TOUR DU MONDE

La Fin­lande est un pays où il fait bon s’ex­pa­trier à condi­tion de bien maî­tri­ser l’an­glais à dé­faut du fin­nois. Des op­por­tu­ni­tés peuvent se pré­sen­ter dans des sec­teurs va­riés et l’en­vi­ron­ne­ment de tra­vail est ré­pu­té agréable et bien­veillant.

Rebondir - - AU SOMMAIRE - Ma­rie Roques

Fin­lande : La cha­leur ve­nue du Nord

Si l’ap­pel du so­leil est plu­tôt pré­gnant en cette pé­riode de l’an­née, pour­quoi ne pas prendre le contre­pied et vous orien­ter vers les pays du Nord et la Fin­lande pour don­ner un nou­veau tour­nant à votre par­cours pro­fes­sion­nel. En tout cas, il peut y avoir une carte à jouer. Dans ce pays de 5,5 mil­lions d’ha­bi­tants, la po­pu­la­tion en âge de tra­vailler va di­mi­nuer au cours des pro­chaines an­nées en rai­son des dé­parts mas­sifs à la re­traite. “Mais dans le même temps, l’im­mi­gra­tion va aug­men­ter et les per­sonnes vont res­ter en ac­ti­vi­té plus long­temps”, peut-on lire sur le site de l’Eures, le por­tail eu­ro­péen sur la mo­bi­li­té de l’em­ploi.

VI­SEZ LES PME

Tou­jours est-il qu’il est pos­sible de trou­ver un em­ploi no­tam­ment dans les sec­teurs du com­merce, des trans­ports, de l’hô­tel­le­rie et de la res­tau­ra­tion, de l’édu­ca­tion ou en­core des ser­vices so­ciaux. Ce sont, du moins, les sec­teurs qui re­crutent le plus sur des mé­tiers di­vers comme agent com­mer­cial, té­lé­ven­deurs ou en­core édu­ca­teur. Avant de re­cher­cher un em­ploi, il est éga­le­ment im­por­tant de sa­voir que la Fin­lande pos­sède un im­por­tant tis­su de TPE. Tou­jours se­lon l’Eures, la plu­part des nou­veaux contrats d’em­bauche sont si­gnés au­près de pe­tites et moyennes en­tre­prises. “La part des mi­cro-en­tre­prises, c’es­tà-dire de celles qui em­ploient moins de 10 per­sonnes est en aug­men­ta­tion”. Se­lon le site d’em­ploi Stepstone, il est pos­sible de trou­ver un em­ploi sur place en Fin­lande via les mêmes ca­naux que dans les autres pays de l’Union eu­ro­péenne, agences d’em­ploi, jour­naux pa­piers, bouche-à-oreille, ré­seaux so­ciaux, etc. Il faut pour­tant sa­voir qu’il existe au to­tal 200 bu­reaux de pla­ce­ments qui couvrent 70 % des postes va­cants.

“La part des mi­cro-en­tre­prises est en aug­men­ta­tion”

Pour ob­te­nir le contact de ces bu­reaux, il fau­dra vous rap­pro­cher du dé­par­te­ment fin­lan­dais pour l’em­ploi (lire l’en­ca­dré sites à vi­si­ter) qui pro­pose un site In­ter­net en ver­sion an­glaise.

PATTE BLANCHE

En tant que ci­toyen eu­ro­péen, vous pou­vez res­ter trois mois en Fin­lande pour tra­vailler ou cher­cher du tra­vail. En re­vanche, si vous dé­pas­sez cette li­mite, il vous fau­dra de­man­der un per­mis de sé­jour au­près d’un bu­reau de po­lice ré­gio­nal. “Il ne vous se­ra ac­cor­dé que si vous ap­por­tez la preuve que vous ga­gnez suf­fi­sam­ment et que vous ne se­rez pas à la charge de la sé­cu­ri­té so­ciale fin­lan­daise”, peut-on lire sur Stepstone. Der­nier élé­ment à connaître avant de faire vos va­lises, les heures de tra­vail en Fin­lande sont li­mi­tées à 8 heures par jour et 40 heures par se­maine. Du­rant la pre­mière an­née, vous avez droit à deux jours de congé par mois et à par­tir de la deuxième, à deux jours et de­mi. De quoi vous ai­der à pas­ser les longues nuits d’hi­ver en pre­nant le temps de ren­trer en France et de re­voir le so­leil !

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