BLANC OU NOIR, JER­RY LEE SAIT TOUT JOUER

Rock & Folk - - La Vie En Rock -

La ré­sur­rec­tion al­lait être due aux disques Mer­cu­ry et à la coun­try. La coun­try... elle était là de­puis tou­jours. C’était l’ADN qui cou­lait dans ses veines, comme di­raient les cuistres d’au­jourd’hui. Mais il fal­lait le dire. Haut et fort. Jer­ry Lee ne s’en pri­va pas. Duos avec Lin­da Gayle, vi­site en grand du ré­per­toire... Comme beau­coup, Jer­ry Lee fut sau­vé par la coun­try. De­puis, mal­gré les ru­meurs de meurtres (un bas­siste, un roa­die, son épouse de 1982, la jeune Shawn, un fils...) qui lui ont été im­pu­tés, l’homme est in­dé­bou­lon­nable. Sa bio­gra­phie of­fi­cielle (“Jer­ry Lee Le­wis” par Rick Braggs, presque ha­gio­gra­phique...) n’a que ce tort : être au­to­ri­sée et of­fi­cielle et donc faire peu ou prou l’im­passe sur le pire, con­trai­re­ment à “Great Balls Of Fire” l’au­to­bio­gra­phie de My­ra, son épouse/ en­fant et cou­sine, ou à cer­tains ar­ticles de Rol­ling Stone dans les eigh­ties, quand son image de red­neck dé­plai­sait au fort pro­gres­siste Jann Wen­ner. Oui, tout ce­la est vrai. Pro­ba­ble­ment. Tout ce qu’on dit de lui. Mais qu’im­porte, on vous le ré­pète, Jer­ry Lee Le­wis sait qu’il ira en en­fer. Et que, mal­gré tout, Killer et sur­vi­vant ou pas, ce­lui-ci s’ap­proche. Des mau­dits de ce ca­libre en­core sur pied, le rock and roll n’en a plus beau­coup à of­frir.

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