La pleine conscience n’est pas un ré­gime de plus Pas de ta­touages au hen­né noir

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Mé­di­ter pour perdre des ki­los ? C’est la der­nière mé­thode à

la mode. Sauf qu’au­cune étude ne prouve son ef­fi­ca­ci­té dans ce do­maine. Alors qu’elle est dé­mon­trée contre les pro­blèmes de som­meil, les dou­leurs chro­niques ou les troubles an­xio- dé­pres­sifs. La mé­di­ta­tion de pleine conscience est un état d’at­ten­tion par­ti­cu­lière, dé­li­bé­rée, por­tée sans ju­ge­ment sur le mo­ment pré­sent et nos sen­sa­tions in­ternes, émo­tions, pen­sées, per­cep­tions… Ses ef­fets sont ain­si at­tes­tés sur l’amé­lio­ra­tion de la gly­cé­mie à jeun et le taux de tri­gly­cé­rides, in­di­ca­teurs du risque de dia­bète de type 2 et de ma­la­dies car­dio-vas­cu­laires. Si elle a un im­pact sur le poids, c’est in­di­rec­te­ment, en per­met­tant à cha­cun de re­trou­ver une re­la­tion se­reine avec la nour­ri­ture par une meilleure per­cep­tion des sen­sa­tions de faim ou de sa­tié­té. Cher­cher à se mettre en état de pleine conscience tout en en­tre­te­nant des pen­sées ob­sé­dantes de con­trôle du poids est un contre­sens to­tal.

Que faire ?

La mé­di­ta­tion de pleine conscience est une dé­marche glo­bale, une tech­nique psy­chique qui s’ac­quiert, de pré­fé­rence à l’aide d’un pra­ti­cien for­mé, au cours de quelques séances et d’exer­cices gui­dés. Au mo­ment du re­pas, elle peut dé­bou­cher sur une ré­duc­tion des prises ali­men­taires ou du gri­gno­tage com­pul­sif. Avec à la clé une perte de poids. Ou pas. Ren­sei­gne­ments : as­so­cia­tion-mind­ful­ness.org. Sources : uni­ver­si­té de Londres ( Royaume- Uni), et uni­ver­si­té de Ca­li­for­nie ( États- Unis). Sou­vent pro­po­sés sur les plages et les mar­chés, ces ta­touages peuvent lais­ser de mau­vais sou­ve­nirs de va­cances. Parce qu’ils sont éphé­mères, ils sont per­çus comme ano­dins. Er­reur : plu­sieurs cas de ré­ac­tions al­ler­giques ( lé­sions rouges, suin­tantes et pru­ri­gi­neuses) ont été si­gna­lés chez des en­fants. Le hen­né noir n’existe pas dans la na­ture. La pâte ap­pli­quée sur la peau des tou­ristes est un mé­lange de feuilles de hen­né et d’un com­po­sant chi­mique au nom im­pos­sible : la pa­ra­phé­ny­lè­ne­dia­mine ou PPD. Plus ré­sis­tante que le hen­né na­tu­rel oran­gé, elle per­met d’ob­te­nir des mo­tifs noirs en quelques mi­nutes. Mais la PPD est aus­si un al­ler­gi­sant pré­sent dans de nom­breux pro­duits de grande consom­ma­tion : tein­tures ca­pil­laires, tex­tiles, cuir, encres d’im­pri­mantes… Même gué­ries, les vic­times risquent de dé­ve­lop­per à vie des ec­zé­mas de con­tact dès qu’elles tou­che­ront des ob­jets trai­tés à la PPD. Des ta­touages sou­ve­nirs au hen­né, pour­quoi pas ? Mais pas noirs. Source : uni­ver­si­té de Pé­rouse ( Ita­lie).

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