LES CA­TÉ­GO­RIES DES CLIENTS

Playboy (France) - - Le Témoignage -

Le per­vers

Tu le re­marques tout de suite à son re­gard et tu te dis :“Avec lui, ça va être chiant.” Gé­né­ra­le­ment, il com­mande une danse in­di­vi­duelle (entre douze et quinze mi­nutes en ca­bine ou der­rière un ri­deau) et il montre très vite son sexe en de­man­dant de se faire tou­cher. Je l’aver­tis une fois. S’il re­com­mence, j’ar­rête de dan­ser. À la troi­sième in­car­tade, j’ap­pelle le ser­vice d’ordre. Avec ce genre de per­son­nage, je suis très froide, as­sez dure, sans sou­rire pour faire en sorte qu’il ne re­com­mande pas de danse avec moi der­rière. Heu­reu­se­ment, c’est une in­fime pro­por­tion de clients.

Le mec sym­pa

Ja­mais seul, il vient avec ses potes pour boire un verre et dis­cu­ter. Ils sont plus là pour par­ta­ger un mo­ment d’ami­tié que pour voir des culs. J’aime beau­coup pas­ser des soi­rées avec ce genre d’homme, je m’y at­tache par­fois, j’ai même tra­vaillé comme as­sis­tante avec l’un d’entre eux pen­dant quelque temps. Mais ça n’a ja­mais été plus loin.

Le ga­min de 18 ans

Tou­jours avec des potes, très im­pres­sion­né, gê­né, ti­mide. Il prend par­fois une danse, his­toire de voir. Au­cun pro­blème avec lui.

L’homme en manque d’af­fec­tion

Lui vient cher­cher du ré­con­fort, de la ten­dresse. Il achète des danses mais de­mande sou­vent que je m’as­sois pour po­ser sa tête sur mes ge­noux et me par­ler. Ces hommes-là on beau­coup de choses à ra­con­ter : il y a ce­lui qui a per­du sa femme, ce­lui qui n’en trouve pas… Il peut prendre jus­qu’à quatre danses (320€) pour par­ler pen­dant une heure. C’est lui mon meilleur client, tou­chant, sans ju­ge­ment, ne fai­sant ja­mais de gestes dé­pla­cés… J’ai beau­coup d’em­pa­thie pour lui.

L’homme d’af­faires

Lui se croit tout per­mis et que tout lui est dû. Lui aus­si se re­marque de loin. Je ne vais ja­mais vers lui, j’at­tends qu’il vienne à moi. Il est égo­cen­trique et très im­bu de lui-même et, très vite, vient sur la table la ques­tion du sexe et de l’ar­gent. C’est là où la fron­tière entre la strip-tea­seuse et l’es­cort girl est très fine. Je connais beau­coup de filles qui la fran­chissent. Pour ma part, j’ai re­fu­sé des nuits jus­qu’à 20 000 € et je ne le re­grette pas. Pou­voir se re­gar­der dans la glace le ma­tin n’a pas de prix.

Le Couple

Pour le couple, je fais des show plus chers puis­qu’il y a deux per­sonnes à “sa­tis­faire ”. C’est une forme d’ex­ci­ta­tion qui va ré­veiller leur li­bi­do. Plus rare, l’homme qui offre une danse à sa femme. Der­rière le ri­deau, je lui dis gé­né­ra­le­ment :“Tu vas faire à ton ma­ri ce que je vais te mon­trer, tu vas voir, c’est très ef­fi­cace. ” C’est comme ça :les hommes ont beau mé­pri­ser les strip­tea­seuses, presque tous vou­draient en avoir une chez eux.

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