Main­te­nez votre équi­libre aci­do-ba­sique !

Pas be­soin d’être chi­miste pour at­teindre ce pré­cieux équi­libre in­terne. Une ali­men­ta­tion riche en fruits et lé­gumes, plus quelques bons gestes suf­fisent.

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qu’est-ce que c’est ?

Pour bien fonc­tion­ner, la te­neur en élé­ments acides et en élé­ments ba­siques dans notre corps doit être équi­li­brée, c’est le fa­meux ph qui doit res­ter stable. En cas de dés­équi­libre, notre corps dis­pose de dif­fé­rents moyens de ré­gu­la­tion. Mais si l’aci­di­té est trop im­por­tante et les moyens dé­pas­sés, il s’af­fai­blit.

quels sont les signes d’un dés­équi­libre ?

En cas d’ex­cès d’aci­di­té, le corps puise des élé­ments ba­siques (cal­cium, po­tas­sium, ma­gné­sium…) dans les os et les muscles. Les prin­ci­paux signes sont donc une grande fa­tigue et une dé­mi­né­ra­li­sa­tion os­seuse. En fonc­tion des in­di­vi­dus et des dé­rè­gle­ments in­ternes pro­vo­qués, on peut ob­ser­ver des troubles di­ges­tifs, des dou­leurs ar­ti­cu­laires, une moins bonne ré­sis­tance aux in­fec­tions, un état dé­pres­sif… En cas de doute, il existe des ban­de­lettes d’au­to­test ven­dues en phar­ma­cies qui per­mettent de me­su­rer le ph des urines. On parle d’aci­dose s’il est in­fé­rieur à 6,5. Il est aus­si pos­sible d’en par­ler à son mé­de­cin qui pour­ra au be­soin de­man­der un exa­men san­guin.

qu’est-ce qui fa­vo­rise l’aci­di­té ?

Les ali­ments riches en pro­téines dont la di­ges­tion en­traîne la for­ma­tion d’élé­ments acides : viandes, pois­sons, char­cu­te­ries et fro­mages en par­ti­cu­lier. Mais aus­si, une ali­men­ta­tion riche en pro­duits in­dus­triels (plats cui­si­nés, piz­zas sur­ge­lées, bis­cuits apé­ro…) et en pro­duits su­crés (confi­se­ries, so­das, glaces…). En­fin, il ne faut pas né­gli­ger l’hy­giène de vie : stress, manque de som­meil, ta­bac, pol­lu­tion mettent éga­le­ment à mal l’équi­libre aci­do-ba­sique.

Peut-on le me­su­rer ?

Des cher­cheurs al­le­mands ont mis au point un ou­til, l’in­dice PRAL, per­met­tant d’éva­luer le po­ten­tiel aci­di­fiant ou al­ca­li­ni­sant d’un ali­ment. Au-des­sus de 0, l’ali­ment est aci­di­fiant, en des­sous al­ca­li­ni­sant. Par exemple, le com­té et la mo­rue riches en pro­téines ont un in­dice fort (+ de 15), tan­dis que la ba­nane et le per­sil riches en bons mi­né­raux ont un in­dice faible (- de 5). Cet in­dice est in­té­res­sant pour com­pa­rer les ali­ments, mais il a ses li­mites car il ne prend pas en compte la com­plexi­té d’un re­pas, ni le mé­ta­bo­lisme propre à cha­cun. En moyenne, il est re­com­man­dé d’as­so­cier 30 % d’ali­ments aci­di­fiants et 70 % d’ali­ments al­ca­li­ni­sants.

comment ré­ta­blir l’équi­libre ?

En man­geant beau­coup de fruits et de lé­gumes dont la di­ges­tion donne des élé­ments ba­siques. Ils doivent être pré­sents à chaque re­pas, peu im­porte la forme : cru­di­tés, soupes, pu­rées, com­potes, poê­lées… Il est aus­si im­por­tant de boire beau­coup d’eau pour ai­der les reins à éli­mi­ner l’ex­cès d’aci­di­té. Les eaux riches en bi­car­bo­nates (plus de 600 mg/l de bi­car­bo­nates) sont les plus in­té­res­santes. Une ac­ti­vi­té phy­sique mo­dé­rée fa­vo­rise éga­le­ment le re­jet d’élé­ments acides, via la res­pi­ra­tion. Mais pas d’ex­cès de zèle : lors d’une ac­ti­vi­té phy­sique in­tense, les muscles pour fonc­tion­ner pro­duisent des com­po­sés acides. En­fin, les exer­cices de re­laxa­tion type so­phro­lo­gie, mé­di­ta­tion, yoga sont re­com­man­dés pour lut­ter contre le stress qui a aus­si des ef­fets né­ga­tifs.

Faut-il évi­ter les fruits acides ?

Non, le goût acide n’a rien à voir avec l’aci­di­fi­ca­tion de l’or­ga­nisme. Les fruits à sa­veur aci­du­lée (orange, ki­wi, ana­nas, rhu­barbe…) li­bèrent lors de la di­ges­tion des élé­ments ba­siques. Ils sont aus­si riches en mi­né­raux ba­siques, il ne faut donc pas s’en pri­ver. Par contre, il ne faut pas les noyer de sucre !

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