PLAGE & TER­RASSE Ha­billez-les de bois com­po­site

Ré­sis­tantes, sans im­per­fec­tion et d’un en­tre­tien fa­ci­li­té… Les lames en bois com­po­site sé­duisent par de nom­breuses qua­li­tés, qui at­té­nuent leur coût sou­vent plus éle­vé que ce­lui du bois mas­sif. Tou­te­fois cô­té pose, c’est qua­si­ment la même chose.

Maison et Travaux - - Réussir - JEAN- PIERRE DECROIX PHO­TOS AN­TO­NIO DUARTE ET JEAN- PIERRE DECROIX

TeTein­tées dans la masse, les lames « Fi­be­ron Ho­ri­zon » de Fi­ber­deck sont pro­po­sées en 6 co­lo­ris avec pig­men­ta­tion aléa­toire pour imi­mi­ter le vei­nage et les dif­fé­re­fé­rentes nuances de ton des es­sences qu’elles imitent (ici, l’ipé). Mé­lange de fa­rine de bois et de po­ly­mère, ces lames sont in­sen­sibles aux pour­ri­tures, aux cham­pi­gnons et aux in­sectes xy­lo­phages (dont les ter­mites). Elles ne se dé­forment pas, ne se fendent pas, ne ver­dissent pas. Ni noeud ni im­per­fec­tion ne viennent rompre la qua­li­té es­thé­tique des lames ; sans écharde, elles sont éga­le­ment confor­tables à la marche. Ré­ver­sibles, les lames

s’uti­lisent sur les deux faces fi­ne­ment striées. Elles ré­sistent aux UV et conservent leur cou­leur d’ori­gine pen­dant 25 ans grâce au pro­cé­dé de co-ex­tru­sion « Per­maTe­chTM ». Ce re­vê­te­ment pro­tec­teur qui en­robe le bois com­po­site ga­ran­tit une im­per­méa­bi­li­té de la lame et, par consé­quent, une grande ré­sis­tance aux taches grasses (huile, graisse…), qui se net­toient tout sim­ple­ment à l’eau sa­von­neuse.

Une struc­ture bien por­tante

Une ter­rasse en bois mas­sif ou com­po­site peut s’im­plan­ter sur dif­fé­rents types de ter­rain à condi­tion qu’ils soient por­teurs et stables. Ici, après la construc­tion d’une pis­cine, une dalle de bé­ton a été cou­lée au­tour du bas­sin et se pro­longe jus­qu’aux abords de la mai­son. Le ma­çon lui a don­né une pente de 1,5 cm/m pour fa­ci­li­ter l’écou­le­ment des eaux plu­viales vers des exu­toires (jar­din, ca­ni­veau, ré­seau d’eaux plu­viales).

Quelle que soit l’es­sence, une ter­rasse bois ne peut être en contact di­rect avec le sol. Une struc­ture por­teuse doit être mise en oeuvre entre les lames (le pla­te­lage) et le sol. La lame d’air ain­si créée fa­vo­rise la ven­ti­la­tion de la sous-face du pla­te­lage et son sé­chage après les pluies. A prio­ri simple, la pose de cette struc­ture né­ces­site de la pa­tience.

Des lam­bourdes en pin classe 4, cer­ti­fié CTB+ (bois trai­té pou­vant être en contact avec le sol ou de l’eau douce et ex­po­sé en per­ma­nence à l’hu­mi­di­té), créent la struc­ture sur la­quelle est vis­sé le pla­te­lage. De 70 mm de large et 45 mm de hau­teur, elles sont po­sées sur des cales et vis­sées­che­villées dans le sens de la pente de la dalle de bé­ton pour évi­ter la stag­na­tion et fa­ci­li­ter la cir­cu­la­tion de l’eau.

Avec un en­traxe de 40 cm maxi­mum, la pose des lam­bourdes est dé­ter­mi­née par l’épais­seur et la lar­geur des lames « Fi­be­ron Ho­ri­zon » (24 x 136 mm). La ter­rasse peut ain­si sup­por­ter des charges ré­par­ties de 350 kg/m2 et ponc­tuelles de 200 kg/m2. Les lam­bourdes sont fixées tous les 80 cm avec des

che­villes à frap­per. Un an­crage mi­ni­mum de 5 cm dans la dalle de bé­ton a im­po­sé des che­villes de dif­fé­rentes lon­gueurs en fonc­tion de l’épais­seur de la lam­bourde (45 mm) et de celle des cales qui va­rie de 10 à 75 mm (vis « SXS 10 x 80 T » à « S 10 x 180 T » de Fischer).

Pour pré­ve­nir la di­la­ta­tion na­tu­relle du bois,

il est im­pé­ra­tif de res­pec­ter un écart de 10 mm en lon­gueur entre les lam­bourdes, ou de ne pas les dis­po­ser sur le même ali­gne­ment en adop­tant une pose dé­ca­lée. Il faut éga­le­ment res­pec­ter un écart de 6 mm par rap­port à un mur ou un obs­tacle éven­tuel pour per­mettre à la fois l’éva­cua­tion de l’eau et la di­la­ta­tion. La pose de la struc­ture se ter­mine par la mise en oeuvre d’une bande bi­tu­mi­neuse sur chaque lam­bourde pour les pro­té­ger contre le ruis­sel­le­ment de la pluie et pro­lon­ger ain­si leur du­rée de vie. Cette bande a aus­si pour avan­tage d’at­té­nuer les ef­fets so­nores du pla­te­lage.

