• Bay­li­ner VR5 OB et VR6 OB

Dde Plusl En Plus,l Bbay­li­ner­li Llais­sei L Le Choix­hi Entre T Hors-bord Et Z-drive Sur Ses Pe­tites Uni­tés. L’ini­tia­tive Est Bien­ve­nue, Comme Nous Avons Pu Le Voir Sur La Ver­sion Bow-ri­der Du Vr5 Et Du Vr6.

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE : ÉDOUARD DESGREZ. PHOTOS : VIRGINIE PELAGALLI.

Les VR5 et VR6 de Bay­li­ner, des­ti­nés aux fa­milles cher­chant un pre­mier ou un deuxième ba­teau, existent main­te­nant en une mul­ti­tude de dé­cli­nai­sons : ca­bine ou bow-ri­der, hors-bord ou Z-drive. Ce sont les toutes der­nières ver­sions bow-ri­der à mo­to­ri­sa­tion hors-bord qui nous in­té­ressent au­jourd’hui. La coque, le plan de pont et le moule de pont sont iden­tiques par rap­port aux mo­dèles en Z-drive, Bay­li­ner a sim­ple­ment bou­lon­né les mo­teurs Mer­cu­ry à l’em­pla­ce­ment nor­ma­le­ment oc­cu­pé par l’em­base de Mer­crui­ser. Le VR5 et le VR6 ont qua­si­ment 60 cm d’écart. Le fait de pas­ser en hors-bord per­met d’ac­cueillir un pas­sa­ger sup­plé­men­taire (voir la ca­té­go­rie d’ho­mo­lo­ga­tion). En re­vanche, la puis­sance maxi­male au­to­ri­sée passe de 200 à 150 che­vaux pour le VR5 avec le hors-bord, et de 250 à 200 che­vaux pour le VR6.

Une puis­sance maxi­male ré­duite

Cô­té prix, les écarts ne sont pas énormes. Le VR5 avec 135 che­vaux Mer­crui­ser est à 32 300 € contre 35 200 € avec 150 che­vaux Mer­cu­ry. Le constat est le même pour le VR6 : avec 200 che­vaux Mer­crui­ser, il est ven­du 41 700 € contre 42 120 € avec 200 che­vaux Ve­ra­do. Au plan des amé­na­ge­ments, les deux bow-riders se dis­tinguent es­sen­tiel­le­ment par le siège orien­té dos à la marche, juste der­rière le pi­lote, une ca­rac­té­ris­tique dont seul le VR6 pro­fite. In­dé­nia­ble­ment, la mo­to­ri­sa­tion hors-bord en­combre da­van­tage la plage de bain, mais elle ap­porte des avan­tages, puis­qu’elle li­bère un très grand vo­lume de ran­ge­ment à l’ar­rière du ba­teau et per­met de sor­tir com­plè­te­ment l’hé­lice de l’eau pour s’échouer ou pour l’hi­ver­nage à flot. De plus, l’en­tre­tien est plus simple. Mais au ni­veau com­por­te­ment ma­rin, le Z-drive se­ra sou­vent su­pé­rieur en rai­son du centre de gra­vi­té plus bas. Les deux Bay­li­ner de notre es­sai étaient équi­pés de leurs puis­sances maxi­males res­pec­tives, le très cou­pleux 150 che­vaux EFI pour le VR5, et le pe­tit 200 che­vaux Ve­ra­do quatre cy­lindres pour le VR6. Leur com­por­te­ment n’a pas pro­vo­qué de grosses sur­prises, les deux bo­wri­ders rem­plissent leur contrat avec une glisse fa­cile, des ré­ac­tions saines et un sen­ti­ment glo­bal de sé­cu­ri­té, que ce soit en vi­rage ra­pide ou tout droit à plein ré­gime. Mais il existe de pe­tites nuances.

