CONSEILS EU­RO­PÉENS...

LE NÉO-RO­CHE­LAIS POS­SÈDE UNE SO­LIDE EX­PÉ­RIENCE EU­RO­PÉENNE. SUIVEZ LE GUIDE.

Midi Olympique - - Champions Cup - Par Émi­lie DUDON emi­lie.dudon@mi­di-olym­pique.fr

Jus­qu’ici, l’an­cien Tou­lou­sain a joué qua­torze sai­sons et 79 matchs de Coupe d’Eu­rope, sous le maillot de Tou­louse. Il a aus­si été cham­pion trois fois (en 2003, 2005 et 2010) alors on s’est dit qu’il au­rait sû­re­ment de bons conseils pour ses co­équi­piers à l’aube de cette pre­mière dans l’his­toire du Stade ro­che­lais. Les voi­ci.

… TECH­NIQUE

Par ex­pé­rience, je sais que la dis­ci­pline est LA chose pri­mor­diale en Coupe d’Eu­rope. Les équipes sont très proches en termes de ni­veau et c’est ce qui fait vé­ri­ta­ble­ment la dif­fé­rence. Beau­coup plus qu’en cham­pion­nat. Avec Tou­louse, c’était notre fil rouge : les en­traî­neurs met­taient tou­jours l’ac­cent des­sus les se­maines pré­cé­dant les ren­contres eu­ro­péennes. La dif­fi­cul­té étant qu’on ne connaît pas bien les ar­bitres, con­trai­re­ment à ceux du Top 14. Les An­glo-Saxons laissent pas­ser beau­coup moins de choses, ils sont plus ri­gou­reux, concer­nant le jeu au sol no­tam­ment. La Coupe d’Eu­rope est une com­pé­ti­tion dif­fé­rente, avec une culture dif­fé­rente. Il faut s’adap­ter.

… STRA­TÉ­GIQUE

Il faut par­ti­cu­liè­re­ment soi­gner l’en­tame de la sai­son. L’an pas­sé avec Tou­louse, nous avons été ca­tas­tro­phiques (dé­faite au Con­nacht lors de la pre­mière jour­née, N.D.LR.) et nous l’avions payé tout le reste de la com­pé­ti­tion. Elle se joue sur un laps de temps très court et la moindre dé­faite pèse lourd. Perdre une fois, c’est li­mite… Deux fois, c’est qua­si­ment l’éli­mi­na­tion as­su­rée. Sur­tout dans une poule re­le­vée comme la nôtre cette an­née… Alors il va fal­loir être per­for­mants d’en­trée. Une vic­toire à l’ex­té­rieur lors de la pre­mière jour­née se­rait idéale non ?

… MEN­TAL

Les matchs sont beau­coup plus ryth­més parce que les équipes ne craignent pas la des­cente. En France, on joue pour ne pas perdre. En Coupe d’Eu­rope, on joue pour ga­gner. Alors il faut avant tout se dire que tout va beau­coup plus vite. Aux Har­le­quins sa­me­di, il y au­ra Rob­shaw, Care, Mar­ler en face et deux fois plus de temps de jeu que contre le Ra­cing le week-end der­nier… Il fau­dra être prêts et nous le se­rons. La Ro­chelle fait peut-être fi­gure de pe­tit Pou­cet mais nous ne vou­lons pas être ri­di­cules. Et même si nous sommes peu nom­breux à avoir dé­jà joué cette com­pé­ti­tion, je ne crois pas que ce soit si pé­na­li­sant. Je ne pense pas que Vic­tor Vi­to, qui a joué et rem­por­té deux fi­nales de Coupe du monde, manque d’ex­pé­rience…

… PRA­TIQUE

Je ne crois pas avoir fait un seul dé­pla­ce­ment en Coupe d’Eu­rope sans qu’il y ait un ma­riage ou un an­ni­ver­saire à l’hô­tel ! C’est leur truc, aux An­glo-Saxons, mais c’est aus­si ce qui fait le charme de cette com­pé­ti­tion. On ar­rive, on fait la mise en place là-bas, on voit autre chose. Ça per­met de res­pi­rer un peu. Le Top 14 est une com­pé­ti­tion fa­ti­gante, usante, et cette pa­ren­thèse peut faire beau­coup de bien. Il faut en pro­fi­ter à fond. Cer­taines équipes an­glo-saxonnes se de­mandent pro­ba­ble­ment où se si­tue La Ro­chelle. À nous de la pla­cer sur la carte du rug­by eu­ro­péen !

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