Une fixa­tion in­vi­sible

La fixa­tion des lames s’ef­fec­tue avec des clips « Cobra » qui pré­sentent de nom­breux atouts. Simples, ils sont ra­pides à po­ser avec un gain de temps de 30 % par rap­port à une pose vis­sée. Grâce aux griffes si­tuées sur leurs ai­lettes, les clips per­mettent un blo­cage par­fait des lames. Ils sont plus es­thé­tiques car in­vi­sibles, ou presque, après fixa­tion. Fi­ni les trous de sur­face et têtes de vis ap­pa­rentes, sou­vent mal ali­gnées !

Les clips per­mettent éga­le­ment un écar­te­ment ré­gu­lier de 5 mm entre lames pour pré­ve­nir la di­la­tion du bois. À no­ter que, à l’in­verse du bois mas­sif qui se ré­tracte à la cha­leur, le bois com­po­site se di­late ! Sa di­la­tion dans le sens de la lar­geur est mi­nime, mais elle est plus im­por­tante dans le sens de la lon­gueur. Elle peut at­teindre de 3 à 10 mm se­lon le mode de fa­bri­ca­tion du bois com­po­site. Entre deux lames mises bout à bout, Fi­ber­deck pré­co­nise de lais­ser, en règle gé­né­rale, un jeu de 3 à 5 mm mi­ni­mum.

Les fi­ni­tions

Après la pose, les ex­tré­mi­tés des lames qui dé­bordent de la struc­ture sont mises à la bonne lon­gueur avec une scie cir­cu­laire. Une ligne de coupe est tra­cée préa­la­ble­ment pour gui­der la scie. Sur les cô­tés où les lam­bourdes sont vi­sibles, des lames sans rai­nure sont vis­sées dans celles-ci, fai­sant of­fice de plinthes.

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2 Les lam­bourdes en pin trai­té classe 4 (sec­tion de 45 x 70 mm et 3 m de lon­gueur) sont per­cées avec un fo­ret de 10 mm tous les 80 cm et à 5 cm des ex­tré­mi­tés.

AVANT

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1 Après construc­tion de la pis­cine avec mar­gelle, une dalle de bé­ton do­sée à 350 kg/m3 a été cou­lée avec une pente de 1,5 cm/m di­ri­gée vers la bande de ter­rain non bé­ton­née du mur de sou­tè­ne­ment, et vers le jar­din pour les plages au­tour du bas­sin.

8 Des che­villes à frap­per ( ø 10 mm) sont en­fon­cées au mar­teau dans les trous per­cés. Leur lon­gueur est tri­bu­taire de l’épais­seur de la lam­bourde, plus celle des cales, à la­quelle on ajoute 5 cm mi­ni­mum pour l’an­crage dans la dalle de bé­ton.

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9 Les vis des che­villes sont fixées jus­qu’au ras de la sur­face de la lam­bourde. On serre avec le même couple de vis­sage pour ob­te­nir une fixa­tion ho­mo­gène des lam­bourdes.

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10 Les lam­bourdes sui­vantes sont po­sées à 6 mm du bord de la mar­gelle avec un en­traxe de 40 cm maxi­mum. Une pige fa­ci­lite leur es­pa­ce­ment. Elles sont ca­lées et mises à ni­veau au fur et à me­sure de la pose.

11 Les lam­bourdes sont abou­tées entre elles en lais­sant un es­pace de 10 mm entre les ex­tré­mi­tés pour fa­ci­li­ter la di­la­ta­tion du bois. (On peut éga­le­ment op­ter pour un dé­ca­lage des lam­bourdes.)

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13 La pre­mière lame est fixée au droit de chaque lam­bourde à 6 mm du bord de la mar­gelle avec des vis in­oxy­dables (5 x 63 mm). Un pré­per­çage de lame avec une mèche de 3 mm s’im­pose et un frai­sage du trou est obli­ga­toire pour une in­té­gra­tion par­faite et es­thé­tique de la vis.

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12 Une bande bi­tu­meuse est dé­rou­lée sur cha­cune d’entre elles. Au­toadhé­sive, elle est ma­rou­flée à la main ou à l’aide d’un tas­seau.

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18 Cô­té mur de sou­tè­ne­ment, un tra­cé au cor­deau dé­ter­mine la ligne de coupe des lames dé­bor­dantes. Cô­té jar­din, le tra­cé suit le bord des lam­bourdes. La dé­coupe s’ef­fec­tue à la scie cir­cu­laire.

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Une fois la ter­rasse ter­mi­née, les trappes sont qua­si­ment in­vi­sibles. Pour les sou­le­ver plus fa­ci­le­ment, on peut réa­li­ser une pe­tite dé­coupe pour as­su­rer une meilleure pré­hen­sion et

po­ser des char­nières.

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23 Les ex­tré­mi­tés des lames sciées à 45° sont vis­sées sur la lam­bourde. Un jeu de 3 mm entre lames de­vra être res­pec­té pour as­su­rer la di­la­ta­tion lon­gi­tu­di­nale du bois com­po­site.

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