Quelles op­por­tu­ni­tés

pour ache­ter une ré­si­dence se­con­daire ?

Mes Finances - - SOMAIRE -

après une forte chute des prix dans cer­taines ré­gions ces der­nières an­nées, des op­por­tu­ni­tés sont à sai­sir sur le mar­ché des ré­si­dences se­con­daires. en­core faut-il les trou­ver... mais éga­le­ment sa­voir com­ment fi­nan­cer l’ac­qui­si­tion et iden­ti­fier les charges à sup­por­ter pour un tel achat « plai­sir ».

Grâce aux baisses de prix des der­nières an­nées, ache­ter une ré­si­dence se­con­daire re­trouve un cer­tain at­trait. Quelle que soit la ré­gion de l’hexa­gone pri­vi­lé­giée, les ac­qué­reurs ont des op­por­tu­ni­tés à sai­sir, bien que le temps presse sur cer­tains mar­chés qui com­mencent dé­jà à se re­dres­ser. Une rai­son de plus de bien pré­pa­rer son pro­jet pour pro­fi­ter au mieux de cette fe­nêtre de tir.

voya­ger pour les va­cances tout en res­tant chez soi, c’est le bon com­pro­mis qu’offre la ré­si­dence se­con­daire. Un pe­tit bout de rêve qui plaît tou­jours aux fran­çais, vé­ri­tables cham­pions du monde de la « dis­ci­pline » puisque près d’un lo­ge­ment sur dix s’avère être une mai­son de va­cances.

pas d’ex­cep­tion à la cor­rec­tion des prix

pour ceux qui en­tendent as­sou­vir cette en­vie, et qui en ont les moyens, le mo­ment pa­raît bien choi­si pour pas­ser à l’acte. comme pour tout type de pro­jet im­mo­bi­lier, la chute des taux de cré­dit per­met de fi­nan­cer l’ac­qui­si­tion à moindre coût. sur­tout, le mar­ché des ré­si­dences se­con­daires s’est as­sa­gi, avec un re­cul des prix consé­quent qui contri­bue au re­tour des ache­teurs.

glo­ba­le­ment, au­cun lieu de vil­lé­gia­ture n’a échap­pé à la di­mi­nu­tion des prix de­puis la crise fi­nan­cière de 2007-2008. mais celle-ci ne s’est pas concré­ti­sée de la même ma­nière par­tout. « Les mar­chés les plus hauts de gamme, comme Le Pi­lat, Cap­bre­ton ou Saint­tro­pez, ont at­ten­du jus­qu’en 2013 pour cor­ri­ger leurs prix », re­lève le di­rec­teur gé­né­ral du ré­seau guy Ho­quet, fa­brice abra­ham. en cause, des pro­prié­taires qui n’avaient pas de be­soin im­pé­rieux de vendre et qui re­fu­saient de re­voir leurs pré­ten­tions à la baisse. mais sur les trois der­nières an­nées, les ven­deurs ont cé­dé et le mar­ché s’est dé­blo­qué, comme à la Baule, où les prix ont re­cu­lé de 15% sur 2013 et 2014. ré­sul­tat, une villa de 150 m² à ré­no­ver, proche de la plage et des com­merces, se né­go­cie à 456.000 eu­ros, soit 100.000 eu­ros de moins qu’en 2008. sur le seg­ment moyen de gamme, la cor­rec­tion a été plus ra­pide. du cô­té de la creuse, du lot, de la dor­dogne par exemple ou en­core à l’in­té­rieur des terres en nor­man­die, « les prix ont dé­vis­sé for­te­ment dès 2007-2008 », de l’ordre de 30% se­lon fa­brice abra­ham.

« Rien ne se brade en bord de mer »

