Cher love coach

Playboy (France) - - Le Courrier Du Love -

Parce que la vie n’est pas aus­si simple que dans La La Land, Sélim Niederhoffer, coach du love chez Play­boy et Art­de­se­duire.com, vient au se­cours des âmes frois­sées par leurs mésa­ven­tures di­gi­tales et autres...

JE GA­LÈRE SUR TINDER

«Je n’ar­rive pas à com­prendre pour­quoi je matche avec des femmes sur les ap­plis de ren­contres, mais après, il ne se passe rien. J’en­gage la conver­sa­tion mais elles ré­pondent ra­re­ment. Et quand elles ré­pondent, on n’a plus rien à se dire au bout d’un mo­ment. Com­ment je fais pour m’amé­lio­rer ?» Ga­briel, 33 ans, Bor­deaux

Hel­lo Ga­briel. Si je te di­sais que tu avais la ré­ponse dans ta ques­tion ? Tu me parles d’ap­pli de ren­contres puis de bla­bla. Ne perds pas de vue l’ob­jec­tif de ces ou­tils:la ren­contre phy­sique avec la fille ! Il faut qu’elle ait lieu et que tu la sug­gères ra­pi­de­ment, car les ap­plis comme Happn ou Tinder sont des en­vi­ron­ne­ments hau­te­ment concur­ren­tiels pour les mecs nor­maux comme toi et moi. D’une bulle de conver­sa­tion à l’autre, ta fu­ture pro­mise passe du sur­fer sty­lé au ban­quier li­bi­di­neux à l’étu­diant en lettres. A toi de la for­cer à vite prendre une dé­ci­sion. Mon con­seil qui tue : pro­pose un ren­dez­vous dès la pre­mière conver­sa­tion. Pri­vi­lé­gie les ac­ti­vi­tés ori­gi­nales, qu’il s’agisse d’al­ler faire un tour à Dar­win, vi­si­ter le Grand théâtre ou ad­mi­rer un cou­cher de so­leil sur la plus belle je­tée du monde à An­der­nosles-Bains. En at­ten­dant, mise tout sur le mou­ve­ment et l’ef­fet de sur­prise au lieu de t’en­li­ser et perdre toute a ten­sion sexuelle et dieu de Tinder tu de­vien­dras.

JE VEUX DE L’AMOUR

« Etre un play­boy, ça va cinq mi­nutes, mais là ça fait cinq ans que je ne fais que bai­ser sans réus­sir à m’at­ta­cher. Com­ment je fais pour trou­ver une femme qui me donne en­vie de res­ter avec elle ?» Sa­muel, 41 ans, Pa­ris

Sa­lut Sa­muel. Pro­blème de riche… ou pro­blème de cur­seur ? J’ai ten­dance à res­pon­sa­bi­li­ser les hommes que je conseille. La perfection, bien qu’étant un nom fé­mi­nin, n’existe pas, ni chez les hommes ni chez les femmes. Sans même te connaître, je t’ima­gine idéa­liste, égoïste ro­man­tique au coeur bri­sé qui tombe amou­reux à chaque re­gard échan­gé, shoo­té à l’adré­na­line d’une nou­velle cam­brure, d’une paire de seins in­con­nus, de jo­lies fesses où s’agrip­per, tou­jours à la re­cherche de sen­sa­tions in­édites. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs: en­fin si, par­fois, mais elles ont toutes leurs dé­fauts. A toi de dé­ci­der des qua­li­tés ( réa­listes ) que tu re­cherches, à toi de gar­der celle dont les «pé­chés» te semblent sup­por­tables au quo­ti­dien. Je te conseille­rais bien de quit­ter quelque temps Pa­ris, aus­si: dans The Pa­ra­dox of Choice, le psy­cho­logue Bar­ry Sch­wartz ex­plique que plus on a le choix, plus on est mal­heu­reux. L’amour se­rait-il vrai­ment dans le pré, OKLM à Gué­ret ?

