Who’s the boss?

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En fin de sai­son, il est tou­jours in­té­res­sant de se pen­cher sur le cas des six cham­pion­nats ma­jeurs que sont le MX2, le MXGP ain­si que les cham­pion­nats US de SX et de MX 250/450. À par­tir de là, la ré­dac­tion D’MX Ma­ga­zine a éta­bli son top dix des meilleurs ri­ders de 2017.

Vice-cham­pion Su­per­cross pour cinq pe­tits points der­rière Ryan Dun­gey après avoir rem­por­té la ba­ga­telle de neuf fi­nales, ce qui fait de lui le meilleur per­for­mer du cham­pion­nat, Eli To­mac a cra­qué men­ta­le­ment du cô­té d’east Ru­ther­ford alors qu’il ve­nait de s’em­pa­rer de la plaque rouge. En dé­pit de ce­la, l’of­fi- ciel Ka­wa­sa­ki Mons­ter Ener­gy a vé­cu cette an­née sa plus belle sai­son SX de­puis son pas­sage en 450. Ça ne fait pas de doute, ET3 était le plus ra­pide. Il s’est of­fert une re­mon­tée fan­tas­tique avant de perdre pied lors de l’avant­der­nier round. Il nous a ré­ga­lés toute l’an­née par son at­taque et ses co­me­back d’outre-tombe. Dun­gey à la re­traite, on peut donc lo­gi­que­ment consi­dé­rer To­mac au­jourd’hui comme le meilleur pi­lote de Su­per­cross du monde. En l’ab­sence du cham­pion en titre Ken Roc­zen, le ri­der Ka­wa, dau­phin de l’al­le­mand en 2016, était bien évi­dem­ment an­non­cé comme le fa­vo­ri de l’out­door. Vain­queur de l’ou­ver­ture du cham­pion­nat à Sa­cra­men­to (1/1), de nou­veau sur la plus haute marche du podium du cô­té de Ten­nes­see (2/1), Red Bud (1/1) et Sou­th­wick (1/1), To­mac a donc rem­por­té quatre courses et neuf manches. Ti­tré pour la pre­mière fois de­puis son sacre 250 MX 2013, il a donc ou­vert son comp­teur chez les gros bras. Mais comme en SX, sa fin de sai­son laisse en­tre­voir quelques failles. Vain­queur d’une seule manche sur les dix der­nières du cham­pion­nat, l’amé­ri­cain a de nou­veau com­mis pas mal d’er­reurs, prou­vant qu’il se montre sou­vent fé­brile au mo­ment de conclure. Il n’en reste pas moins notre nu­mé­ro un du clas­se­ment mon­dial compte te­nu de ses ré­sul­tats dans les deux cham­pion­nats. Vi­ce­cham­pion SX, cham­pion MX, il n’est vrai­ment pas pas­sé loin du dou­blé. À lui main­te­nant d’en­chaî­ner avec une sé­rie comme Villo­po­to et Dun­gey ont su le faire ces der­nières an­nées. Pour ce­la, il fau­dra clai­re­ment cor­ri­ger quelques pe­tits dé­tails.

« Vice-cham­pion SX, cham­pion MX, ET3 est pas­sé tout proche de la sai­son par­faite! »

Même s’il a mis un terme à sa car­rière en mai der­nier après un qua­trième et der­nier titre 450 SX dé­cro­ché à Las Ve­gas, Ryan Dun­gey fait bien évi­dem­ment par­tie de notre top dix des meilleurs pi­lotes de la sai­son 2017. Après ré­flexion, nous avons dé­ci­dé de lui at­tri­buer la plaque de nu­mé­ro deux der­rière son com­pa­triote Eli To­mac et juste de­vant son ex-team­mate chez KTM Red Bull Mar­vin Mus­quin. Cette sai­son, RD n’a pas réus­si son an­née la plus im­pres­sion­nante, n’a rem­por­té que trois fi­nales de su­per­cross. Mais men­ta­le­ment, il a ac­com­pli quelque chose d’énorme en ter­ras­sant To­mac lors des deux der­nières courses d’east Ru­ther­ford et Las Ve­gas. Au­teur d’un ex­cellent dé­but de cham­pion­nat (2/2/1) alors que son ri­val n’était pas en­core dans le coup, Dun­gey a pris la plaque rouge avant de voir To­mac lui mettre la pres­sion tous les week-ends au point de com­bler un re­tard de 29 points ac­cu­mu­lé après six courses. Cette an­née, le ri­der Ka­té a fait par­ler son sens de la stra­té­gie et son ex­pé­rience sans ja­mais s’af­fo­ler. Même après avoir per­du la tête du cham­pion­nat, il est tou­jours res­té confiant quant à l’is­sue fi­nale. Sur les deux der­nières courses, son sang-froid a fait la dif­fé­rence. En vi­tesse de pointe, en in­ten­si­té, il était en des­sous du ni­veau pro­po­sé par To­mac. Mais après dix­sept rounds, c’est lui qui est sor­ti vain­queur de cet af­fron­te­ment. Dun­gey a été moins brillant que To­mac, mais c’est bien son nom qui est ins­crit sur les ta­blettes de L’AMA. Ab­sent de l’out­door, c’est pour ce­la que nous le pla­çons en se­conde po­si­tion. En 2017, RD a ga­gné le cham­pion­nat le plus dur et le plus mé­dia­tique du monde avant de sor­tir par la grande porte. Il res­te­ra à ja­mais par­mi les plus grands pi­lotes de tous les temps, la lec­ture de son pal­ma­rès est là pour l’at­tes­ter. Tout le monde sait bien que s’il s’était ali­gné en MX 450, il se se­rait bien évi­dem­ment une fois de plus bat­tu pour le titre.

