Bien man­ger à pe­tits prix, c’est pos­sible?

Avoir une ali­men­ta­tion quo­ti­dienne équi­li­brée sans se rui­ner ? Dé­mons­tra­tion avec nos 5 as­tuces à di­men­sion éthique.

Parents - - Ma Tribu/Les Aliments Bonne Santé - R.D.

Oui, avec les pa­niers

Leur prin­cipe? Sur abon­ne­ment, on ré­cu­père chaque se­maine son pa­nier de fruits et légumes frais dans un point re­lais. Le plus sou­vent, les pro­duits sont is­sus d’une agri­cul­ture lo­cale, rai­son­née ou bio. Cer­taines en­seignes pro­posent d’ajou­ter des cé­réales, des pro­duits lai­tiers ou de la vo­laille à votre pa­nier. À Mar­seille, “Les pa­niers mar­seillais” pro­posent dif­fé­rents for­mats. « Avec le pa­nier 2 per­sonnes à 15 eu­ros, on peut pré­pa­rer 10 re­pas vé­gé­ta­riens pour deux, soit 1,50 eu­ro le re­pas », ex­plique Agnès Ke­ne­di Hain­caud, ani­ma­trice du ré­seau. « Se­lon l’étude que nous avons réa­li­sée en 2013, nos pa­niers pour 2 coûtent en moyenne 19 eu­ros en su­per­mar­chés et 30 eu­ros en ma­ga­sins bios », ter­mine-t-elle. Outre l’éco­no­mie réa­li­sée, les pa­niers ont un fonc­tion­ne­ment so­li­daire qui vise à main­te­nir l’agri­cul­ture pay­sanne. L’en­seigne Bio c’Bon lance, quant à elle, un pa­nier spé­cial pe­tits pots de bé­bé qui contient les justes quan­ti­tés de fruits et légumes né­ces­saires pour cui­si­ner 14 pe­tits pots d’en­vi­ron 120 g cha­cun ; 7 sa­lés et 7 su­crés. Le tout pour 8 eu­ros, soit 0,57 cent l’uni­té. Ce qui re­pré­sente une éco­no­mie sur le coût moyen d’un pe­tit pot d’en­vi­ron 1 eu­ro sur cer­taines ré­fé­rences bios ! www.les­pa­niers­mar­seillais.org. www.bio-c-bon.eu/fr

Oui, avec la cueillette à la ferme

Vous cher­chez des pro­duits ar­chi frais à cueillir et à cui­si­ner le jour même ? Cou­rez à la ferme ! De nom­breuses ex­ploi­ta­tions offrent à leurs vi­si­teurs la pos­si­bi­li­té de ré­col­ter eux-mêmes leurs fruits et leurs légumes, et les en­fants adorent. C’est le cas, à La Ferme du Ro­cher, à Ro­que­brune-sur-Ar­gens, dans le Var : « Notre culture est bio à 97 %, mais nos pri­meurs sont moins chers que ceux que nous trou­vons en ma­ga­sins bios », ex­plique Franck, le co­gé­rant. « Nous prô­nons éga­le­ment une éco­no­mie an­ti-gas­pillage puisque les gens qui viennent ne cueillent gé­né­ra­le­ment qu’1 kg de chaque pro­duit et re­passent ré­gu­liè­re­ment pour se ré­ap­pro­vi­sion­ner. La cueillette est un vé­ri­table plai­sir ! », pré­cise le gé­rant. En plus, pour cer­tains pro­duits ven­dus à la pièce, comme les sa­lades et les concombres, les pe­tits vi­si­teurs peuvent se lan­cer dans le ra­mas­sage des plus beaux spé­ci­mens pour nour­rir toute la tri­bu à moindre coût. www.fer­me­du­ro­cher.com

Oui, en cui­si­nant les restes

Ne je­tez plus les restes de vos plats cui­si­nés (avec amour) pour votre tri­bu! Re­cy­clez-les dans des re­cettes simples, in­ven­tives et éco­no­miques qui ont du goût. Votre pain est sec ? Émiet­tez-le pour en faire de la cha­pe­lure ou uti­li­sez-le pour épais­sir une soupe, la pu­rée de bé­bé ou faire des croû­tons. Le riz, les pâtes et toutes les cé­réales se re­cyclent à l’in­fi­ni dans vos re­cettes de sa­lades froides ou en ver­sion chaude en gra­tins. Il vous reste de la viande ou du pois­son en sauce? Gar­nis­sez pommes de terre et cour­gettes pour cui­si­ner de sa­vou­reux farcis de der­nière minute ou faites un gra­tin pour vos en­fants. Vous avez uti­li­sé des gousses de va­nille pour par­fu­mer un des­sert ? Gar­dez-les pour par­fu­mer votre sucre en poudre que vous con­ser­vez dans un bo­cal en verre. Même les éplu­chures (les fanes de ca­rottes, la peau des légumes) se re­cyclent en soupes et en bouillons.

Oui, en ache­tant sa nour­ri­ture en vrac

«Avec le vrac, on éco­no­mise jus­qu’à 15% sur cer­tains pro­duits comme les cé­réales, les lé­gu­mi­neuses, la ta­pe­nade ou les pé­pites de chocolat », ex­plique Dai­sy, fon­da­trice de l’épi­ce­rie “Au grain près”*. Le prin­cipe? Au lieu d’être em­bal­lées dans des boîtes et des sa­chets en plas­tique (comme ha­bi­tuel­le­ment), les den­rées sont pré­sen­tées dans des bacs et s’achètent au poids. « Ça en­cou­rage les consom­ma­teurs à vi­ser la juste quan­ti­té pour une re­cette ou pour un nombre pré­cis de convives. Ils réa­lisent ain­si des éco­no­mies qui s’ex­pliquent, en par­tie, par l’ab­sence de pa­cka­ging su­per­flu », pré­cise-t-elle. C’est pour­quoi, il est conseillé de se rendre dans une épi­ce­rie qui vend en vrac avec son propre conte­nant. De l’huile d’olive aux pro­duits mé­na­gers, les en­seignes dé­diées au 100 % vrac se mul­ti­plient. Rap­pe­lons que les ma­ga­sins bios pro­posent aus­si, de­puis long­temps, quelques pro­duits au poids comme les cé­réales, les gâ­teaux ou les oléa­gi­neux. www.au­grainpres.com

Oui, en shop­pant les in­ven­dus du jour

« L’appli Too Good To Go per­met de man­ger de bons pro­duits à prix ré­duits, tout en li­mi­tant le gas­pillage ali­men­taire. Via un sys­tème de ré­ser­va­tion, on ré­cu­père les pro­duits du jour in­ven­dus par les res­tau­rants ou les com­mer­çants de proxi­mi­té à prix cas­sés ! « Au lieu de je­ter les den­rées ali­men­taires de la jour­née, le com­mer­çant a la pos­si­bi­li­té de les bra­der à 60 ou 70 % de leur ta­rif d’ori­gine et le consom­ma­teur d’en pro­fi­ter », ex­plique Ca­mille Col­bus, di­rec­trice des opé­ra­tions. Pe­tits plats, pa­niers pri­meur, buf­fets de res­tau­rants, grâce à cette appli ma­line, on réa­lise “éthi­que­ment” des éco­no­mies. www.too­good­to­go.fr

per­met Faire son mar­ché moins d'ache­ter des pro­duits qua­li­té. chers et de meilleure

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