La salle de bains Au coeur de toutes les ten­dances

Per­son­na­li­sable, de­si­gn, adap­tée à toutes les sur­faces, la salle de bains ne cesse de se re­faire une beau­té. Mais, sur­tout, elle sait ré­pondre aux at­tentes des uti­li­sa­teurs grâce à des ob­jets plus com­pacts, épu­rés, as­tu­cieux. In­tel­li­gente, elle as­so­cie er

Maison et Travaux - - Grand Dossier - Dos­sier réa­li­sé par Sté­pha­nie La­caze-Haer­tel­meyer.

La salle de bains est de­ve­nue une vé­ri­table pièce à vivre dans la­quelle les Fran­çais passent de plus en plus de temps. Un phé­no­mène que nous dé­crypte Fa­brice Lar­ce­neux, cher­cheur qui mène des études sur la psy­cho­so­cio­lo­gie de l’achat d’un lo­ge­ment. Se­lon lui, « la salle de bains est de­ve­nue une salle de bien ».

Com­ment évo­lue la per­cep­tion de l’ha­bi­tat ?

L’in­té­rieur de la mai­son est confon­du avec l’in­time. L’ho­mo­lo­gie entre l’in­té­rieur do­mes­tique et l’in­té­rieur de la per­sonne est an­crée dans le lan­gage : les termes in­té­rieur et in­tes­tins par­tagent une éty­mo­lo­gie com­mune ; les deux dé­ri­vant de l’ad­verbe la­tin in­tu qui si­gni­fie de­dans. La dis­po­si­tion des pièces suit gé­né­ra­le­ment cette lo­gique, du plus in­time (salle de bains, toi­lettes) vers le plus ou­vert (en­trée, sa­lon) et se­lon les fonc­tions qu’elles doivent pou­voir rem­plir : man­ger et faire à man­ger dans la cui­sine, dor­mir dans la chambre, so­cia­li­ser dans le sa­lon. Cette vi­sion tra­di­tion­nelle uni­fonc­tion­nelle de chaque pièce est au­jourd’hui élar­gie. Chaque pièce peut rem­plir plu­sieurs fonc­tions (cf. pièce à vivre). Le lo­ge­ment ren­voie à quelque chose qui vit.

Quelle ten­dance marque les at­tentes des consom­ma­teurs par rap­port à leur mai­son ? Quelles consé­quences pour la salle de bains ?

La re­cherche d’une cer­taine forme de qua­li­té de vie se tra­duit, dans une pers­pec­tive égo­cen­trée, par la ten­dance co­coo­ning. Ce re­pli do­mes­tique ca­rac­té­rise une évo­lu­tion des modes de vie, ré­sul­tat de l’échec des idéo­lo­gies col­lec­tives, de l’im­por­tance crois­sante ac­cor­dée à l’his­toire per­son­nelle, de l’aug­men­ta­tion du temps pas­sé chez soi et de l’ac­crois­se­ment des pos­si­bi­li­tés d’amé­lio­ra­tion des équi­pe­ments do­mes­tiques. Elle consi­dère le lo­ge­ment comme un co­con qui fa­vo­rise l’épa­nouis­se­ment per­son­nel et ap­porte des émo­tions po­si­tives. L’or­ga­ni­sa­tion et les fonc­tions des pièces, no­tam­ment celles ren­voyant à l’in­time, sont re­vi­si­tées. La salle de bains doit ser­vir l’épa­nouis­se­ment per­son­nel, la pos­si­bi­li­té de prendre soin de soi : elle de­vient une « salle de bien ». Dans les chambres, cha­cun doit trou­ver sa place, c’est l’es­pace in­time, qui per­met de se cou­per du monde. La chambre ne doit pas don­ner sur la rue, celle des adultes est sou­hai­tée éloi­gnée de celle des en­fants, dans un uni­vers spé­ci­fique avec dres­sing et salle de bains in­té­grés et iso­lés des autres membres, etc.

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