Voi­ture, mo­bi­lier, ta­bleau…

Mes Finances - - PRATIQUE -

pra­ti­que­ment tout peut être ven­du aux en­chères. Quelques clés pour se re­pé­rer dans cet uni­vers et pour­quoi pas réus­sir à faire

de bonnes af­faires.

le mar­teau du com­mis­saire-pri­seur a frap­pé. un ta­bleau de maître vient de trou­ver ac­qué­reur pour plu­sieurs mil­lions d’eu­ros. Cette image est sou­vent as­so­ciée aux ventes aux en­chères mais elle est loin d’être la plus re­pré­sen­ta­tive.

une offre va­riée

De nom­breux biens peuvent être ven­dus aux en­chères. les com­mis­saires-pri­seurs di­rigent les ventes autres que celles concer­nant des biens im­mo­bi­liers, ces der­nières étant or­ga­ni­sées par les no­taires. Ces ventes ré­pondent à des règles très dif­fé­rentes. Concer­nant les ventes des com­mis­saires-pri­seurs, il peut s’agir aus­si bien de ta­bleaux, de vé­hi­cules que de vê­te­ments. D’après le site in­te­ren­chères. com, qui re­groupe 265 mai­sons de vente sur toute la France, 51,5% des an­nonces pu­bliées concernent le ma­té­riel pro­fes­sion­nel. Suivent le mo­bi­lier et les ob­jets d’art (37,5%) et les vé­hi­cules (11%).

des ob­jets pour tous les Bud­gets

vous pou­vez par­ti­ci­per à une vente aux en­chères quel que soit votre bud­get. « Bien sûr, il y a des prix fa­ra­mi­neux at­teints par cer­tains ob­jets d’art, mais la ma­jo­ri­té des ventes cou­rantes pro­posent toutes sortes d'ob­jets qui peuvent être ad­ju­gés pour quelques di­zaines d'eu­ros », sou­ligne Cé­line van­hau­tère, du ser­vice édi­to­rial du site in­ter­en­cheres.com. Même si cer­tains biens semblent abordables, évi­tez de par­ti­ci­per à ces ventes à l’aveugle. « Vous de­vez vous ren­sei­gner au préa­lable sur le prix de mar­ché du bien convoi­té, conseille Ma­rie le Roy, char­gée de com­mu­ni­ca­tion pour le site we­ben­cheres.com, spé­cia­li­sé dans la vente de biens de col­lec­ti­vi­té. Ce­la per­met de vous

fixer un re­père. En­suite, lais­sez le jeu des en­chères opé­rer. » Dans cer­tains cas, la mise à prix peut re­pré­sen­ter seule­ment 30% de la va­leur du bien ex­per­ti­sé. « Les meilleures af­faires sont faites lorsque les ven­deurs pro­posent des biens en grandes quan­ti­tés », ana­lyse Ma­rie le Roy.

des Frais de vente à cal­cu­ler

Dans le cal­cul de votre bud­get, n’ou­bliez pas de prendre en compte les frais liés à la tran­sac­tion. ils s’élèvent à 14,40% du prix s’il s’agit d’une vente ju­di­ciaire. Dans le cas où la vente est vo­lon­taire, ces frais sont fixés par le com­mis­saire-pri­seur lui-même et sont en moyenne com­pris entre 20 et 30%. Si vous cé­dez à la fièvre ache­teuse alors que vous n’en aviez pas les moyens, vous avez en­core la pos­si­bi­li­té de re­ve­nir en ar­rière avec le prin­cipe dit de « la folle en­chère ». l’ob­jet que vous ve­nez d’ac­qué­rir se­ra alors re­mis en vente. Tou­te­fois, s’il est ven­du moins cher que la pre­mière fois, vous de­vrez ré­gler la dif­fé­rence.

pen­sez aux en­chères sur in­ter­net

De­puis quelques an­nées, in­ter­net a fait évo­luer le monde des en­chères. Dé­sor­mais, vous pou­vez par­ti­ci­per à une vente aux en­chères as­sis der­rière votre or­di­na­teur. « Je réa­lise un tiers de mes ventes à dis­tance », confirme laurent Tho­mas, com­mis­saire-pri­seur à Metz. Des sites comme in­ter­en­cheres. com, drouot­live.com ou en­core mo­ni­teur­live.com vous pro­posent de suivre ces ventes en di­rect et d’en­ché­rir quand vous le sou­hai­tez. Seul in­con­vé­nient : les frais sont su­pé­rieurs de 3% par rap­port à ceux fac­tu­rés en salle. vous pou­vez aus­si créer des alertes. Si vous vou­lez un ob­jet par­ti­cu­lier, in­di­quez-le et le site vous pré­vien­dra dès qu’une vente est or­ga­ni­sée. vous se­rez alors sûr de ne pas pas­ser à cô­té de la che­va­lière ou de la voi­ture de col­lec­tion que vous cher­chez de­puis des an­nées.■

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