10 choses à sa­voir sur…

Cette bu­si­ness­wo­man qui a fait for­tune dans le sport de­vrait être la pro­chaine am­bas­sa­drice amé­ri­caine en France, sous ré­serve de va­li­da­tion par le Sé­nat

L'Obs - - Sommaire -

Ja­mie McCourt

1 AIX EN PRO­VENCE

Ja­mie McCourt de­vrait ra­pi­de­ment trou­ver ses marques dans ce pays qu’elle connaît bien pour avoir ha­bi­té à Aix-enP­ro­vence et être di­plô­mée de la Sor­bonne. Pas­sée par la pres­ti­gieuse école de ma­na­ge­ment du MIT, dans le Mas­sa­chu­setts, elle s’est spé­cia­li­sée dans l’in­ves­tis­se­ment im­mo­bi­lier, comme son ex-ma­ri Frank McCourt, le ri­chis­sime pro­prié­taire de l’Olym­pique de Mar­seille.

2 CABERNET SAUVIGNON

Au­teure d’un livre de cui­sine ins­pi­ré de ses an­nées aixoises, c’est une grande ama­trice de gas­tro­no­mie et de vin. Elle a même in­ves­ti dans un vi­gnoble de quelque 9 hec­tares dans la Na­pa Val­ley, en Ca­li­for­nie. Elle en est à sa troi­sième ré­colte, et am­bi­tionne de pro­duire un cabernet sauvignon de « classe mon­diale » pour l’an­née 2017.

3 BASE BALL

A eux deux, les époux McCourt font par­tie des plus belles suc­cess-sto­ries amé­ri­caines. Ils migrent de la côte Est à celle de l’Ouest lorsque Frank achète en 2004 l’en­seigne his­to­rique des Los An­geles Dod­gers, le club de base-ball de la ville. Nom­mée pré­si­dente du club par son ma­ri, Ja­mie McCourt de­vient la femme la plus puis­sante du sport amé­ri­cain.

4 DI­VORCE

Pa­ta­tras, elle est li­cen­ciée sans pré­avis en 2009! En cause, sa ges­tion des comptes de l’en­tre­prise – elle s’est co­pieu­se­ment ser­vie pour cou­vrir ses dé­pla­ce­ments, jus­qu’en France, avec son chauf­feur et amant. Pen­dant les deux ans que dure la pro­cé­dure de di­vorce, les époux s’écharpent pour sa­voir si Ja­mie McCourt est éga­le­ment pro­prié­taire du club de base-ball ou non. Fi­na­le­ment, Frank McCourt ob­tient la to­ta­li­té des droits contre 130 mil­lions de dol­lars, ce qui fait alors de ce di­vorce « le plus cher de l’his­toire de la Ca­li­for­nie », se­lon le tri­bu­nal.

5 OM

Pour épon­ger les frais exor­bi­tants du di­vorce, les époux ont tel­le­ment pui­sé dans les caisses du club des Los An­geles Dod­gers que ce­lui-ci pé­ri­clite. En 2012, Frank McCourt vend la fran­chise pour une somme re­cord de 2 mil­liards de dol­lars. Il in­ves­tit ailleurs et met la main sur l’Olym­pique de Mar­seille en septembre 2016.

6 ZIPCAR

Ja­mie McCourt, elle, a fait fruc­ti­fier son ca­pi­tal pour lan­cer sa propre so­cié­té, Ja­mie En­ter­prises. In­ves­tis­sant dans de nom­breuses start-up, elle pa­rie sur Zipcar, une en­tre­prise de par­tage de voi­tures de par­ti­cu­lier à par­ti­cu­lier, au­jourd’hui lea­der du sec­teur aux Etats-Unis.

7 BLAGUE BELGE

Si elle a été pro­po­sée le 2 août au poste d’am­bas­sa­drice en France et à Mo­na­co, Ja­mie McCourt avait d’abord été an­non­cée le 23 juin en Bel­gique. Trump a-t-il confon­du Bruxelles et Pa­ris? Quoi qu’il en soit, elle n’est pas en­core pas­sée de­vant la com­mis­sion du Sé­nat char­gée de va­li­der sa no­mi­na­tion, étape né­ces­saire pour ac­cé­der à son poste pa­ri­sien.

8 PRÉ­SI­DENTE

Elle n’a au­cune ex­pé­rience du monde po­li­tique, mais y pense de­puis long­temps. Se­lon le « Los An­geles Times », elle a en­vi­sa­gé tour à tour de de­ve­nir maire de Los An­geles, gou­ver­neure de la Ca­li­for­nie et pré­si­dente des Etats-Unis d’Amé­rique! Le quo­ti­dien amé­ri­cain fait no­tam­ment ré­fé­rence à un Pro­ject Ja­mie ré­di­gé par un cadre des Los An­geles Dod­gers lors­qu’elle était en­core pré­si­dente du club. Un plan d’ac­tion de sept pages qui contenait la phrase peu équi­voque : « Ob­jec­tif: être élue pré­si­dente des Etats-Unis. »

9 GIROUETTE

On ne peut pas dire qu’elle soit fi­dèle. Elle a d’abord ap­por­té son sou­tien fi­nan­cier à Oba­ma, à qui elle a oc­troyé un don de 50000 dol­lars pour son in­ves­ti­ture en 2009. Puis, vi­rage à 180 de­grés en 2016, quand elle jette son dé­vo­lu sur le ré­pu­bli­cain Trump. Ra­pi­de­ment, elle de­vient l’une des prin­ci­pales sources de fi­nan­ce­ment du fonds Trump Vic­to­ry, au­quel elle donne 400000 dol­lars du­rant la campagne.

10 FI­LIÈRE

Il faut croire que, pour Do­nald Trump, avoir di­ri­gé un club de sport est la meilleure des for­ma­tions à la di­plo­ma­tie. En ef­fet, Ro­bert Wood John­son, le di­ri­geant du club de foot­ball amé­ri­cain des New York Jets – et vice-di­rec­teur du fonds Trump Vic­to­ry –, a de son cô­té été pro­po­sé pour l’am­bas­sade en Grande-Bre­tagne…

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