FAN­NY FER­RÉ & PA­TRICE BRIEN

LE SONGE D'UNE NUIT

Maisons Normandie - - C'est A Voir -

La Ga­le­rie Da­nielle Bour­dette Gorz­kows­ki pré­sente « Songe d'une nuit », une ex­po­si­tion consa­crée aux sculp­tures de terre et de bronze de Fan­ny Fer­ré, et les pein­tures de Pa­trice Brien qui ac­com­pagnent har­mo­nieu­se­ment ces oeuvres sculp­tées et en­voû­tantes. Les mots de Fran­çoise Mon­nin, ex­traits du ca­ta­logue de l'ex­po­si­tion, dé­crivent avec sen­si­bi­li­té et jus­tesse ce « Songe d'une nuit » : Par­tis pour tou­jours et sans ja­mais lais­ser d'adresse : les êtres qui naissent de­puis un quart de siècle sous les doigts de Fan­ny Fer­ré ont dé­fi­ni­ti­ve­ment adop­té la grâce énig­ma­tique des no­mades. Fa­çon­nées comme par le vent, leurs sil­houettes puis­santes mais gra­cieuses, nim­bées de longues che­ve­lures et de rares ori­peaux, n'en fi­nissent pas de prendre le large. Toutes dé­fi­nissent la condi­tion hu­maine tel un dé­sir in­as­sou­vi d'ailleurs, sem­pi­ter­nel­le­ment dynamique. Ils ne fuient pas. Ils che­minent. Cette oeuvre est ré­so­lu­ment en­chan­tée. Ins­pi­rées par la fo­rêt, les nou­velles sculp­tures en té­moignent par­ti­cu­lière- ment : pa­na­chés, au­réo­lés de plumes ou de feuilles, pa­rés de dé­pouilles de cor­beaux ou de boucs, des per­son­nages in­édits sur­gissent. Fées en conci­lia­bules ou cha­manes en­vi­sa­geant des ré­vé­la­tions, ils s'ap­prêtent et guettent. Le songe d'une nuit d'été de Sha­kes­peare et La Reine de la Nuit de Mozart, la Peau d'âne contée par Charles Per­rault et les sab­bats peints par Goya, les druides celtes et les sor­ciers afri­cains, les er­mites au désert et les yo­gis des mon­tagnes, les ta­touages punks et les den­telles néo­go­thiques, tout ce­la et bien plus en­core ir­rigue l'en­semble à la clar­té lu­naire qui s'im­pose dé­sor­mais. » (Photo : Yves Le Gall).

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