Les tis­sus acry­liques

Moteur Boat Magazine - - PRATIQUE -

À con­di­tion d’être trai­tées dans la masse, les fibres acry­liques sont à ce jour les plus ré­sis­tantes au rayon­ne­ment so­laire. Elles peuvent aus­si su­bir un trai­te­ment d’en­duc­tion pour les rendre étanches et dé­per­lantes. Re­vers de la mé­daille, le la­vage en ma­chine est in­ter­dit au pro­fit d’un bros­sage au sa­von et d’un rin­çage à l’eau douce. Avec un en­tre­tien sui­vi, les acry­liques ont une lon­gé­vi­té ga­ran­tie de cinq ans ou plus.

Les po­ly­pro­py­lènes

Avec un fil tein­té dans la masse, les tis­sus en po­ly­pro­py­lène pré­sentent une ex­cel­lente te­nue aux UV. Ils sont aus­si re­cy­clables et dé­per­lants, grâce à une en­duc­tion PTFE qui aug­mente la ré­sis­tance des fibres aux sa­lis­sures. Dis­po­nibles dans une très large gamme de cou­leurs et d’as­pect, ils sont 30 à 40 % moins coû­teux que les acry­liques, un ar­gu­ment qui peut pe­ser dans le choix d’un tis­su...

Les tis­sus ex­pan­sés

Plus connus sous l’ap­pel­la­tion Skai (un nom de marque de­ve­nu gé­né­rique), dé­ve­lop­pé en Allemagne dans les an­nées 1950 comme al­ter­na­tive au cuir na­tu­rel, ces tis­sus sont com­po­sés d’un sup­port tex­tile et d’une couche de vi­nyle, PVC ou po­ly­uré­thane (pour l’in­té­rieur seule­ment). La ré­sis­tance à la dé­chi­rure est étroi­te­ment liée au sup­port, tis­sé ou non, la couche ex­pan­sée ap­por­tant la touche es­thé­tique, cou­leur et grain. Ils sont dis­po­nibles dans une large gamme de co­lo­ris, et leurs qua­li­tés d’étan­chéi­té et de ré­sis­tance aux UV en font les tex­tiles les plus cou­rants pour les sel­le­ries ex­té­rieures. Cer­tains re­çoivent en outre des trai­te­ments de sur­face fon­gi­cides ou dé­per­lants ef­fi­caces ou imitent à la per­fec­tion l’as­pect et le tou­cher du cuir na­tu­rel, pour un coût dix fois in­fé­rieur et une fa­ci­li­té d’en­tre­tien sans égale.

Les mi­cro­fibres

Plus connus sous le nom d’Al­can­ta­ra, ces tis­sus, conçus pour imi­ter la peau de daim des sel­le­ries au­to­mo­biles, sont ré­ser­vés aux uti­li­sa­teurs soi­gneux et aux ap­pli­ca­tions in­té­rieures, car leur na­ture fi­breuse et hy­dro­phile les rend très sen­sibles aux taches et à la lu­mière. Leurs cou­leurs sont somp­tueuses, de même que leur tou­cher, sen­suel et confor­table.

Les grilles

Connus sous la marque Ba­ty­line, ces tex­tiles aé­rés sont fa­bri­qués à par­tir de fils de po­ly­es­ter re­cou­verts de PVC. Ex­trê­me­ment ré­sis­tants aux UV, à la dé­chi­rure et aux moi­sis­sures, ils ont aus­si une très grande ré­sis­tance mé­ca­nique, à la ten­sion comme à l’usure. Ils sont uti­li­sés en sel­le­rie ex­té­rieure ou in­té­rieure pour aé­rer la face in­fé­rieure de cous­sins et ma­te­las.

Les mousses

Se­lon l’ap­pli­ca­tion, ex­té­rieure ou in­té­rieure, et le ni­veau d’uti­li­sa­tion, sou­te­nu ou oc­ca­sion­nel, les mousses adap­tées à la sel­le­rie ma­rine sont de deux types. De loin les plus ré­pan­dues dans les amé­na­ge­ments, les mousses en po­ly­éther à cel­lules ou­vertes ont une ré­sis­tance va­riable au vieillis­se­ment et au tas­se­ment. Les mousses HR (pour haute ré­si­lience) n’ont au­cune mé­moire et re­prennent leur forme ori­gi­nale dès la fin de l’ap­pui, une qua­li­té qui s’im­pose au-de­là de trois se­maines de na­vi­ga­tion par an. La mousse en po­ly­éther ab­sor­bant l’eau comme une éponge, elle ne doit pas être uti­li­sée à l’ex­té­rieur (c’est pour­tant une pra­tique as­sez cou­rante), au pro­fit des mousses de po­ly­éthy­lène à cel­lules fer­mées (type Aqua­soft), qui tendent, elles, à se contrac­ter à la cha­leur… Une troi­sième voie existe sous la forme d’une mousse drai­nante à cel­lules ou­vertes (type Dry­fill) qui, as­so­ciée à des tis­sus aé­rés, per­met de ne rien ab­sor­ber en cas d’as­per­sion ou d’im­mer­sion. Une in­dé­niable ef­fi­ca­ci­té tech­nique qui a un prix, double des mousses pré­cé­dentes !

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