Stats 2017 > Vic­toires SX > Po­diums SX

« Cham­pion SX cette sai­son pour la qua­trième fois, Dun­gey est au­jourd’hui un jeune re­trai­té! »

Pour sa se­conde an­née en 450 aux USA, Mar­vin Mus­quin a clai­re­ment pas­sé un cap. Im­pres­sion­nant en SX et vain­queur de ses deux pre­mières fi­nales à Ar­ling­ton et Seat­tle, au­teur de huit po­diums sup­plé­men­taires, l’of­fi­ciel KTM Red Bull s’est of­fert la troi­sième place du cham­pion­nat. En ba­garre pour le titre jus­qu’à To­ron­to, un pe­tit pé­pin phy­sique lui a fait perdre le contact avec le duo Dun­gey/to­mac avant que le Fran­çais ne re­trouve son meilleur ni­veau. Au­jourd’hui, MM25 est au som­met de son art en SX et peut être consi­dé­ré comme un cham­pion US 450 po­ten­tiel. Nu­mé­ro un chez KTM Red Bull en 2018, l’usine au­tri­chienne et Ro­ger De Cos­ter ont une confiance to­tale en lui. Avec son ex­pé­rience, ses titres dé­jà ac­quis, le Fran­çais est prêt pour as­su­mer ce sta­tut. Il l’a dé­mon­tré en out­door ces der­niers mois. Vain­queur pour la pre­mière fois de sa car­rière d’un Pro­mo- to­cross en 450 à Glen He­len, il s’est en­suite of­fert trois dou­blés consé­cu­tifs du cô­té de Mill­ville, Wa­shou­gal et Una­dilla. Sans sa bles­sure au ge­nou qui l’a han­di­ca­pé pen­dant deux courses, To­mac au­rait eu beau­coup de sou­ci à se faire pour le titre. Fi­na­le­ment vice-cham­pion après sa troi­sième place de l’an pas­sé, Mus­quin n’a ja­mais été aus­si fort. Au­jourd’hui, Mar­vin peut ga­gner de­vant n’im­porte qui en su­per­cross et en MX 450, ce que très peu de ri­ders sont ca­pables de faire. Compte te­nu de toutes ces in­for­ma­tions, il prend lo­gi­que­ment la troi­sième place de notre clas­se­ment mon­dial 2017. Après ses deux titres mon­diaux MX2 et son sacre en SX Lites, une cou­ronne US chez les ca­dors des 450 vien­drait cou­ron­ner une car­rière dé­jà ex­cep­tion­nelle. Le Fran­çais a ga­gné des courses en MX2, MX Lites, SX Lites, MX et SX 450, soit toutes les ca­té­go­ries phares du cross mon­dial, hor­mis le MXGP qu’il n’a ja­mais dis­pu­té. Il compte aus­si le MX des Na­tions 2015 à son pal­ma­rès. Mus­quin n’a ja­mais été aus­si fort qu’ac­tuel­le­ment. Après quelques jours sans mo­to pour lais­ser son ge­nou se re­po­ser en septembre, on le re­trou­ve­ra à la Mons­ter Cup puis sur les SX de Pa­ris et Ge­nève afin de pré­pa­rer 2018.

