Ro­siers et frui­tiers, des plai­sirs au­to­ri­sés

Les uns pas­sionnent les jar­di­niers, les autres les ré­galent. Les deux sont des in­con­tour­nables de tous les jar­dins à vivre au quo­ti­dien.

Maison et Travaux - - Jardin -

R osiers et frui­tiers al­lient tous les plai­sirs des sens. De­puis la vogue du de­si­gn à tous crins, ces ar­bustes à eurs et à fruits ont vu leur nombre bais­ser dans les jar­dins ci­ta­dins. Ils de­mandent en e et plus d’a en­tions que des rangs de gra­mi­nées plan­tés entre des mu­rets en bé­ton co­lo­ré. Il faut un peu de temps pour l’e eur­age des roses au quo­ti­dien, qui garde belle al­lure aux mas­sifs et évite les ma­la­dies. Pour les frui­tiers, c’est la cueille e des fruits qui ré­clame de la ré­gu­la­ri­té. Et pour les deux, une taille ap­pro­priée doit obli­ga­toi­re­ment s’e ec­tuer chaque an­née. Ce­pen­dant, les ur­bains ont aus­si be­soin de se re­con­nec­ter avec le rythme des sai­sons et de re­dé­cou­vrir le plai­sir de jar­di­ner. Le charme des roses ain­si que la sa­veur des fruits cueillis à point y par­ti­cipent. D’au­tant que ce type de cul­ture en­gendre d’autres ac­ti­vi­tés comme la confec­tion de bou­quets ou la réa­li­sa­tion de con tures mai­son.

Des roses, du prin­temps jus­qu’aux ge­lées

Grim­pants, ar­bus­tifs, buis­sons ou couvre sols, les va­rié­tés de ro­siers se comptent par cen­taines. Un choix im­mense. L’avan­tage de ce e pro­duc­tion ré­side dans les hy­bri­da­tions de plus en plus pous­sées qui perme ent d’ob­te­nir des ro­siers très ré­sis­tants et très ori­fères. La plu­part de ceux créés ces der­nières an­nées eu­rissent de juin jus­qu’aux ge­lées et cer­tains sont éga­le­ment bien parfumés. Les eurs simples, doubles ou se­mi doubles de ces ob­ten­tions concur­rencent le style des roses an­ciennes, tant et si bien qu’il n’y a plus grandes di érences entre ces ca­té­go­ries, à part la pas­sion que les ama­teurs y me ent. Alors quelle est la meilleure fa­çon de réa­li­ser un jar­din de roses ? As­su­ré­ment de plan­ter dans une terre as­sez riche et au so­leil pour fa­vo­ri­ser l’abon­dance de la orai­son. En­suite d’ha­biller les roses avec des plantes vi­vaces, si pos­sible aro­ma­tiques comme la sauge, le né­pé­ta, l’ail dé­co­ra­tif, la la­vande, le ro­ma­rin. Ce mariage évite le désher­bage, rend les mas­sifs opu­lents et a ire les in­sectes auxi­liaires qui vien­dront dé­vo­rer les pu­ce­rons.

Des fruits à sa­vou­rer

Les pe­tits fruits aus­si em­bel­lissent le jar­din et font son suc­cès. Le grap­pillage des fram­boises, cas­sis ou gro­seilles plaît aux en­fants comme aux adultes. Cas­sis­siers et gro­seilliers peuvent se conduire en haies, et leur as­pect est aus­si dé­co­ra­tif que ce­lui d’ar­bustes d’or­ne­ment. Ce­la ne fait pas ou­blier l’a rait des prunes, des pêches et des ce­rises que l’on ré­colte aus­si en fa­mille. Les ob­ten­teurs (ceux qui ob­tiennent de nou­velles va­rié­tés vé­gé­tales) pro­posent au­jourd’hui des frui­tiers de faible en­ver­gure ou co­lon­naires pour que l’on puisse les plan­ter dans les pe­tits jar­dins de ville. Cô­té pommes et poires, les formes pa­lis­sées perme ent éga­le­ment d’avoir des fruits sur peu de su­per cie. Mais connaître les ru­di­ments de la taille s’avère alors in­dis­pen­sable pour conser­ver ces frui­tiers pro­duc­tifs et bien for­més. Pour les néo­phytes, le pa­lis­sage en éven­tail (à la diable) contre un grillage ou un mur ré­sout la si­tua­tion car il sim­pli e la taille.

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