LE DE­VOIR DE VAINCRE

AVEC DÉ­JÀ DEUX DÉ­FAITES À LA MAI­SON, LES CANTALIENS NE PEUVENT SE PER­METTRE UNE AUTRE DÉCONVENUE.

Midi Olympique - - Pro D2 8e Journée - Par Jean-Marc AUTHIÉ

Le Stade au­rilla­cois ne dé­marre pas sa sai­son comme il l’au­rait sou­hai­té. D’ailleurs, ce­la fai­sait bien long­temps que les Can­ta­lous n’avaient pas été en pa­reille ga­lère sur un pre­mier quart de cham­pion­nat. Alors for­cé­ment, on se met à craindre le pire cô­té sup­por­ter quand on an­nonce Per­pi­gnan comme pro­chain vi­si­teur à Jean-Al­ric. L’Usap, dauphin de Gre­noble, tout sim­ple­ment la meilleure at­taque de Pro D2. Mais rien ne sert de re­gar­der en ar­rière. Au contraire, il faut ti­rer pro­fit des meilleurs mo­ments pour pas­ser l’obs­tacle qui s’an­nonce. Certes, il n’y a pas en­core pé­ril en la de­meure rouge et bleu, mais il ne fau­drait quand même pas pous­ser mé­mé dans les or­ties trop long­temps. « La si­tua­tion n’est pas des plus fa­meuses. Quatre matchs à la mai­son, deux dé­faites, même si c’est contre des équipes qui se­ront cer­tai­ne­ment en haut du ta­bleau à la fin de la sai­son, oui, bien sûr que c’est em­bê­tant, que ce­la met une pres­sion sup­plé­men­taire car on ne peut plus se per­mettre de conti­nuer ain­si. »

Ana­lyse simple et lu­cide de la part de Thier­ry Peu­chles­trade, en­traî­neur des ar­rières, qui consi­dère que, mal­gré cet état de fait, « la si­tua­tion doit nous trans­cen­der. Nous de­vons re­nouer avec la vic­toire pour nous re­mettre à flot. Et si nous vou­lons re­ve­nir plein pot dans ce cham­pion­nat, on au­ra be­soin de cette trans­cen­dance ».

« IL FAUT QU’ON SE RÉVEILLE »

Il est clair que lorsque tout va bien, pas be­soin de se po­ser au­tant de ques­tions. Là, avec une trei­zième place au clas­se­ment, « il va fal­loir se re­trous­ser les manches et cher­cher d’autres va­leurs pour s’en sor­tir. C’est dans l’ad­ver­si­té que l’on voit si un groupe existe vrai­ment », pour­suit le coach. À do­mi­cile, le droit à l’er­reur n’est qua­si­ment plus per­mis. Une la­pa­lis­sade, mais il fau­dra grat­ter un peu plus pour com­prendre. Com­prendre comment on peut pas­ser d’une pre­mière mi-temps plu­tôt abou­tie avec une de­mi-heure de haute te­nue, à un se­cond acte in­con­sis­tant et les sa­craux saints « in­gré­dients » qui étaient res­tés dans le ves­tiaire. Au pi­lo­ri, une dis­ci­pline cou­pable, une dé­fense en car­ton et per­sonne pour son­ner la ré­volte. Mal­gré ce­la, on re­tien­dra aus­si que les Au­rilla­cois au­raient pu l’em­por­ter avec le bo­nus sur la si­rène. « Il faut qu’on se réveille. On va voir si le groupe est ca­pable d’as­su­mer ce genre de pres­sion, de ré­pondre pré­sent face à une équipe qui fait fi­gure d’ogre dans cette poule », es­père Peu­chles­trade.

Di­manche, le groupe au­rilla­cois a une belle oc­ca­sion de prou­ver sa ca­pa­ci­té à re­le­ver la tête, à ré­pondre pré­sent « et à re­le­ver le dé­fi ». Être agres­sif, être maître de soi, dé­fendre dans les règles de l’art et jouer à fond tout ce qui se pré­sente, Au­rillac peut le faire. Au­rillac sait le faire.

Pho­to M. O. - D. P.

Les Cantaliens le savent, la route du Pro D2 est longue et se­mée d’em­bûches. Après un dé­but de sai­son mi­ti­gé, l’heure est à la mo­bi­li­sa­tion pour as­su­rer une vic­toire sur leurs terres.

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