« Mar­vin Mus­quin sort de la plus belle sai­son de sa car­rière aux USA! »

Le troi­sième homme de notre clas­se­ment 2017 se nomme An­to­nio Cai­ro­li. Cham­pion du monde pour la neu­vième fois de sa car­rière, TC222 a re­trou­vé son meilleur ni­veau après deux sai­sons plus dif­fi­ciles. Do­mi­na­teur cette sai­son face à la jeu­nesse d’her­lings et Ga­j­ser, plus fort que ses ri­vaux ha­bi­tuels que sont Pau­lin et De­salle, l’ita­lien s’est of­fert une sai­son par­faite. À 32 ans, l’of­fi­ciel KTM Red Bull n’est plus qu’à un titre du King Ste­fan Everts. Avec plus de quatre-vingts Grands Prix rem­por­tés, il s’im­pose comme une lé­gende vi­vante du MX mon­dial. S’il n’est que qua­trième de ce clas­se­ment, c’est tout sim­ple­ment parce qu’il ne roule pas en su­per­cross. Sur une piste de mo­to­cross, il est re­dou­table, mais To­mac comme Mus­quin sont bien évi­dem­ment ca­pables de jouer avec lui. Sur une piste de SX US, l’in­verse n’est pas pos­sible et l’ita­lien n’au­rait au­cune chance de s’ap­pro­cher du ni­veau des pi­lotes Ka­wa­sa­ki et KTM. En 2018, il re­par­ti­ra pour une dixième sai­son consé­cu­tive en MXGP, tou­jours chez KTM Red Bull avec qui il est sous contrat. Une an­née qui pour­rait lui per­mettre d’éga­ler le record du Belge, mais éga­le­ment une an­née qui se­ra sans doute très com­pli­quée compte te­nu de la mon­tée en puis­sance de Jef­frey Her­lings et du re­tour en forme de Ga­j­ser. Si notre clas­se­ment mon­dial était of­fi­ciel, Cai­ro­li por­te­rait donc le nu­mé­ro quatre l’an pro­chain.

Stats 2017 > Vic­toires :6 > Vic­toires de manches > Po­diums :6

« Cham­pion du monde pour la 9e fois, Cai­ro­li est un monstre sa­cré! »

Pre­mier et seul ri­der 250 à en­trer dans notre top ten, Zach Os­borne pointe en sixième po­si­tion. Pour lui, 2017 res­te­ra à ja­mais l’an­née de la ma­tu­ri­té. Pro de­puis onze ans, l’amé­ri­cain n’a pas connu un par­cours clas­sique. An­non­cé comme une fu­ture star très jeune, il s’est per­du avant de re­bon­dir en MX2 sous la hou­lette de Steve Dixon. Après plu­sieurs sai­sons de GP, le gar­çon dé­cide de ren­trer à la mai­son en si­gnant chez Gei­co Hon­da en 2013. Après deux ans en rouge, il re­joint le team HVA Rocks­tar Ener­gy. Avec cette équipe, il rem­porte sa pre­mière course pro l’an der­nier à Budds Creek avant de pré­pa­rer 2017 pour la pre­mière fois au sein de la cé­lèbre Ba­ker’s Fac­to­ry aux cô­tés de Dun­gey, Mus­quin et An­der­son. Au sor­tir de cette nou­velle pré­pa­ra­tion hi­ver­nale, Za­cho n’a pas tar­dé à briller en SX, rem­por­tant sa pre­mière fi­nale le 25 fé­vrier à At­lan­ta. Cham­pion à la suite d’une course hal­lu­ci­nante à Ve­gas, il en­chaîne avec un out­door de très haut ni­veau mar­qué par onze po­diums en douze courses. Avec ses perfs, il s’est aus­si of­fert une pre­mière sé­lec­tion avec le team US du MXDN dont il a été nom­mé ca­pi­taine. En 2018, Os­borne se­ra au gui­don d’une 450 avec l’ob­jec­tif de vite trou­ver sa place chez les gros bras. On lui sou­haite de connaître la même adap­ta­tion à la ca­té­go­rie que Mus­quin. Les deux hommes sont de la même gé­né­ra­tion et rou­laient dé­jà en­semble en GP avant de se re­trou­ver l’hi­ver der­nier pour s’en­traî­ner en Flo­ride. La tran­si­tion 250/450 n’est pas tou­jours évi­dente, Coo­per Webb, double cham­pion SX/MX 250 2016, vient de le dé­mon­trer. Mais Os­borne n’a ja­mais été aus­si fort et semble prêt pour le grand saut.

« Double cham­pion US en 2017, Os­borne est l’unique pi­lote 250 de notre top 10 mon­dial! »

