Comme un bon coup de basque…

Midi Olympique - - Pro D2 Magazine - L. T.

Prendre 50 points à l’ex­té­rieur passe ra­re­ment in­aper­çu. Toute comme l’a ex­pé­ri­men­té l’ASMCA à La Ro­chelle, une si­rène de fin de match peut ré­son­ner comme un gros coup de casque… Il en suit une pé­riode de flot­te­ment, de si­dé­ra­tion et d’in­quié­tude. La lourde dé­faite des Dac­quois à Bayonne n’est en rien com­pa­rable à celle des Jau­nards.

Elle dé­montre sim­ple­ment que, comme le dé­crit la loi de Mur­phy, tout ce qui peut ar­ri­ver, va ar­ri­ver… On pou­vait s’attendre une dé­faite lo­gique des Dac­quois, condam­nés avant l’heure, chez des Bayon­nais avides de ra­chat. Le re­vers des Cler­mon­tois, aus­si im­por­tant au comp­teur, était lui moins pré­vi­sible. Mais toute res­sem­blance avec des si­tua­tions exis­tantes ne sau­rait être que for­tuite… Car les Landais, même in­dis­ci­pli­nés, ont pris le taureau bayon­nais par les cornes en marquant par deux fois et en me­nant au score à la de­mi-heure de jeu. Le manque de maî­trise a conduit les Landais, en in­fé­rio­ri­té nu­mé­rique, dans cinq mi­nutes de bas­cule vers la chute… Raphaël Saint-An­dré, le ma­na­ger dac­quois, as­sume ce faux pas avec lu­ci­di­té : « On prend 17 points en cinq mi­nutes, juste avant la mi-temps. Vi­rer au coude à coude à la pause au­rait pu chan­ger la donne. Mal­heu­reu­se­ment, ce break a per­mis aux Bayon­nais de se li­bé­rer en nous pri­vant de bal­lons et d’es­pé­rance le reste du match. » Pour au­tant, même com­mo­tion­nés, les Landais n’en perdent pas la mé­moire. « Nous avons dé­mon­tré, par le pas­sé, que notre équipe avait des res­sources. Comp­ta­ble­ment, cette dé­faite n’est pas une tra­gé­die. Nous avons une équipe jeune, qui manque par­fois d’ex­pé­rience. Il n’est pas ques­tion de leur cou­per les ailes… On pro­gresse en tra­vaillant sur ses er­reurs. Avec les bles­sures du week-end, de nou­veaux joueurs vont re­le­ver le dé­fi du match à Mas­sy. Ils vont nous ame­ner de la fraî­cheur. Face à des mas­si­cois re­van­chards, l’ob­jec­tif se­ra de re­trou­ver la so­li­da­ri­té qui nous a per­mis d’exis­ter à An­gou­lême. » Pa­ra­doxa­le­ment, de­puis le coup d’éclat des cin­quante points as­sé­nés en terres car­cas­son­naises, les joueurs de l’Es­sonne semblent être tou­jours vic­times des ef­fets de cette com­mo­tion inau­gu­rale…

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