FOOT­BALL «Me lâ­cher plei­ne­ment»

Vincent Ko­ziel­lo fait dé­sor­mais par­tie des “an­ciens” au club. A bien­tôt 22 ans, le mi­lieu a le sen­ti­ment de pou­voir fran­chir un cap dans sa pro­gres­sion et ap­por­ter da­van­tage of­fen­si­ve­ment

Nice-Matin (Cannes) - - Sports - W. H.

Il n’au­ra 22 ans qu’à la fin du mois (28 oc­tobre). Et pour­tant Vincent Ko­ziel­lo fait par­tie des “an­ciens” à l’OGC Nice. Le na­tif de Grasse ap­proche à grands pas de la cen­taine de matchs pro­fes­sion­nels pour sa qua­trième sai­son dans l’élite (91 toutes com­pé­ti­tions confon­dues). Plé­bis­ci­té comme ré­vé­la­tion du cham­pion­nat 2015-16, le mi­lieu de ter­rain a connu le doute et la res­tric­tion de son temps de jeu la sai­son der­nière. « Mais mon jeu n’a ja­mais chan­gé. Je veux seule­ment pro­gres­ser » a vou­lu faire sa­voir le pe­tit blond (1,68 m) aux yeux bleus qui, se­lon nos in­for­ma­tions, a ré­cem­ment vu son sa­laire re­va­lo­ri­sé sur son contrat qui prend fin en 2019.

Vincent, comment avez-vous vé­cu ce dé­mé­na­ge­ment dans le nou­veau camp d’en­traî­ne­ment ?

C’est su­perbe, on a de belles struc­tures pour conti­nuer de pro­gres­ser dans notre mé­tier. C’est grand, je me perds en­core par­fois dans les cou­loirs (sou­rires). On passe plus de temps au club, dans la salle de mus­cu, la salle de soins, la bal­néo... Cer­tains ont même dé­jà pro­fi­té du ter­rain de boules sur le toit, Lees-Me­lou, Sou­quet, “Car­di” et Na­bil, l’in­ten­dant, jouent pas mal.

La dé­faite contre l’OM a été longue à di­gé­rer ?

On n’a tou­jours pas vrai­ment com­pris comment on a pu perdre. On a lâ­ché col­lec­ti­ve­ment alors qu’on avait les cartes en main. C’est frus­trant parce qu’on avait la pos­si­bi­li­té de re­pas­ser dans le top  après notre dé­but de sai­son com­pli­qué. Mais le cham­pion­nat est en­core long et on n’est pas très loin. C’est l’en­vie de re­ga­gner des matchs qui nous ha­bite dé­sor­mais.

Comment ana­ly­sez-vous les ré­cents pro­blèmes dé­fen­sifs ?

On avait re­trou­vé une cer­taine sé­ré­ni­té mais prendre quatre buts en vingt mi­nutes, ce n’est pas ac­cep­table. Ce n’est pas la dé­fense qu’il faut poin­ter du doigt, c’est tout le groupe comme on l’a vu sur les vi­déos. Il faut être plus concen­tré sur le pla­ce­ment, ac­cen­tuer les ef­forts sur les courses de re­tour aus­si.

Vous res­sen­tez une forme de pres­sion à cause du dé­fi­cit de points ?

Non, il ne faut pas ou­blier qu’on est un club en dé­ve­lop­pe­ment. On veut rat­tra­per les points per­dus contre Mar­seille, ça passe par Mont­pel­lier. Ils sortent de deux bons matchs nuls contre Pa­ris et Mo­na­co. On y va avec une grosse am­bi­tion. Si on pro­duit notre jeu, il n’y au­ra pas de sou­cis.

On vous a vu tra­vailler de­vant le but en fin de séance, au cô­té de Snei­j­der. Il est plu­tôt adroit de­vant le but...

Très adroit même, c’était dif­fi­cile de suivre son rythme (sou­rires). C’est un top player. Au ni­veau du contrôle de balle, des vo­lées, il est im­pres­sion­nant. C’est un plai­sir de pou­voir pro­gres­ser à cô­té d’un joueur de ce ca­libre. Il est sym­pa, très pro­fes­sion­nel. Il est bien en jambes. Il a rat­tra­pé son re­tard dans la pré­pa,

‘‘ je le trouve dy­na­mique sur les pre­miers ap­puis.

Ma­rio Ba­lo­tel­li était semble-t-il dé­çu pour sa part de ne pas avoir été convo­qué avec l’Ita­lie. Se­lon vous, il le mé­ri­te­rait ?

Il ne nous a rien dit, mais on sait que c’est son ob­jec­tif. Oui, il le mé­ri­te­rait. Il est plus fort que l’an der­nier, il a gar­dé ses qua­li­tés de bu­teur et fait da­van­tage de re­plis dé­fen­sifs, il par­ti­cipe da­van­tage dans le jeu.

Que pen­sez-vous de votre dé­but de sai­son per­son­nel?

Je suis plu­tôt sa­tis­fait, même s’il y a en­core des choses que j’ai­me­rais amé­lio­rer. Comme mon jeu vers l’avant. Je dois es­sayer de me lâ­cher da­van­tage sur le ter­rain, parce que j’ai le sen­ti­ment de pou­voir faire plus of­fen­si­ve­ment. Avec des passes qui cassent les lignes, de la per­cus­sion balle au pied aus­si... J’es­saye de le mettre en place à l’en­traî­ne­ment, je sens que je pro­gresse. Me reste à le re­trans­crire en match, me lâ­cher plei­ne­ment. C’est frus­trant parce que je ne fais pas de mau­vais matchs, mais pas de matchs pleins non plus. Je sens que ça va ve­nir, j’ai un bon re­tour des ad­joints, ils me disent que je suis en train de fran­chir un cap. Mon jeu n’a ja­mais chan­gé de­puis ma pre­mière sai­son en pro­fes­sion­nel, mais j’ai­me­rais pro­gres­ser et avoir plu­sieurs cordes à mon arc.

Ma­rio est plus fort que l’an der­nier”

« Je ne fais pas de mau­vais matchs, mais pas de matchs pleins non plus » avoue le mi­lieu de ter­rain. (Pho­to J-F. Ot­to­nel­lo)

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