« Ros­si the “GOAT” ! »

Moto Revue - - Sport Grand Prix D’aragon -

« Même s’il ne ter­mine pas sa car­rière avec au­tant de titres ou de vic­toires que Gia­co­mo Agos­ti­ni ou An­gel Nie­to, Va­len­ti­no Ros­si res­te­ra pour moi “the GOAT” (“Grea­test Of All Time”). Oui, le plus grand de tous les temps. Je ne connais per­sonne qui aime au­tant la course mo­to que lui. Pas plus Ago que Ro­berts, ou je ne sais qui. Pour lui, la mo­to est plus qu’une pas­sion, c’est sa vie. Et je ne se­rais pas sur­pris que sa par­ti­ci­pa­tion au Grand Prix d’Ara­gon change la face de cette fin de sai­son. Quelle le­çon pour Mar­quez et les autres ! Jouer de­vant trois se­maines après s’être cas­sé la jambe, voi­là qui n’est pas don­né à tout le monde. Sur­tout à son âge. En 1992, à l’époque où je gé­rais l’usine Apri­lia, Ales­san­dro Gra­mi­gni s’était fait une double frac­ture ti­bia-pé­ro­né dans un ac­ci­dent de la route. Avec le doc­teur Cos­ta, nous avions pris la dé­ci­sion de le faire opé­rer très vite. Vingt jours plus tard, il par­ti­ci­pait au Grand Prix d’Ita­lie pour mar­quer quelques points. Des points qui s’avé­re­ront pré­cieux en fin d’an­née pour dé­cro­cher le titre de cham­pion du monde de­vant Faus­to Gre­si­ni. Je me sou­viens que Gra­mi­gni avait du mal à mar­cher avec ses bé­quilles. Ses mé­ca­ni­ciens de­vaient le por­ter pour l’as­seoir sur sa mo­to. Quand on voit ce qu’a été ca­pable de réa­li­ser Va­len­ti­no à Ara­gon, on me­sure aus­si les pro­grès de la mé­de­cine et des in­ter­ven­tions chi­rur­gi­cales. »

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