SAN­TÉ

L'Obs - - Culture -

Aug­men­ta­tion des grou­pe­ments hos­pi­ta­liers de ter­ri­toire Re­fus de la ta­ri­fi­ca­tion à l’ac­ti­vi­té (TAA) Plus grande au­to­no­mie des hô­pi­taux

L’avis de Claude Le Pen « Le pro­gramme san­té de Macron n’a rien de très spé­ci­fique par rap­port à ce­lui des autres can­di­dats. Son point fort, c’est l’in­té­rêt qu’il porte à l’hô­pi­tal avec ces trois me­sures dé­jà plus ou moins exis­tantes, mais qui mé­ri­te­raient d’être co­or­don­nées. Le re­grou­pe­ment des hô­pi­taux a dé­jà com­men­cé, il faut al­ler au bout du pro­ces­sus. Ce­la im­plique la fer­me­ture de cer­tains éta­blis­se­ments, no­tam­ment de ceux qui ne res­pectent pas les normes de sé­cu­ri­té. L’as­sou­plis­se­ment de la ta­ri­fi­ca­tion à l’ac­ti­vi­té (TAA) se­rait éga­le­ment une bonne chose – à dé­faut du re­non­ce­ment pur et simple à ce sys­tème, qui me pa­raît com­pli­qué à mettre en oeuvre. De­puis l’adop­tion de cette ta­ri­fi­ca­tion en 2007, les hô­pi­taux sont ré­tri­bués à l’acte : 25 000 eu­ros pour telle in­ter­ven­tion, 4 000 pour telle autre… Ce­la a in­ci­té des éta­blis­se­ments à se spé­cia­li­ser dans les soins les plus ren­tables. Il fau­drait dé­sor­mais in­tro­duire des cri­tères de qua­li­té, que les ta­rifs prennent aus­si en compte la na­ture des soins, qu’il y ait des primes pour les ac­ti­vi­tés qui né­ces­sitent beau­coup de res­sources hu­maines, comme la psy­chia­trie par exemple. Quant à l’au­to­no­mie des hô­pi­taux, c’est aus­si une bonne idée. Ils croulent sous les di­rec­tives du mi­nis­tère, des agences ré­gio­nales de san­té, y com­pris pour des dé­tails. Leurs di­rec­teurs as­pirent à s’or­ga­ni­ser plus li­bre­ment, comme les pré­si­dents d’uni­ver­si­té. Ils vou­draient pou­voir dé­ve­lop­per une offre spé­ci­fique, en par­te­na­riat, se­lon leur lo­ca­li­sa­tion, avec le pri­vé. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.