L’ES­POIR DE LA RÉ­VO­LU­TION D’OC­TOBRE

« Les Portes du ci­me­tière », Marc Cha­gall. Mu­sée d’Art et d’His­toire du Ju­daïsme, Paris

L'Obs - - En Couverture -

En 1914, Marc Cha­gall quitte Paris (où il a sé­jour­né trois ans) pour prendre le che­min de Vi­tebsk, sa ville na­tale en Rus­sie. Lorsque la ré­vo­lu­tion bol­che­vique éclate, le peintre, nom­mé com­mis­saire du peuple aux arts plas­tiques, ouvre une école d’art po­pu­laire. Ces « Portes du ci­me­tière » tra­duisent son en­ga­ge­ment. Tan­dis que les portes du lieu s’ouvrent, la terre se sou­lève sous un ciel illu­mi­né. Sur les pi­liers du por­tail, on peut lire des frag­ments de la pro­phé­tie d’Ezé­chiel : « Je vous don­ne­rai mon souffle, vous vi­vrez dans la tran­quilli­té sur votre sol. » Cha­gall quit­te­ra la Rus­sie en 1920, lais­sant der­rière lui une ré­vo­lu­tion à la­quelle il ne croit plus.

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