CHI­RON, L’HOMME

Bugatti rend hom­mage à son cham­pion d’avant-guerre.

Octane (France) - - Bugatti Chiron -

La nou­velle su­per­car Bugatti em­prunte son pa­tro­nyme à l’homme fort des pre­mières vic­toires de la marque. Louis Chi­ron est né à Monaco en 1899 et pi­lote sous les ordres du Ma­ré­chal Foch lors de la Pre­mière Guerre mon­diale. À la suite de quoi, il de­vient le “ga­lant” des riches dames de l’hôtel de Pa­ris avant de prendre part à ses pre­mières courses au vo­lant d’une Bugatti Bres­cia, puis d’une T35.

En 1926, il achète une T35B avec l’aide du ma­gnat de la phar­ma­ceu­tique, Al­fred Hoff­man. Les suc­cès en Grand Prix ne se font pas at­tendre : six vic­toires en 1928 et deux en 1929. Cette même an­née, il met sur pied le pre­mier Grand Prix de Monaco. Mal­gré six vic­toires en GP les an­nées sui­vantes, Hoff­man congé­die Chi­ron. L’équipe Bugatti, pour la­quelle il pi­lote éga­le­ment, en fait au­tant, Chi­ron étant in­ca­pable de suivre les consignes.

Ain­si, il se re­trouve en 1933 à mon­ter une équipe avec Ru­dolf Ca­rac­cio­la, avant de prendre le vo­lant des Al­fa Ro­meo de la Scu­de­ria Fer­ra­ri. En 1936, chez Mer­cedes-benz cette fois, il est vic­time d’un sé­rieux ac­ci­dent au GP d’al­le­magne. Il quitte alors la scène mais y fe­ra son re­tour après la Se­conde Guerre mon­diale, d’abord chez Tal­bot-la­go, puis chez Ma­se­ra­ti où il rem­por­te­ra le Grand Prix de France en 1949. Ce n’est qu’en 1956 qu’il ar­rête de cou­rir, ce qui ne l’em­pê­che­ra pas d’être l’or­ga­ni­sa­teur du Grand Prix de Monaco jus­qu’à sa mort en 1979. L’homme, bien que dé­bon­naire, est aus­si à l’ori­gine d’un scan­dale. En 1949, il ac­cuse la pi­lote Hel­lé Nice d’avoir tra­vaillé pour la Ges­ta­po. Mal­gré les dé­men­tis, la car­rière de cette der­nière fut anéan­tie. À ce jour, le mo­tif des al­lé­ga­tions de Chi­ron reste flou.

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