SCIER, FENDRE, EM­PI­LER

DU BOIS POUR L’HI­VER!

Maison et Travaux - - Jardin - PA­TRICK GLÉMAS

Éco­lo­gique, bon mar­ché et abon­dant, le bois de­vient une éner­gie très re­cher­chée. Pour l’uti­li­ser, en­core faut-il que les bûches soient aux lon­gueurs et dia­mètres adap­tés, et suf­fi­sam­ment sèches.

Éner­gie re­nou­ve­lable, au bi­lan car­bone neutre, le bois offre un po­ten­tiel ca­lo­ri­fique im­por­tant. Mais pour pro­fi­ter de cette puis­sance, des pré­pa­ra­tifs s’im­posent. Fraî­che­ment abat­tu, le bois pré­sente jus­qu’à 50 % d’hu­mi­di­té. Pour bien brû­ler, ce taux doit être in­fé­rieur à 20 %, l’idéal se si­tuant entre 12 et 15 %. Le ra­me­ner à ce ni­veau dure en­vi­ron 24 mois. Inu­tile de vou­loir ré­duire le dé­lai : faire brû­ler un bois in­suf­fi­sam­ment sec dé­grade la com­bus­tion, en­crasse l’ap­pa­reil de chauf­fage et les conduits de che­mi­née, tout en ab­sor­bant beau­coup d’éner­gie au dé­tri­ment de la pro­duc­tion de cha­leur. L’hu­mi­di­té du bois dé­pend aus­si de l’es­sence, de l’époque d’abat­tage, du temps de sto­ckage en fo­rêt, du lieu d’en­tre­po­sage à do­mi­cile, des condi­tions mé­téo­ro­lo­giques… Dès qu’il est cou­pé ou li­vré à do­mi­cile, le bois doit donc être dé­bi­té et fen­du, puis conser­vé à l’abri de l’hu­mi­di­té. Une tâche qui re­quiert du temps et de l’éner­gie. Au­tant être bien équi­pé pour op­ti­mi­ser les ef­forts à four­nir. Le tra­vail peut sem­bler fas­ti­dieux quand la li­vrai­son dé­passe deux stères, mais une fois en­tre­pris, la tech­nique s’amé­liore au fi l des coupes. Les gestes se font plus pré­cis et plus éco­nomes en éner­gie. Alors, quitte à lan­cer un chan­tier de ce type, au­tant al­ler jus­qu’au bout des stères li­vrés.

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