Danse avec les pois­sons

D’EKO SUPRIYANTO. DU 18 AU 20 ET DU 25 AU 27 NO­VEMBRE, FES­TI­VAL DE L’IMA­GI­NAIRE, MU­SÉE DU QUAI-BRAN­LY, RENS. : 01-56-61-71-72, OU 01-45-44-72-30, OU WWW.FESTIVALDELIMAGINAIRE.COM

L'Obs - - Critiques - RA­PHAËL DE GUBERNATIS

Ap­pe­lé à re­dy­na­mi­ser les danses tra­di­tion­nelles des îles Mo­luques, le cho­ré­graphe et dan­seur ja­va­nais Eko Supriyanto s’est éta­bli dans des vil­lages de l’île de Hal­ma­he­ra. De ces com­mu­nau­tés de pê­cheurs, il a par­ta­gé le quo­ti­dien. Et, avec sept d’entre eux, il a conçu ce spec­tacle, « Cry Jailolo », qui mêle danses de vil­lage, danses de cour, évo­lu­tion des pois­sons et des pê­cheurs sous l’eau. De quoi créer une danse très phy­sique, où le groupe forme une masse or­ga­nique chan­geant à tout mo­ment de forme, à l’image des bancs de pois­sons. Ici, le cho­ré­graphe op­pose l’in­di­vi­du à la com­mu­nau­té dans la­quelle il ne cesse de se fondre ou de la­quelle il s’échappe sans cesse. Une dé­marche sin­gu­lière propre à re­don­ner vi­gueur à des tra­di­tions ja­mais fi­gées et en per­ma­nente évo­lu­tion.

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