ENTRE LO­GIQUE ET UR­GENCE

LES NOM­BREUSES BLES­SURES FACE À L’IR­LANDE ONT CONTRAINT LE SÉ­LEC­TION­NEUR JACQUES BRU­NEL A EF­FEC­TUÉ PLUS DE CHAN­GE­MENTS QUE PRÉ­VUS ALORS QU’IL SOU­HAI­TAIT TRA­VAILLER DANS LA CONTI­NUI­TÉ LORS DES DEUX PRE­MIERS MATCHS.

Midi Olympique - - L’événement - Par Ni­co­las AUGOT ni­co­las.augot@mi­di-olym­pique.fr

Jacques Bru­nel dé­voi­le­ra l’équipe re­te­nue pour af­fron­ter l’Écosse, ce di­manche à Mur­ray­field, ce ven­dre­di ma­tin. Un mo­ment im­por­tant dans cette se­maine de pré­pa­ra­tion qui avait ter­ri­ble­ment com­men­cé avec les for­faits de Mat­thieu Ja­li­bert, An­toine Du­pont et Ke­vin Gour­don dès di­manche ma­tin. Les Bleus étaient en­core en train de di­gé­rer leur dé­faite à la der­nière se­conde face à l’Ir­lande. Deux ti­tu­laires et un rem­pla­çant se re­trou­vaient sur le flanc mais aus­si une grande in­cer­ti­tude en­tou­rait le centre Hen­ry Cha­van­cy, tou­ché au ni­veau de l’oeil. Le nou­veau sé­lec­tion­neur doit donc faire des chan­ge­ments pour ce deuxième match du Tour­noi des 6 Na­tions, lui qui vou­lait tra­vailler en pri­vi­lé­giant une cer­taine conti­nui­té entre le match de l’Ir­lande et ce­lui de l’Écosse. « Il y au­ra des mo­di­fi­ca­tions mais en in­terne. J’ai dit que je ne chan­ge­rai rien, sauf bles­sure, je m’y tiens. On va d’abord

voir avec ceux qui sont là et qui n’ont pas joué sa­me­di », avait an­non­cé Jacques Bru­nel qui de­vrait re­nou­ve­ler près d’un tiers de l’équipe. Le Ger­sois ne veut pas sanc­tion­ner les joueurs mais au contraire les faire évo­luer en pleine confiance. Évi­ter que la peur de mal faire et celle de ne plus être convo­qué, ne viennent té­ta­ni­ser une équipe à la re­cherche de cer­ti­tudes. L’état d’es­prit, source de sa­tis­fac­tion au Stade de France, est quelque chose de fra­gile et il n’est pas ques­tion de fis­su­rer la co­hé­sion af­fi­chée. Sé­bas­tien Va­haa­ma­hi­na, le deuxième ligne cler­mon­tois, clai­re­ment poin­té du doigt pour des fautes gros­sières, se­ra donc bien pré­sent au coup d’en­voi à Mur­ray­field. Les chan­ge­ments se­ront gui­dés par d’autres cri­tères que la sanc­tion. L’ur­gence a été de trou­ver des so­lu­tions par rap­port aux nom­breuses bles­sures. Se­lon la lo­gique du sé­lec­tion­neur, le troi­sième ligne de l’Union Bor­deaux-Bègles Mar­co Tau­leigne est le mieux pla­cé pour rem­pla­cer Ke­vin Gour­don en nu­mé­ro huit, puisque Louis Pi­ca­moles, re­ve­nu dans le groupe cette se­maine, ne fai­sait pas par­tie du pre­mier groupe convo­qué au CNR de Mar­cous­sis. D’au­tant plus que le joueur de l’UBB, re­con­nu pour ses qua­li­tés d’at­ta­quant, pour­rait être un atout im­por­tant pour des Bleus qui ont man­qué de per­cus­sion face à l’Ir­lande. Un choix qui sui­vrait la lo­gique de Jacques Bru­nel de­puis sa prise de fonc­tion, mal­gré l’ex­cep­tion du rem­pla­ce­ment de Mat­thieu Ja­li­bert au poste d’ou­vreur. Pré­sent dès le dé­but du ras­sem­ble­ment des Tri­co­lores, le Tou­lon­nais An­tho­ny Bel­leau au­rait dû lo­gi­que­ment en­dos­ser le nu­mé­ro dix. L’ar­ri­vée du Lyon­nais Lio­nel Beauxis a néan­moins chan­gé la donne. L’ex­pé­rience et le jeu au pied de ce der­nier of­fri­raient des ga­ran­ties pour un pre­mier match à l’ex­té­rieur, d’au­tant plus que l’ou­vreur du Lou mul­ti­plie les pres­ta­tions de pre­mier ordre.

La ligne d’at­taque tri­co­lore, ti­mo­rée face à l’Ir­lande, de­vrait aus­si connaître une pe­tite re­touche au centre. Le Ra­cing­man Hen­ry Cha­van­cy pour­rait lais­ser sa place à Geof­frey Dou­may­rou. Le trois­quarts centre ro­che­lais avait été long­temps mé­na­gé par le staff des Bleus de­puis le dé­but du stage en rai­son d’une dou­leur mus­cu­laire aux ni­veau des is­chio-jam­biers. Il est de nou­veau en pleine pos­ses­sion de ses moyens et l’in­cer­ti­tude au­tour d’Hen­ry Cha­van­cy en dé­but de se­maine de­vrait lui per­mettre de dé­bu­ter en Écosse. Le seul choix tac­tique opé­ré se­rait en deuxième ligne avec le rem­pla­ce­ment d’Ar­thur Itur­ria par le Pa­ri­sien Paul Ga­brillagues pour ap­por­ter un plus de poids au pa­quet d’avants fran­çais face à une équipe écos­saise dont le manque de den­si­té phy­sique est un réel point faible.

Pho­to MO - BG

Paul Ga­brillagues, le deuxième ligne pa­ri­sien, ti­tu­la­ri­sé au nom de sa ca­pa­ci­té de fran­chis­se­ment et de sa te­nue en mê­lée.

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