Sculp­ture et pho­to à Criel-sur-mer

Maisons Normandie - - C'est A Voir -

La 49e édi­tion du sa­lon es­ti­val de pein­ture, sculp­ture et de pho­to de Criel-sur-mer, a pour in­vi­té d'hon­neur Neu­ville. Peintre non fi­gu­ra­tif, Neu­ville vit et tra­vaille à Evreux. Il s'ef­force, quand il crée, quand il est, comme il le dit, « en conver­sa­tion avec la toile », de faire re­sur­gir des émo­tions. Et à tra­vers la beau­té de ses ta­bleaux, il y par­vient mer­veilleu­se­ment. Ex­po­sant dans les plus grands sa­lons et ga­le­ries de­puis 1971, il est la fi­gure de proue du groupe Geste et Syn­thèse et le com­mis­saire d'ex­po­si­tion du sa­lon Com­pa­rai­sons (Art ca­pi­tal au Grand Pa­lais). Il prend une part très ac­tive dans la vie cultu­relle en Nor­man­die en tant que conseiller ar­tis­tique ou com­mis­saire d'ex­po­si­tion des plus beaux sa­lons. Neu­ville se­ra en­tou­ré de 17 peintres, 5 sculp­teurs et deux pho­to­graphes qui, cha­cun à leur ma­nière, nous em­mè­ne­ront aux fron­tières du « réel et de l'ima­gi­naire ».

Jus­qu’au 6 août Ma­noir de Brian­çon

De­puis 1972, date de sa pre­mière ex­po­si­tion per­son­nelle à Pa­ris, Étienne Prat a été pré­sent dans une cin­quan­taine d'ex­po­si­tions per­son­nelles, ain­si que de nom­breux sa­lons et ex­po­si­tions de groupe. Sa pein­ture est d'abord très oni­rique, voire sym­bo­liste, avec une part es­sen­tielle prise par le vé­gé­tal. Puis, ces pay­sages ont évo­lué, les élé­ments se mê­lant de plus en plus, les pierres ont fait leur ap­pa­ri­tion, peu à peu dé­ta­chées du sol, la do­mi­nante de­ve­nant brune et grise. La re­pré­sen­ta­tion hu­maine étant tou­jours qua­si­ment ab­sente. Grands pay­sages d'herbes et de ciels qui font tran­quille­ment rê­ver. L'ins­pi­ra­tion est simple, c'est le pré­sent, mé­lange du rêve et du souvenir des pays tra­ver­sés (le Li­mou­sin de l'en­fance ou les tro­piques, l'afrique et le dé­sert). Mé­lange de la pen­sée et de la mé­moire, c'est l'ap­pa­rence. L'es­sen­tiel n'est pas dans ce que re­pré­sente la pein­ture mais dans ce qu'elle trans­porte. Il ne s'agit donc pas de sa­voir d'où elle vient mais de la lais­ser al­ler où elle va, re­mon­ter à la sur­face ce qu'elle touche de bon­heur ou de dou­leur, d'in­ten­tion, de nos­tal­gie ou de re­grets en­fouis, sans chronologie, sans anes­thé­sie, sans ra­tio­na­li­té. Au risque d'ar­ra­cher quelques vé­ri­tés ou d'at­teindre quelques zones ca­chées, quelques sou­ve­nirs per­dus, et rêves ou­bliés.

Même si se perdent les nuances…

Le Ma­noir de Brian­çon où se tient le Sa­lon de Criel-sur-mer.

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