KING SIZE

Pour­quoi il n’y a plus que des adap­ta­tions d’oeuvres de Ste­fen King, par­tout, tout LE Temps ?

Machin Chose - - Self Service -

Peut-on vraiment dire que Ste­phen King est dans l’air du temps, étant don­né qu’il n’a ja­mais ces­sé de l’être ? », se de­man­dait Va­ni­ty Fair dé­but août. Le master of hor­ror est de loin l’au­teur vi­vant le plus adap­té. Mais cette an­née, la ma­chine s’em­balle : sur le thème de l'har­mo­nie conju­gale, Net­flix dif­fu­se­ra cet automne Jes­sie (une femme se re­belle contre les fan­tasmes BDSM de son ma­ri, le tue in­vo­lon­tai­re­ment et reste me­not­tée à un lit) et 1922 (l’as­sas­si­nat d’une fer­mière par son ma­ri), tan­dis que se pour­suit la dif­fu­sion de Mr. Mer­cedes (Au­dience Net­work) et de The Mist (Net­flix, tou­jours), quelques se­maines après la sor­tie ci­né de La Tour sombre et juste après celle de Ça. Pour­quoi un tel en­train ? Pour Hé­lène Frap­pat, ro­man­cière, spé­cia­liste et pas­sion­née du maître, «King est l’au­teur ab­so­lu de la pres­cience, de l’an­ti­ci­pa­tion po­li­tique et so­cié­tale: il y a une ac­cé­lé­ra­tion de ses adap­ta­tions parce qu’il y a une ac­cé­lé­ra­tion de la fin du monde.» Ce n'est pas pour rien que Trump l'a blo­qué sur Twit­ter en juin.

la tour sombre

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