Rim­baud re­trouve Ver­laine

“RIM­BAUD VER­LAINE - ÉCLIPSE TO­TALE”, DE CH­RIS­TO­PHER HAMPTON. POCHE-MONT­PAR­NASSE, PA­RIS-6E, 21 HEURES, 01-45-44-50-21.

L'Obs - - Critiques - J. N.

Ch­ris­to­pher Hampton est sur­tout connu chez nous pour son adap­ta­tion des « Liai­sons dan­ge­reuses », de­ve­nue le film de Ste­phen Frears. A l’in­verse, c’est du film d’Agniesz­ka Holland, « Rim­baud Ver­laine (To­tal Eclipse) », dont il a écrit le scé­na­rio et où il tient le rôle du juge, que cette pièce est née. Mal­heu­reu­se­ment la pas­sion fu­neste et vi­vi­fiante qui cha­vi­ra et nau­fra­gea Ver­laine quand il ren­con­tra Rim­baud, four­nit un faux bon su­jet. S’agis­sant de poètes aus­si gé­niaux, on re­grette de s’en te­nir aux se­crets d’al­côve. Le jeu de Di­dier Long, Ver­laine tout en rires gê­nés, éter­nel­le­ment hé­si­tant entre sa femme et l’in­tran­si­geant ado­les­cent qui le sub­jugue, est un peu mo­no­tone. En re­vanche, Ju­lien Al­lu­guette n’a pas seule­ment l’en­sor­ce­lante beau­té du jeune re­belle mais son im­pla­ca­bi­li­té. Il sou­tient la com­pa­rai­son avec le Rim­baud que Leo­nar­do Di­Ca­prio in­car­nait à l’écran. On com­prend que Ver­laine le nomme « Mon grand pé­ché ra­dieux » (et non pas « Mon pé­ché su­blime et rayon­nant », comme dans cette adap­ta­tion).

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