Dans les deux cas, nous avons re­mar­qué une ten­dance à tan­guer de fa­çon ryth­mique dès lors que le pi­lote lève un peu le trim. Les deux ba­teaux re­ce­vaient l’op­tion Ac­tive Trim gé­rant seule l’as­siette lon­gi­tu­di­nale de la ca­rène, un sys­tème très utile pour le pi­lote no­vice ou pour ce­lui qui ne veut pas trop se concen­trer sur la conduite.

Choi­sir la bonne hé­lice

L’Ac­tive Trim ne dé­tecte ce­pen­dant pas le tan­gage, alors qu’il suf­fit sou­vent de ren­trer un peu l’em­base du hors-bord pour sup­pri­mer le phé­no­mène. Si, pen­dant une tra­ver­sée par mer belle, vous pas­sez de pé­nibles heures à tan­guer, vous dé­dui­rez peut-être que la ca­rène est mau­vaise alors qu’il s’agit d’un simple sou­ci de ré­glage ! Dans ce genre de si­tua­tion, il suf­fit de désac­ti­ver l’Ac­tive trim et de re­prendre le contrôle en ma­nuel. L’hé­lice de 16 pouces mon­tée sur le VR5 était sans doute un peu courte, puisque nous avons at­teint 6 000 tours au ré­gime maxi­mal au lieu des 5 800 pré­co­ni­sés par Mer­cu­ry. Mal­gré tout, le chro­no de dé­jau­geage res­tait dans la moyenne avec 5 se­condes en­vi­ron. Il se­rait in­té­res­sant de tes­ter une 17 pouces. Le VR6 avec son 200 che­vaux Ve­ra­do se montre un peu plus pous­sif (7 se­condes au dé­jau­geage), mais l’hé­lice de 20 pouces per­met d’at­teindre les 6 400 tours re­com­man­dés sur la fiche tech­nique. Une hé­lice de 19 pouces per­met­trait sans doute

de ga­gner en to­nus tout en res­tant dans une bonne plage de ré­gime. Les deux Bay­li­ner sont des cham­pions au ni­veau du ran­ge­ment, en par­ti­cu­lier grâce à la vaste soute ar­rière.

De mul­tiples ran­ge­ments

Une men­tion spé­ciale peut être ac­cor­dée pour la soute de cock­pit du VR6, dans la­quelle un adulte peut se te­nir al­lon­gé sans pro­blème ! De même, le vaste sa­lon avant pou­vant se conver­tir en bain de­sole il(1,34m de longx1,66m de lar­geur maxi­male) est très agréable. Il com­plète le so­la­rium prin­ci­pal si­tué à l’ar­rière (2,05 x 0,90 m). Le bi­mi­ni re­couvre l’es­sen­tiel du cock­pit. Sur notre VR5, c’est la ro­buste tour de wa­ke­board op­tion­nelle qui ser­vait de sup­port au bi­mi­ni, un choix ju­di­cieux car sur le VR6 l’ar­ceau en in­ox os­cil­lait as­sez for­te­ment. Ces deux bow-riders rem­plissent la mis­sion qui leur est as­si­gnée : deux uni­tés fa­mi­liales, équi­li­brées en mer et sé­cu­ri­santes, abor­dables et à la fi­ni­tion très propre. Le choix du hors-bord re­pré­sente plus d’avan­tages que d’in­con­vé­nients. ■

La ro­buste tour de wa­ke­board (op­tion) est si­mi­laire à celle des ba­teaux Hey­Day.

Le bain de so­leil ar­rière me­sure 2 mètres de long et presque 1 mètre de large.

La soute ar­rière est iden­tique sur les deux Bay­li­ner.

Très peu de mo­di­fi­ca­tions ont été né­ces­saires pour trans­for­mer ces mo­dèles ini­tia­le­ment en Z-drive en ver­sion hors-bord.

L’op­tion pare-brise court, moins élé­gante, n’est pas plus chère. Le vo­lant est ré­glable en hau­teur.

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