LE PRE­MIER DAN­GER

LES FRANCILIENS ONT PER­DU PIEDS POUR LA PRE­MIÈRE FOIS À NE­VERS. LES AVANTS ONT UNE RE­VANCHE À PRENDRE. LES TROIS-QUARTS AUS­SI…

Midi Olympique - - Pro D2 5e journée - Par Guillaume CYPRIEN

La pé­riode du dé­but de sai­son eu­pho­rique ache­vée à Ne­vers par la rouste ma­gis­trale re­çue au Pré-Fleu­ry, a ou­vert une nou­velle sé­quence chez les pro­mus mas­si­cois. Jusque-là, tout leur réus­sis­sait ou presque. On ne boude pas un bo­nus dé­fen­sif pris à Gre­noble, et la dé­faite à do­mi­cile en­re­gis­trée contre Mon­tau­ban, concé­dée sous une vi­laine pluie, d’un tout pe­tit point, et dont la cause re­le­vait d’une seule dé­faillance dans la ré­cep­tion du jeu aé­rien mon­tal­ba­nais, ne pou­vait pas re­mettre en cause l’état d’es­prit rieur de ce groupe en­tre­pre­nant. Son ap­pé­tence, son goût pour l’en­tre­prise, ses prises de risques ré­pé­tées, et sa ca­pa­ci­té du ma­nie­ment du bal­lon dans toutes ses lignes, tout ce qui fait sa sin­gu­la­ri­té et sup­pose une foi in­ébran­lable dans ses moyens d’ac­tion, se sont heur­tés pour la pre­mière fois à la dif­fi­cul­té de ré­pondre à la dé­ter­mi­na­tion fa­rouche d’un ad­ver­saire de ré­duire ses in­ten­tions à une simple fi­gure de style, im­puis­sante à ré­pondre à l’épreuve de force pro­po­sée. Mas­sy en a per­du son la­tin. Et si la faillite des avants a été la plus évi­dente à ob­ser­ver, leur spec­ta­cu­laire dé­faillance en mê­lée fer­mée a oc­cul­té toutes les autres in­suf­fi­sances d’un soir, ap­pa­rues à l’ana­lyse im­pa­rable des sta­tis­tiques.

UNE QUA­RAN­TAINE DE BAL­LONS ÉGARÉS

Sur la qua­ran­taine des bal­lons per­dus à Ne­vers, les Mas­si­cois en ont lâ­ché pra­ti­que­ment au­tant dans le jeu cou­rant lan­cé par la ligne que sur les phases de conquête. C’est bien une faillite col­lec­tive qui a pro­vo­qué cette dé­faite à plus de trente points. « On a été bat­tus par­tout dans l’en­ga­ge­ment

réel et la dé­ter­mi­na­tion », a ré­su­mé l’en­traî­neur des avants Be­noît La­rousse. Ce pre­mier trou d’air in­ter­roge mé­ca­ni­que­ment la ca­pa­ci­té des pro­mus à re­prendre le fil de leur dis­cours sur la dis­tance. Le cham­pion­nat est lan­cé, il faut ali­gner les ren­contres, et alors qu’ils se sont heur­tés mo­ra­le­ment au mur de la qua­trième dis­pu­tée consé­cu­ti­ve­ment, ils doivent pas­ser la cin­quième par une re­prise de rythme aux abords d’un obs­tacle sur­mon­tés de pics. Le mo­ment est un peu dan­ge­reux. Dax fait par­tie des ad­ver­saires qu’on peut imaginer mettre derrière soi pour res­ter dans la di­vi­sion. La pen­sée in­verse existe, et cette vi­sion du match entre gens concer­nés par la pos­si­bi­li­té de la re­lé­ga­tion, pro­pose de ré­soudre une équa­tion. La confiance un peu écor­née, il fau­dra ob­ser­ver la ca­pa­ci­té des co­équi­piers de Ch­ris­tophe De­sas­sis à se re­le­ver d’un échec pour im­po­ser leurs vues dans un mo­ment char­nière, de mettre en mu­sique leur en­vie fa­rouche conte­nue dans une par­faite maî­trise de soi, de faire preuve de ca­rac­tère en somme. Ac­ces­soi­re­ment, il est aus­si ques­tion de rem­por­ter une pre­mière ren­contre à do­mi­cile, et de mon­trer à tous que le temps est pas­sé de ne pas être maître chez soi.

Pho­to DR

Après leur troi­sième dé­faite consé­cu­tive face à Ne­vers, les Mas­si­cois peau­finent leur jeu pour af­fron­ter Dax, 9e du clas­se­ment.

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