LE SENS DES VA­LEURS

DANS L’IN­CA­PA­CI­TÉ DE PRÉ­TENDRE À LA MON­TÉE EN FIN DE SAI­SON, LE CLUB SA­VOYARD N’EN­TEND RIEN L­CHER AU­JOURD’HUI COMME DE­MAIN.

Midi Olympique - - Ovalie - Par Paul RAGINEL

La soi­rée avait bien com­men­cé pour les Cham­bé­riens puisque juste avant le coup d’en­voi, le pré­sident Yves Gar­çon af­fir­mait au mi­cro du stade que le SO Cham­bé­ry n’était pas mort contrai­re­ment aux ru­meurs. Il ajou­tait que le ma­tin même une réunion avait eu lieu pour mettre au point les tra­vaux de ré­no­va­tion du stade.

Le mes­sage était cer­tai­ne­ment dé­jà pas­sé dans les ves­tiaires si l’on consi­dère la dé­ter­mi­na­tion avec la­quelle les joueurs ont en­ta­mé cette ren­contre. Dé­pas­sés au score à la mi-temps suite à un es­sai trans­for­mé mar­qué à l’ul­time mi­nute, les Cham­bé­riens voyaient leur ca­pi­taine Da­mien Vi­cente, bles­sé, et c’est Fa­bien Na­bias qui pre­nait son rôle : « C’était un match très dif­fi­cile, ça ta­pait fort. En re­ce­vant le pre­mier de poule qui vise la mon­tée di­recte, il fal­lait s’at­tendre à un tel match. On de­vait se re­mettre en confiance chez nous, de­vant notre pu­blic. Nous avons fait une belle par­tie, c’est bon pour l’équipe, pour le mo­ral. »

La bles­sure de Brice Fer­rer lui a-t-elle fait peur ? « Oui c’est mon ami, il a fait une grave com­mo­tion. En­suite, il a re­pris ses es­prits et c’est bien. On a eu peur mais je pense que ce­la nous a sou­dés en­core plus et nous a per­mis de ne pas lâ­cher à la fin. On res­tait sur trois dé­faites à l’ex­té­rieur et étions dans une si­tua­tion un peu ar­due, cette vic­toire re­donne le sou­rire et le mo­ral. »

PRE­MIER ES­SAI POUR GAR­CIA

Au­teur de son pre­mier es­sai avec Cham­bé­ry, le ta­lon­neur Quen­tin Gar­cia sou­li­gnait l’état d’es­prit qui ré­gnait dans le ves­tiaire. « Au­jourd’hui, nous avons re­trou­vé les va­leurs de Cham­bé­ry, nous ne pou­vons pas mon­ter cette sai­son, pas dis­pu­ter les phases fi­nales mais nous avons re­trou­vé un ob­jec­tif. On va res­pec­ter les ad­ver­saires, se res­pec­ter nous-mêmes, res­pec­ter le rug­by et conti­nuer notre pe­tit bon­homme de che­min en al­lant le plus loin pos­sible et mon­trer que cette an­née nous au­rions dû et pu jouer ces phases fi­nales. Il faut que ce groupe écrive une his­toire en­semble. »

Non le rug­by n’est pas mort à Cham­bé­ry et avec un tel état d’es­prit l’équipe peut mon­trer de très belles choses à ses sup­por­ters qui re­de­mandent de tels matchs.

Pho­to MaxPPP

Les Pro­ven­çaux n’ont pas trou­vé de so­lu­tion face à la dé­fense de fer cham­bé­rienne.

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