­ris. En 2012, il a re­joint le Spar­tak Mos­cou où ses ré­sul­tats n’ont pas été à la hau­teur des at­tentes des di­ri­geants et des sup­por­ters. Le tac­ti­cien basque a été ren­voyé six mois seule­ment après son ar­ri­vée.

8 TEMPÉRAMENT A l’in­verse de son pré­dé­ces­seur, le ta­ci­turne Laurent Blanc, Unai Eme­ry n’est pas du genre à mâ­chouiller sa touillette à ca­fé pen­dant les quatre-vingt­dix mi­nutes d’une ren­contre. Le Basque a le sang chaud. Ar­pen­tant la ligne de touche, il ges­ti­cule, ha­rangue ses troupes, apos­trophe les ar­bitres et cé­lèbre les buts de son équipe avec fer­veur. Une ex­pres­si­vi­té qui lui vaut par­fois des sanc­tions. Ex­pul­sé lors d’un match du cham­pion­nat es­pa­gnol, il était dis­crè­te­ment ve­nu se ras­seoir sur son banc. Une ré­bel­lion qui avait amu­sé le web, mais pas la ligue es­pa­gnole qui lui avait in­fli­gé deux matchs de sus­pen­sion.

9 CHOU­CHOU Quand Eme­ry aime un joueur, il ne s’en cache pas. Une de ses pre­mières dé­ci­sions en tant que coach du qua­druple cham­pion de France a été d’em­me­ner dans ses va­lises le maître à jouer de son équipe de Sé­ville, l’an­cien Ré­mois Gr­ze­gorz Kry­cho­wiak, pour une belle en­ve­loppe avoi­si­nant les 30 mil­lions d’eu­ros. Un choix d’au­tant plus per­son­nel que l’e ec­tif pa­ri­sien ne manque pas de ta­lents en mi­lieu de ter­rain.

10 RÉ­SEAU A peine ar­ri­vé dans la Ville Lu­mière, le coach basque, mé­con­nu en France, s’est e or­cé d’éta­blir une re­la­tion pri­vi­lé­giée avec les fans du PSG. Sa trou­vaille : lan­cer une ver­sion fran­çaise de son site in­ter­net sur le­quel on peut suivre son ac­tua­li­té, mais sur­tout pro­po­ser sa propre com­po­si­tion d’équipe pour le prochain match. Un coach par­ti­ci­pa­tif ?

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