Trou­ver du travail VIA LES AMIS

Pour trou­ver un em­ploi, rien de tel que de pas­ser par vos amis, vos voi­sins et même par leurs propres connais­sances. Mais pour réus­sir ce bouche-à-oreille, quelques règles s’im­posent.

Rebondir - - EN PRATIQUE - Pierre TOURTOIS

Quand on cherche un travail, il existe bien sûr les an­nonces, les can­di­da­tures spon­ta­nées, les agences d’intérim… Mais ne sous-es­ti­mez pas votre en­tou­rage. Vos proches, vos amis, vos ex-col­lègues ou vos voi­sins peuvent avoir en­ten­du par­ler d’une ou­ver­ture de poste cor­res­pon­dant à votre pro­fil. Comment faire pour vous po­si­tion­ner in­tel­li­gem­ment ? “Il faut par­ler de votre re­cherche d’em­ploi au­tour de vous. Mais en ma­tière de ton, ne de­man­dez pas de l’aide ou “un coup de main”. Met­tez plu­tôt en avant vos com­pé­tences. Même si votre in­ter­lo­cu­teur est une bonne connais­sance, ce­la reste une dé­marche d’offre de ser­vices”, conseille Gilles Payet, ani­ma­teur du site mon­coa­chin­gem­ploi.fr.

IDENTIFIEZ VOS CONTACTS PO­TEN­TIELS

L’es­sen­tiel, c’est que votre com­mu­ni­ca­tion soit courte, ef­fi­cace et fa­cile à com­prendre. “Pour que votre in­ter­lo­cu­teur se sou­vienne de vous, vous de­vez ex­pri­mer votre va­leur ajou­tée en 20 ou 30 se­condes. Qui vous êtes, ce que vous sa­vez faire, vos qua­li­tés”, conti­nue Gilles Payet. Une fois que votre mes­sage est maî­tri­sé, faites le tour de vos contacts et ne sou­ses­ti­mez pas la puis­sance de ré­seau… Même un an­cien ca­ma­rade de col­lège que vous n’avez pas croi­sé de­puis 30 ans peut fa­ci­li­ter vos dé­marches. “Té­lé­phone, rencontre for­tuite, an­ni­ver­saire, fête des voi­sins… Tous les moyens sont bons. Par exemple, les pa­rents des amis de vos en­fants ou même votre plom­bier de quar­tier peuvent vous ai­der. Cette fré­quence de re­la­tion fa­ci­lite les choses

car la per­sonne vous voit ré­gu­liè­re­ment”, as­sure Gilles Payet. C’est ain­si que l’on peut ob­te­nir des in­for­ma­tions de pre­mière main, comme la fu­ture ou­ver­ture d’un nou­veau com­merce dans votre com­mune ou les re­cru­te­ments à ve­nir de l’en­tre­prise ma­jeure de la ville. Un pre­mier contact sym­pa­thique suf­fit, par exemple pour trans­mettre votre CV à un res­pon­sable de ser­vice sans pas­ser par les res­sources hu­maines.

LES RÉ­SEAUX SO­CIAUX, UNE PISTE À CREU­SER

Au-de­là de votre en­tou­rage im­mé­diat, ne né­gli­gez pas les ré­seaux so­ciaux pro­fes­sion­nels. Contrai­re­ment à cer­taines idées re­çues, Lin­kedIn n’est pas ré­ser­vé aux cadres. “Ce site per­met de faire pas­ser des can­di­da­tures à des contacts de vos an­ciens col­lègues ou de vos amis proches, qui peuvent alors vous re­com­man­der. On y voit de plus en plus de pro­fils bac + 2, bac, voire des di­plômes pro­fes­sion­nels”, pré­cise Gilles Payet. Et une fois que ces connexions sont éta­blies, il est pos­sible d’al­ler en­core plus loin : les amis de vos amis peuvent dif­fu­ser vos can­di­da­tures ou glis­ser votre nom à la per­sonne char­gée de trier les lettres de mo­ti­va­tion. “Dans un car­net, no­tez vos échanges “ré­seau”. C’est le meilleur moyen de bien pla­ni­fier vos dé­marches et de ne pas être en­va­his­sant lors de vos re­lances”, conclut Gilles Payet.

“Té­lé­phone, rencontre for­tuite, an­ni­ver­saire, fête des voi­sins… Tous les moyens sont bons.”

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