LE BOCAGE OR­NAIS

Maisons Normandie - - Destination - Re­por­tage : M.-A. Ben­ja­min – Cré­dit pho­to : Co­mi­té Dé­par­te­men­tal du Tou­risme de l’orne sauf mentions contraires.

Au carrefour des axes Pa­ris-gran­ville et Caen-la­val, Flers est si­tué sur la route his­to­rique des ha­ras et des châ­teaux. C'est la porte d'en­trée de la Suisse nor­mande aux pay­sages ver­doyants, aux gorges sculp­tées par l'eau vive de l'orne et ses af­fluents. Une eau vi­vi­fiante que cé­lèbre le ther­ma­lisme de Ba­gnoles-de-l'orne.

Flers est si­tué au coeur du bocage normand et tant dans la ci­té que dans son en­vi­ron­ne­ment na­tu­rel, plu­sieurs mo­nu­ments et lieux ty­piques sont à dé­cou­vrir. Le châ­teau-mu­sée de la ville, dont les fon­da­tions re­montent au XIIE siècle, est cer­tai­ne­ment son plus bel em­blème. Construit au XVIE siècle, do­té de tou­relles rondes comme à Pon­té­cou­lant et Cou­terne, il est ca­rac­té­ris­tique de l'ar­chi­tec­ture à la fran­çaise de la Re­nais­sance par ses hautes toi­tures et ses nom­breux élé­ments dé­co­ra­tifs.aux XVIIE et XVIIIE siècles, d'im­por­tants tra­vaux d'em­bel­lis­se­ment ont été en­tre­pris par les fa­milles de Pel­le­vé et de la Motte-an­go, no­tam­ment en 1764 où fut éri­gée une fa­çade d'or­don­nance clas­sique sur le sud. L'an­cienne de­meure des comtes de Flers a connu une his­toire mou­ve­men­tée. Pen­dant la Ré­vo­lu­tion, le bocage flé­rien est le centre d'un vi­ru­lent foyer contre­ré­vo­lu­tion­naire, sous l'im­pul­sion du mar­quis de Frot­té. De­ve­nu un quar­tier gé­né­ral des Chouans, le châ­teau de Flers est in­cen­dié en 1800. Fi­na­le­ment, la fa­mille Sch­netz en de­vient pro­prié­taire en 1820, il est en­suite ven­du à la ville de Flers en 1901. Si­tué à proxi­mi­té du centre-ville, le parc de 7 hec­tares du châ­teau de Flers est un lieu ma­gique. Le châ­teau et l'oran­ge­rie se re­flètent dans les pièces d'eau. Les par­terres fleu­ris re­pré­sentent de vrais ta­bleaux. L'été, c'est l'en­droit idéal pour flâ­ner et se dé­tendre le long des al­lées om­bra­gées. Clas­sé ré­serve or­ni­tho­lo­gique ur­baine, il per­met de dé­cou­vrir et d'ob­ser­ver des espèces rares. Une vaste éten­due boi­sée, com­po­sée de dif­fé­rentes espèces va­riées contri­bue à la beau­té du site.

Le châ­teau-mu­see est l'em­blème de la ville de flers

Ci-des­sus : bor­dé sur trois cô­tés par de pro­fondes douves en eau, le châ­teau-mu­sée de Flers, clas­sé Mo­nu­ment His­to­rique. Il abrite une col­lec­tion de ta­bleaux an­ciens des écoles fran­çaise, ita­lienne et nor­dique du XVIE au XVIIIE siècles, ain­si que des pein­tures XIXE de Co­rot, Bou­din ou Caille­botte et des cé­ra­miques de Coc­teau. Ci-contre : un parc de sept hec­tares en­toure le châ­teau de Flers. Ci-des­sous : les ruines du châ­teau de Dom­front sur un site clas­sé au titre des mo­nu­ments his­to­riques de­puis 1875.

Tel un phare dans le bocage, le Mont de Ce­ri­sy do­mine le pay­sage de la vallée du Noi­reau. À deux cent soixante-quatre mètres d'al­ti­tude, il est na­tu­rel­le­ment taillé dans le gra­nit rose (J.E. Ru­bio).

Des poi­riers au port al­tier, grands arbres par­fois plu­ri-cen­te­naires qui peuvent culmi­ner à 15-20 mètres de haut, donnent le Poi­ré Dom­front, une bois­son ef­fer­ves­cente na­tu­relle, fes­tive et sty­lée. Une ving­taine de pro­duc­teurs­ré­col­tants pro­duisent en­vi­ron 150 000 bou­teilles par an (PNRNM).

La Tour de Bon Vou­loir, ves­tige de l'an­cien châ­teau de Ju­vi­gny sous An­daine (J.E. Ru­bio).

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