La pe­tite soeur de JFK

ROSEMARY, L’EN­FANT QUE L’ON CACHAIT, PAR KATE CLIFFORD LARSON, TRA­DUIT PAR MA­RIE-ANNE DE BÉRU, LES ARÈNES, 302 P., 21,90 EU­ROS.

L'Obs - - Critiques - FRAN­ÇOIS FORESTIER

C’est l’his­toire la plus ab­jecte de la sa­ga des Ken­ne­dy : celle de Rosemary, la pe­tite soeur de JFK. Née avec un dés­équi­libre men­tal (au­tiste, bi­po­laire ? On ne le sau­ra ja­mais), elle est la honte du pa­triarche, Joe Ken­ne­dy, per­son­nage ty­ran­nique et n’ayant au­cun scru­pule. Cor­rup­teur, in­fi­dèle, lié à la Ma­fia, sou­tien de Hit­ler, Joe Ken­ne­dy n’ad­met pas d’avoir une fille bi­zarre. C’est donc sans rien dire aux autres membres de la fa­mille, sans en sou er mot à sa femme Rose qu’il dé­cide de la faire lo­bo­to­mi­ser, en 1939. A l’époque, l’opé­ra­tion s’e ec­tue en in­tro­dui­sant une ai­guille par le nez, et en re­mon­tant dans le cer­veau. Ré­sul­tat : Rosemary va de­ve­nir un lé­gume. Elle se­ra in­ter­née toute sa vie, jus­qu’à sa mort en 1986, à 85 ans. Mal­heu­reuse en­fant, vic­time de la fo­lie des gran­deurs de son père : un des­tin tra­gique, qui pré­fi­gure les drames qui vont s’abattre sur la fa­mille, dé­sor­mais mau­dite.

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