Trois ques­tions à alexis de ro­zières

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spé­cia­liste épargne re­traite chez Eres Ges­tion.

Quels sont les avan­tages fis­caux du plan d’épargne re­traite po­pu­laire ?

les ver­se­ments sont dé­duc­tibles du re­ve­nu im­po­sable dans la li­mite de 30.038 eu­ros en 2015. De plus, le plan d’épargne re­traite po­pu­laire bé­né­fi­cie d’une CSG-CRDS au taux ré­duit de 7,4% sur la rente ver­sée, contre 15,5% dans le cadre de l’as­su­rance vie. Par ailleurs, si l’épar­gnant opte pour une sor­tie en ca­pi­tal à hau­teur de 20%, il peut bé­né­fi­cier d’une im­po­si­tion à un pré­lè­ve­ment for­fai­taire de 7,5% sur 90% du ca­pi­tal, les rentes étant im­po­sées au ba­rème de l’im­pôt sur le re­ve­nu.

Com­ment op­ti­mi­ser le ren­de­ment de son Perp ?

il faut choi­sir une al­lo­ca­tion d’ac­tifs per­for­mante. lorsque l’on dis­pose d’un ho­ri­zon cer­tain, il convient d’étu­dier la gamme fi­nan­cière pro­po­sée, la pré­sence de fonds flexibles, de so­cié­tés ci­viles de pla­ce­ment im­mo­bi­lier ou de fonds ac­tions. En­fin, il faut re­gar­der le taux de conver­sion en rente, c’est-à-dire le mon­tant re­çu au terme. Plus la rente ini­tiale est im­por­tante, moins elle se­ra re­va­lo­ri­sée en cours de contrat.

Que se passe-t-il en cas de décès du sous­crip­teur ?

Pour ne pas pri­ver les hé­ri­tiers des sommes ver­sées sur le Perp, il est pos­sible de pré­voir une clause d’ « an­nui­tés ga­ran­ties ». En échange d’une rente an­nuelle un peu moins éle­vée, le sous­crip­teur au­ra la ga­ran­tie que sa femme ou ses en­fants par exemple per­ce­vront a mi­ni­ma 80% de l’épargne ver­sée sur le Perp. Cette ga­ran­tie per­met donc de pro­té­ger ses proches.

les pla­ce­ments pour les amou­reux du risque

Pour les per­sonnes qui n’ont pas peur de prendre des risques, plu­sieurs in­ves­tis­se­ments peuvent être ci­blés. la sous­crip­tion de parts de so­cié­tés de fi­nan­ce­ment de l'in­dus­trie ci­né­ma­to­gra­phique et de l'au­dio­vi­suel, les So­fi­ca, est très al­lé­chante, avec une ré­duc­tion d’im­pôt de 36% dans un pla­fond de 18.000 eu­ros. Mais at­ten­tion, l’at­trait de ce mé­ca­nisme se li­mite prin­ci­pa­le­ment à l’avan­tage fiscal et la ren­ta­bi­li­té glo­bale de l’opé­ra­tion s’en re­trouve for­te­ment li­mi­tée. Si vous sou­hai­tez fi­nan­cer la production au­dio­vi­suelle, la sous­crip­tion est ou­verte jus­qu’au 31 dé­cembre 2015. Plus ris­qué en­core, le dis­po­si­tif gi­rar­din dans l’outre-mer qui oc­troie une ré­duc­tion d’im­pôt maxi­male de 38%. Mais cet in­ves­tis­se­ment dans un lo­ge­ment neuf, dans des tra­vaux de ré­ha­bi­li­ta­tion ou en­core par le biais de la sous­crip­tion de parts de cer­taines so­cié­tés convient à un pu­blic aver­ti. « Le Gi­rar­din est ré­ser­vé aux per­sonnes qui connaissent très bien le lieu de l’in­ves­tis­se­ment, qui ont beau­coup d’ar­gent et peuvent s’en­tou­rer de spé­cia­listes pour évi­ter une re­qua­li­fi­ca­tion », aver­tit Eric Pi­chet.

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