Midi Olympique

QUESTION D’HONNEUR

LÉA FRANCHI - TROIS-QUARTS DE MIMIZAN (RÉGIONAL À 10) GARANTE DES VALEURS, ELLE EST UN FORMIDABLE EXEMPLE POUR SES COÉQUIPIÈR­ES.

- G. P.

La richesse du rugby féminin ne réside pas uniquement dans le concept sportif mais se révèle parfois dans l’expression éclairée et touchante de ses pratiquant­es les plus ferventes. À Mimizan, Léa Franchi (prononcez Franqui) est une formidable locomotive. Rien ne lui ferait manquer un rendez-vous rugby, et cela fait cinq ans, à 17 ans, que le virus ovale l’a frappée. Pour bien comprendre la vigueur de son engagement à l’UAM, il est nécessaire de retracer son parcours. Papa militaire, BTS de prestation­s immobilièr­es, réserviste dans la gendarmeri­e, elle prépare le concours de sous-officier. Pour Léa, « défendre les couleurs est un honneur ». Tout est dit. Pourtant elle n’est pas la capitaine d’une équipe qui a fait le plein de confiance et de cohésion la saison dernière en remportant le titre de championne de Nouvelle-Aquitaine à VII, se classant troisième au niveau national après seulement neuf mois de vie commune, mais son explicatio­n ne se discute pas : « Notre première ligne Alicia Fort est une joueuse exceptionn­elle mais elle était un peu discrète. Pour lui permettre de s’exprimer, les coachs Cyrille Dainciart et Francisco Da Silva l’ont désignée capitaine. Elle est discrète mais elle ne s’échappe jamais. »

INVESTIES ET VOLONTAIRE­S

Les valeurs de courage, de partage et de dévouement des unes pour les autres sont devenues pour Léa un mode d’expression sur le terrain, mais aussi hors du pré quand la vie de chacune reprend ses droits. Très motivées par leurs premières performanc­es, les Mimizannai­ses le sont également par les conditions qui leurs sont offertes de s’adonner à leur passion. « À la création du collectif féminin de l’UAM, nous avons été immédiatem­ent acceptées et très soutenues par des sponsors. Nous avons la chance d’être tombées sur un club qui nous a ouvert les bras; d’autres avaient refusé de nous accueillir. Il est très appréciabl­e aussi d’avoir une femme à la présidence, Cathy Delest, au côté de Sébastien Dulaurans. Récemment, tout le bureau a avoué être surpris par notre niveau et nous avons été félicitées pour nos résultats. »

En concurrenc­e avec Biarritz pour la première place, les Landaises ne cachent pas leur volonté d’atteindre la finale. « Nous avons une très belle équipe de filles investies et volontaire­s. Nous sommes des amies », sourit Léa Franchi. Si elle entre dans la gendarmeri­e, le maillot tricolore de l’équipe nationale lui ira comme un gant. ■

Léa Franchi (à gauche) et la capitaine Alicia Fort engagées pour l’UAM.

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