Par­ker 690 BR......................................................................

Après les ver­sions Sport à console cen­trale et Day-Crui­ser à grande ca­bine, le 690 re­vient dans une li­vrée bow-ri­der of­frant un grand nombre de places as­sises.

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE ET PHO­TOS : ÉDOUARD DES­GREZ.

La toute der­nière dé­cli­nai­son du Par­ker 690 adopte un plan de pont à sa­lon ou­vert dit « bow-ri­der ». Elle fait suite au 690 Sport, un open à console cen­trale in­té­grant un grand cou­chage double, mais aus­si au 690 Day Crui­ser dont l’avant pon­té abrite une ca­bine double éclai­rée par deux longs hu­blots la­té­raux. La­ver si on­bo wride re st dé­dié eaux sor­ties à la jour­née, l’équi­page pou­vant at­teindre jus­qu’à sept per­sonnes. La console de bâ­bord peut s’amé­na­ger en ca­bi­net de toi­lette avec des WC ma­rins moyen­nant un sup­plé­ment d’en­vi­ron 1 000 €, un ar­gu­ment com­mer­cial non né­gli­geable même si le com­par­ti­ment reste as­sez exi­gu.

La stra­ti­fi­ca­tion est faite à la main

La dif­fé­rence im­por­tante avec les 750 DC et 750 CC tes­tés le mois der­nier concerne la coque, ici pro­duite se­lon le pro­cé­dé clas­sique de la stra­ti­fi­ca­tion au contact et non par in­fu­sion. Se­lon la mé­thode tra­di­tion­nelle, les ou­vriers dis­posent le tis­su de verre dans le moule et ap­pliquent la ré­sine au rou­leau. Il en ré­sulte un contrôle moins pré­cis du poids de la coque à l’ar­ri­vée, et da­van­tage d’émis­sions de sty­rène. Mais l’in­fu­sion reste rare dans la pro­duc­tion de ba­teaux de moins de 7 mètres. Si la ca­rène des Par­ker 750 est équi­pée de deux steps, ce n’est pas le cas sur les 690 dont la coque af­fiche sim­ple­ment trois vi­rures et un bou­chain plu­tôt in­ci­sif. La pièce maî­tresse du bow-ri­der est in­con­tes­ta­ble­ment le cock­pit aux vi­sages mul­tiples. Les dos­siers de ban­quette mon­tés sur pan­to­graphes per­mettent de mo­di­fier les confi­gu­ra­tions à loi­sir. Il suf­fit

d’avan­cer le dos­sier du co­pi­lote et de re­cu­ler ce­lui de la ban­quette ar­rière pour ob­te­nir un coin re­pas pour cinq à six per­sonnes. La sel­le­rie est de plus confor­table et de belle fac­ture, et la jo­lie table en­ve­lop­pée d’un tis­su au lo­go Par­ker s’abaisse afin de créer un bain de so­leil me­su­rant 1,80 mètre par 1,50 mètre maxi­mum.

Un taud de cam­ping en trois mi­nutes

Un bi­mi­ni bas­cu­lant s’ex­trait de la ban­quette ar­rière pour abri­ter tout le cock­pit. En ajou­tant les ex­ten­sions de­vant et sur les cô­tés, le bi­mi­ni de­vient un taud de cam­ping in­té­gral. Lorsque le dos­sier ar­rière est avan­cé, trois per­sonnes peuvent s’as­seoir cô­té plage de bain, dos à la marche (de pré­fé­rence à l’ar­rêt par sou­ci de sé­cu­ri­té) ; im­pec­cable pour chaus­ser palmes ou wa­ke­board. En na­vi­ga­tion, l’équi­page ap­pré­cie le por­tillon fer­mant le bow-ri­der même s’il émet un sif­fle­ment un peu ir­ri­tant avec la vi­tesse. L’es­sen­tiel est d’être abri­té du vent. Le 4 cy­lindres Ve­ra­do est bien adap­té à cette coque, même si nous pré­fé­rons la dis­cré­tion so­nore du bloc de 6 cy­lindres. Le com­por­te­ment est glo­ba­le­ment très sain bien que la ca­rène tape par­fois sè­che­ment dans le cla­pot. Il ne faut pas hé­si­ter à être gé­né­reux sur le trim pour li­mi­ter la sur­face mouillée.

EN CONCLU­SION

Ce 690 BR nous a sé­duits par son as­pect mo­du­lable, sa grande ca­pa­ci­té de ran­ge­ment et ses qua­li­tés ma­rines.

Le bow-ri­der peut lui aus­si se trans­for­mer en un so­la­rium (1,38 m de lon­gueur maxi­male par 1,60 m de lar­geur maxi­male à la base).

Le por­tillon em­pêche le vent de s’en­gouf­frer sous le pare-brise. Le fau­teuil du pi­lote peut pi­vo­ter, ce qui lui per­met de se joindre aux convives au­tour de la table.

Le 200 che­vaux est bien adap­té, mais le 225 che­vaux Ve­ra­do en 6 cy­lindres se­rait plus si­len­cieux en croi­sière.

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