Le point sur les ap­pa­reils por­tables

La tech­no­lo­gie a tel­le­ment pro­gres­sé en quelques an­nées que l’offre en ma­tière d’équi­pe­ment mo­bile ne cesse de se dé­ve­lop­per, au point de concur­ren­cer cer­tains ap­pa­reils fixes des gé­né­ra­tions pré­cé­dentes, et de rendre pos­sible la na­vi­ga­tion en toute sé­cur

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE: JEAN- YVES POI­RIER. PHOTOS: L’ AU­TEUR ET DR.

Na­vi­guer au plus près de la côte, au ras des cailloux, proche des zones d’es­tran dé­cou­vrant au rythme des ma­rées ou le long d’es­tuaires à géo­gra­phie va­riable exige du na­vi­ga­teur des ca­pa­ci­tés d’ob­ser­va­tion et d’ana­lyse bien su­pé­rieures à celles né­ces­saires à une croi­sière au grand large où, à l’ex­cep­tion d’un chan­ge­ment mé­téo bru­tal ou d’une col­li­sion, les risques liés à la na­vi­ga­tion sont pa­ra­doxa­le­ment peu éle­vés. Le dan­ger vient de la terre, on ne le ré­pé­te­ra ja­mais as­sez ! Il n’y a pas si long­temps, un GPS avait la taille d’une boîte à chaus­sures et une grosse bat­te­rie de 12 V suf­fi­sait tout juste à l’ali­men­ter. Au­jourd’hui, le ré­cep­teur est si pe­tit qu’il tient dans un boî­tier de montre et son au­to­no­mie en fonc­tion­ne­ment conti­nu at­teint la jour­née, voire plus. On constate une même évo­lu­tion spec­ta­cu­laire du cô­té des cartes élec­tro­niques qui, grâce aux écrans cou­leur à haute dé­fi­ni­tion des ta­blettes et smart­phones, sont de­ve­nues aus­si li­sibles et dé­taillées que des cartes pa­pier...

L’élec­tro­nique ne doit pas em­pê­cher le bon sens

Mais les na­vi­ga­teurs les plus tech­no­philes ne de­vront ja­mais perdre de vue que les ins­tru­ments élec­tro­niques ne sau­raient rem­pla­cer le sens ma­rin le plus élé­men­taire, qui re­pose pour l’es­sen­tiel sur une ob­ser­va­tion, at­ten­tive et conti­nue, du plan d’eau et de son en­vi­ron­ne­ment. Un chan­ge­ment de la cou­leur de la sur­face peut, par exemple, in­di­quer une mo­di­fi­ca­tion de la pro­fon­deur ; la forme des nuages, l’ar­ri­vée d’un front froid, etc. Il faut se mé­fier de la pra­tique de la na­vi­ga­tion au way-point qui ra­mène le plai­sir d’être sur l’eau

à l’ar­bi­traire de croix po­sées sur un écran. Le plai­sir de la li­ber­té et du spec­tacle de la na­ture re­vient à l’uti­li­sa­teur, pas à ses ma­chines... Compte te­nu de l’en­goue­ment du pu­blic pour les loi­sirs de plein air, l’offre en ma­tière d’équi­pe­ments mo­biles est énorme, en par­ti­cu­lier dans le sec­teur de la ran­don­née, et nous n’avons re­te­nu ici que quelques ap­pa­reils

à titre d’exemple. Ce choix ar­bi­traire ne pré­juge en rien des qua­li­tés et per­for­mances des ma­té­riels concur­rents. Il s’agit plu­tôt d’évo­quer les ca­pa­ci­tés de cer­tains équi­pe­ments mo­biles à fa­ci­li­ter les na­vi­ga­tions, leur point com­mun étant de fonc­tion­ner de ma­nière stric­te­ment au­to­nome, sur pile ou bat­te­rie, et de ré­sis­ter à l’en­vi­ron­ne­ment ma­rin. ■

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