“NOUS RE­CRU­TONS DES AU­TO­DI­DACTES”

Gé­né­rale d’Op­tique, Grand Op­ti­cal, So­la­ris, ces marques ap­par­te­nant au même groupe et spé­cia­li­sées dans l’op­tique vous sont sû­re­ment fa­mi­lières. Leurs mé­tiers peuvent pa­raître in­ac­ces­sibles sans di­plôme, or ce n’est pas le cas. Les au­to­di­dactes sont les b

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Pou­vez-vous pré­sen­ter le groupe GrandVision ?

GrandVision France est une en­tre­prise de 3 900 sa­la­riés ré­par­tis entre trois en­seignes. Il y a Gé­né­rale d’Op­tique qui se po­si­tionne sur des pro­duits de qua­li­té mais à des prix ac­ces­sibles, Grand Op­ti­cal avec un large choix de mon­tures de marques in­ter­na­tio­nales et des tech­no­lo­gies in­no­vantes, et en­fin So­la­ris, la marque ex­perte en so­laire. Nous comp­tons 843 ma­ga­sins. Gé­né­rale d’Op­tique est la plus grosse en­seigne avec 590 points de vente, puis Grand Op­ti­cal avec 211 et So­la­ris, 42. Ces chiffres concernent la France. Nous sommes éga­le­ment pré­sents dans 44 pays.

Quels sont vos vo­lumes de re­cru­te­ment ?

Nous em­bau­chons en­vi­ron 700 per­sonnes tous les ans dont 500 en CDI. Nous avons aus­si beau­coup d’al­ter­nants, 150 sont en permanence en poste.

Vos mé­tiers sont-ils ac­ces­sibles à des per­sonnes qui ne viennent pas du do­maine de l’op­tique ?

Oui, beau­coup de per­sonnes sont dans ce cas. Au sein de toute l’en­tre­prise, nous comp­ta­bi­li­sons 54 % d’op­ti­ciens, les autres ne le sont pas. Nous sommes ca­pables de for­mer à l’op­tique. Les per­sonnes qui nous re­joignent suivent un par­cours d’in­té­gra­tion com­pre­nant du e-lear­ning, du pré­sen­tiel et un

ac­com­pa­gne­ment par un par­rain. Quand elles sont em­bau­chées, elles in­tègrent d’abord le ma­ga­sin pour que leur par­rain com­mence à leur mon­trer cer­taines choses et elles dé­briefent les séances d’e-lear­ning avec lui. Puis elles ont un stage au siège où elles ren­contrent no­tam­ment un membre du Co­mex [Co­mi­té exé­cu­tif, Ndlr] qui leur ex­plique le pro­jet d’en­tre­prise, les va­leurs. Elles sont aus­si ac­com­pa­gnées lors de leurs pre­mières ventes. Hon­nê­te­ment au bout de huit, dix ans, on ne sait plus qui est op­ti­cien et qui ne l’est pas. Sauf sur des cas ex­trê­me­ment com­pli­qués.

Pour quels mé­tiers re­cru­tez-vous ?

Nous re­cru­tons es­sen­tiel­le­ment pour des postes d’en­trée. On com­mence sou­vent chez nous comme op­ti­cien ven­deur. Vous êtes en­suite for­mé à l’op­tique et à la vente. Puis nous vous pro­po­sons de pas­ser par un As­sess­ment Cen­ter*. Tout le monde est à éga­li­té, les op­ti­ciens di­plô­més et les autres. Ce­la afin d’iden­ti­fier vos ca­pa­ci­tés à ma­na­ger pour évo­luer vers un poste d’ad­joint, puis de di­rec­teur de ma­ga­sin. Notre taux de pro­mo­tion in­terne est de 70 %. Ce­la veut dire que, quand même, dans 20 % ou 30 % des cas, on peut aus­si re­cru­ter des di­rec­teurs de ma­ga­sin ou des ad­joints ex­té­rieurs, qui viennent du re­tail. Il y a aus­si la pos­si­bi­li­té d’évo­luer en ou­vrant une fran­chise.

Existe-t-il d’autres types d’op­por­tu­ni­tés ?

En ma­ga­sin, c’est le mé­tier prin­ci­pal. En re­vanche, nous re­cru­tons aus­si beau­coup pour notre siège so­cial. Il est ba­sé à Mon­ti­gny-le-Bre­ton­neux [dans le dé­par­te­ment des Yve­lines, Ndlr]. Il y a des postes dans à peu près toutes les fonc­tions. En ce mo­ment, nous al­lons pas mal re­cru­ter pour consti­tuer une équipe di­gi­tale au sein du ser­vice mar­ke­ting. Au ni­veau des mé­tiers, on re­trouve par exemple ce­lui de ges­tion­naire de paie, de di­rec­teur CRM, en fi­nance…

De­man­dez-vous un ni­veau de di­plôme spé­ci­fique ?

Nous sommes plus ou­verts aux bac + 2 mais nous re­cru­tons aus­si des au­to­di­dactes. Nous al­lons me­su­rer la ca­pa­ci­té du can­di­dat à in­té­grer un mé­tier tech­nique. Nous avons des tests pour iden­ti­fier ce point. Nous sommes ca­pables de le for­mer. Qu’il ne soit pas op­ti­cien ne nous pose au­cun pro­blème. C’est ce qui a fait la ri­chesse de GrandVision, cette mixi­té entre des op­ti­ciens di­plô­més et ceux qui ne le sont pas. Car l’ap­proche est dif­fé­rente. L’op­ti­cien di­plô­mé va avoir une ap­proche très tech­nique et nous al­lons lui ap­prendre à en avoir une plus com­mer­çante. Tan­dis que les re­tai­lers, com­mer­çants, les autres ven­deurs que nous in­té­grons, nous les for­mons à l’as­pect op­tique et tech­nique. Notre mé­tier né­ces­site une prise en charge glo­bale du client, pas uni­que­ment sous l’angle tech­nique, il faut aus­si le conseiller, le ras­su­rer, lui ex­pli­quer les choses avec des mots simples.

Comment se dé­roule un pro­ces­sus de re­cru­te­ment chez vous ?

Nous es­sayons d’al­ler vite. Il y a un en­tre­tien té­lé­pho­nique avec une per­sonne des res­sources hu­maines après l’ana­lyse du CV, puis un autre avec le di­rec­teur du ma­ga­sin. Nous uti­li­sons des tests Pa­pi (per­son­na­li­té et rea­so­ning for bu­si­ness) pour les ma­na­gers, les ad­joints et les di­rec­teurs. * Pro­ces­sus d’éva­lua­tion au cours du­quel les com­pé­tences du can­di­dat sont éva­luées.

“Notre but est de faire gran­dir les col­la­bo­ra­teurs.”

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