Vice- cham­pion du monde MXGP en 2015 pour ses dé­buts au HRC, au­teur d’une sai­son com­pli­quée l’an der­nier mar­quée par une grave bles­sure aux ver­tèbres, Gau- tier Pau­lin re­vit en 2017. Comme un pois­son dans l’eau chez HVA Rocks­tar Ener­gy, com­plè­te­ment en phase avec sa nou­velle ma­chine, ce qui n’était pas le cas de­puis deux ans, GP21 a re­trou­vé son ef­fi­ca­ci­té. Après trois pre­mières courses pour se mettre dans le rythme, le Fran­çais s’est of­fert son pre­mier podium (3/3) au Mexique. De­puis, il n’a ces­sé de rou­ler de­vant hor­mis une course moyenne au Por­tu­gal. Vain­queur à Val­kens­waard (1/2), sou­vent sur les po­diums, tou­jours dans le groupe de tête au dé­part, Pau­lin a re­pris son rôle de nu­mé­ro un fran­çais en MXGP. En ba­garre toute la sai­son avec De­salle et Her­lings pour le podium fi­nal du cham­pion­nat, 2017 lui a bien per­mis de se re­mettre sur les rails du suc­cès. À 27 ans, pour sa dixième sai­son de Mon­dial, Gautier a re­trou­vé la confiance. Il in­tègre notre top dix des dix meilleurs pi­lotes de l’an­née en hui­tième po­si­tion. Si comme la plu­part des top guns du MXGP, Pau­lin ne roule pas en SX, on l’a dé­jà vu par le pas­sé évo­luer en su­per­cross où son po­ten­tiel est in­con­tes­table. Une nou­velle fois ca­pi­taine de l’équipe de France des Na­tions, il a fê­té à Mat­ter­ley Ba­sin sa neu­vième sé­lec­tion consé­cu­tive, un record.

Stats 2017 > Vic­toires :1 > Vic­toires de manches > Po­diums :6

« Après une sai­son com­pli­quée en 2016, GP21 s’est re­lan­cé chez HVA Rocks­tar! »

Plu­sieurs autres ri­ders étaient à la lutte pour in­té­grer notre top dix mon­dial 2017. Il a fal­lu faire des choix et en ex­clure quelques-uns. Vous trou­ve­rez ci-après la liste des hommes qui res­tent à la li­sière de notre clas­se­ment.

Tim Ga­j­ser (Hon) Cham­pion du monde MXGP l’an pas­sé, le pi­lote du HRC ter­mine sa se­conde sai­son 450 à la cin­quième place du cham­pion­nat. Ex­cellent en dé­but de sai­son, vain­queur de deux GP et cinq manches, il s’est en­suite bles­sé en Let­to­nie. De re­tour après plu­sieurs se­maines, vain­queur en Suède, sa sai­son a dé­mon­tré que le plus dur était bien de confir­mer.

Pauls Jo­nass (KTM) Cham­pion du monde MX2 pour la pre­mière fois de sa car­rière, do­mi­na­teur au gui­don de sa KTM of­fi­cielle, Pauls Jo­nass mé­ri­té bien évi­dem­ment que l’on men­tionne sa sai­son. Le ni­veau gé­né­ral du MX2 cette sai­son ex­plique en grande par­tie son ab­sence dans le top dix. Le Let­ton n’en reste pas moins l’un des hommes forts de l’an­née.

Cole See­ly (Hon) Sep­tième du SX US après avoir man­qué quatre courses sur bles­sures et si­gné deux po­diums, cin­quième de l’out­door, le pi­lote du HRC s’est of­fert une sai­son ré­gu­lière même s’il n’a pas rem­por­té de courses.

Adam Cian­cia­ru­lo (Kaw) Vice-cham­pion SX 250 East coast, troi­sième de l’out­door en rem­por­tant la pre­mière course de sa car­rière, Adam Cian­cia­ru­lo a en­fin réus­si à bou­cler une sai­son amé­ri­caine complète. Le jeune pi­lote Ka­wa­sa­ki Pro Cir­cuit peut être consi­dé­ré comme le nu­mé­ro deux US en 250 der­rière Os­borne.

Eli To­mac Ryan Dun­gey Mar­vin Mus­quin An­to­nio Cai­ro­li Jef­frey Her­lings Zach Os­borne Blake Bag­gett Gautier Pau­lin Ja­son An­der­son Clé­ment De­salle

Eli To­mac est le nu­mé­ro un de notre clas­se­ment!

Vice-cham­pion SX avec neuf fi­nales rem­por­tées, ET3 a man­qué le titre de jus­tesse…

Comme Ni­co Ros­berg en For­mule 1 l’an der­nier, Dun­gey a pris la dé­ci­sion de mettre un terme à sa car­rière au som­met de son art!

Vice-cham­pion MX 450 cette sai­son, MM25 s’est of­fert ses pre­miers suc­cès dans la ca­té­go­rie.

L’of­fi­ciel KTM Red Bull a rem­por­té deux fi­nales de SX 450 en 2017.

Cham­pion du monde pour la neu­vième fois de sa car­rière, Cai­ro­li est une lé­gende vi­vante du MX mon­dial !

Zach Os­borne vient de si­gner la sai­son par­faite!

Gautier Pau­lin a re­trou­vé le podium fi­nal du mon­dial MXGP au gui­don de son HVA d’usine!

GP21 s’est im­po­sé cette an­née dans les sables de Val­kens­waard.

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