après cette « purge », le mar­ché a re­pris des cou­leurs dès la fin de l’an­née der­nière. mais toutes les ré­gions ne se re­dressent pas au même rythme. du nord du pays jus­qu’à la Bre­tagne, la baisse conti­nue mais les can­di­dats se font en­core at­tendre, comme au tou­quet, où les prix ont cé­dé 3,4% de­puis mai 2015 se­lon le ré­seau or­pi. À l’in­verse, sur le lit­to­ral at­lan­tique (de la tur­balle à la ro­chelle), les ache­teurs re­viennent en force et les prix se sta­bi­lisent. dans le sud-ouest, « on est à la veille d’une re­mon­tée », si­gnale le di­rec­teur gé­né­ral de guy Ho­quet. À Biar­ritz, or­pi note d’ailleurs que les prix ont aug­men­té de 1,5% en moyenne de­puis le prin­temps 2015. mais les ac­qué­reurs s’in­té­ressent da­van­tage au sud des landes, un mar­ché de re­port face à ar­ca­chon ou le pi­lat. et pour cause : « Avec un ter­rain à 40.000 eu­ros et une mai­son à 150.000 eu­ros, vous pou­vez faire construire votre lo­ge­ment neuf à deux pas de la mer pour moins de 200.000 eu­ros », sou­ligne fa­brice abra­ham. en­fin, le su­dest com­mence à voir les prix se re­dres­ser, sous la pres­sion d’une de­mande forte dans cette ré­gion tou­jours très ap­pré­ciée par une clien­tèle for­tu­née, fran­çaise comme étran­gère. cer­taines lo­ca­li­tés échappent tou­te­fois à cette ten­dance, comme an­tibes (-3,6% sur un an d’après or­pi).

pour qui veut réa­li­ser son pro­jet sans se rui­ner, il faut donc bien vi­ser… et ac­cep­ter cer­taines contraintes. « Rien ne se brade à la mon­tagne et en bord de mer, pré­vient fa­brice abra­ham. Il faut re­cu­ler un peu pour faire de belles opé­ra­tions. » Quitte à s’ins­tal­ler à une ving­taine de ki­lo­mètres du lit­to­ral dans une com­mune moins pri­sée mais plus abor­dable. en nor­man­die par exemple, mieux vaut vi­ser pont-au­de­mer, à une quin­zaine de ki­lo­mètres de la côte du cal­va­dos, où les prix sont bien moins éle­vés que dans les des­ti­na­tions phares que sont deau­ville ou Hon­fleur. plus au sud, la creuse, la dor­dogne ou le lot sont à pri­vi­lé­gier.

ache­ter en Vue de la re­traite, une nou­velle ten­dance

tout reste ce­pen­dant une af­faire de choix pour l’ac­qué­reur. « À Saint-jean-de-monts (Loi­reat­lan­tique), vous pou­vez trou­ver un ap­par­te­ment face à la mer pour moins de 150.000 eu­ros si vous vous conten­tez d’une pe­tite sur­face. En re­vanche, si vous vou­lez la même vue à La Baule, il fau­dra payer 8.000 eu­ros du mètre car­ré », illustre le di­rec­teur gé­né­ral de guy Ho­quet. au­tre­ment dit, il faut bien dé­fi­nir son pro­jet et son bud­get : un pe­tit ap­par­te­ment en bord de mer convien­dra dif­fi­ci­le­ment à une fa­mille nom­breuse qui au­ra tout in­té­rêt à s’éloi­gner du lit­to­ral pour trou­ver son bon­heur. autre pa­ra­mètre à consi­dé­rer, la fré­quence des voyages. pour une des­ti­na­tion de week-end, il se­ra dif­fi­cile d’ac­cep­ter des tra­jets de plus de deux heures. À l’in­verse, les fu­turs pro­prié­taires d’une mai­son de va­cances au­ront plus de fa­ci­li­té à s’éloi­gner. mais dans la plu­part des cas, ils se met­tront à la lo­ca­tion sai­son­nière pour ré­équi­li­brer en par­tie l’équa­tion bud­gé­taire. car l’ac­qui­si­tion d’une ré­si­dence se­con­daire re­pré­sente ra­re­ment une bonne af­faire fi­nan­cière, à moins de tou­cher une plus-va­lue consé­quente à la re­vente. cer­tains par­viennent néan­moins à ti­rer leur épingle du jeu. « De­puis 2015, on voit des per­sonnes qui achètent en vue de s’ins­tal­ler dé­fi­ni­ti­ve­ment une fois à la re­traite, ex­plique fa­brice abra­ham. Elles an­ti­cipent et pro­fitent de la baisse des prix pour de­ve­nir pro­prié­taire de leur fu­tur lo­ge­ment avant qu’ils ne re­montent. » Une idée à creu­ser pour les ac­tifs en fin de car­rière qui cherchent à pas­ser leurs vieux jours au so­leil ou ailleurs.

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