LARGUÉ DE TOUTES PARTS

« Ma der­nière com­pagne m’a trom­pé. Elle est par­tie avec mon meilleur ami qui ne me parle plus non plus. Je me sens seul et vrai­ment aban­don­né et je n’ar­rive plus à faire confiance aux femmes. Un con­seil ?» Fa­rid, 27 ans, Rennes

Bon­jour fa­rid. Dé­so­lé de te faire grat­ter le fonds de la pis­cine: il va fal­loir que tu fasses le deuil non pas d’une re­la­tion, mais de deux, et que tu ac­ceptes la tra­hi­son qui s’ajoute à la rup­ture, le tout sans boire une goutte d’al­cool pour noyer ton cha­grin – ça ne fe­rait que l’em­pi­rer. Mais res­tons po­si­tif, il vaut mieux qu’elle soit par­tie main­te­nant plu­tôt qu’elle ne te trompe pen­dant dix ans, non ? Ré­jouis-toi, ton em­ploi du temps vient de se li­bé­rer : ou­blie un mo­ment les sites de cul, pro­fite d’ab­sence de contraintes pour te re­prendre en main et lire Na­bo­kov, Ro­bert Greene, De­leuze et Der­ri­da, de­ve­nir in­col­lable sur la fil­mo­gra­phie de Jo­nah Hill, t’abon­ner à la salle de sport pour me mus­cler tout ça ou dé­mar­rer l’en­traî­ne­ment pour rem­por­ter un bra­ce­let au wSOP à Las ve­gas. Good luck !

LE COUP DE LA PANNE

« vous n’al­lez pro­ba­ble­ment pas me croire mais c’est la pre­mière fois que je n’y ar­rive pas. Elle était su­blime, douce, ter­ri­ble­ment ex­ci­tante mais im­pos­sible de ban­der. C’est la fin des ha­ri­cots à 31 ans ? » Greg, 31 ans, Gre­noble

Hel­lo Greg. Tou­jours voir le verre d’eau à moi­tié plein : l’âge moyen du pre­mier coup de reins avoi­si­nant les 16 ans, ça veut dire que tu as évi­té les car­tons jaunes pen­dant 15 ans sur le ter­rain, belle per­for­mance ! Je te la fais à la Bras­sens ? « La ban­dai­son, pa­pa, ça s’com­mande pas ! » Les pannes et autres dys­fonc­tion­ne­ments érec­tiles (la de­mi-molle en vf ) touchent près de 25% des 40-50 ans et en­vi­ron 5% des 30-40 ans ( source : une co­pine très cu­rieuse ). Tu n’es donc pas seul dans cette épreuve. Ça fai­sait trop long­temps que tu n’avais pas pra­ti­qué? Elle était belle comme notre playmate de mars et ça t’a mis la pres­sion ? Ou alors tu étais dé­chi­ré et pas en état de conduire ? Même Iron Man a par­fois un coup de mou, donc ne t’ac­cable pas trop. Es­saie de te re­prendre en main phy­si­que­ment et, si le pro­blème per­siste, consulte ton mé­de­cin trai­tant – ou une in­fir­mière sexy – ça te fe­ra pro­ba­ble­ment du bien d’en par­ler !

PAS DE NEWS, MAU­VAISES NEWS?

« J’ai ren­con­tré cette fille en soi­rée, ça se pas­sait bien, on a fi­ni dans un coin sombre elle et moi et j’ai pris son 06. Mais de­puis, pas de ré­ponse de sa part. J’ai mer­dé à quel mo­ment ? » Jé­rôme, 22 ans, Pa­ris

Cher Jé­rôme Je crois que ça dé­pend de ce qu’il s’est pas­sé dans ce coin sombre… Pour­quoi ça n’a pas fi­ni dans de beaux draps ? Qu’est-ce que c’est que cette idée de vou­loir prendre des nu­mé­ros de té­lé­phone ? C’est une nou­velle mode de ne plus cou­cher le pre­mier soir ? Et sur­tout : qu’est-ce que tu lui as en­voyé comme tex­to ? Je na­vigue à vue, là ! un homme sage, Tal­ley­rand, dé­cla­ra un jour : « Les femmes par­donnent par­fois à ce­lui qui brusque l’oc­ca­sion, mais ja­mais à ce­lui qui la manque.» Tu vois une piz­za? Chaude le soir, elle est dé­li­cieuse, et froide, le len­de­main au pe­tit-déj, elle passe en­core très bien. Eh bien une femme, c’est com­plè­te­ment dif­fé­rent, c’est par­fois «NO TOMORROW». Elles n’ont le soir au­cun mal à se lais­ser al­ler et à pro­fi­ter de la vie tant que l’am­biance est pro­pice au rap­pro­che­ment des corps, et elles te di­ront le len­de­main: «Oh vrai­ment, cou­cher avec toi, ce n’était pas mon in­ten­tion en ve­nant chez toi à 4’ du mat’. » Mais si tu rates le coche, les femmes se vexent vite, tu sais… PS : tu es sûr d’avoir pris le bon nu­mé­ro ?

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