CJ Ra­mone

Rock & Folk - - Disques - OLIVIER RI­CHARD

“Last Chance To Dance”

FAT WRECK CHORDS

L’af­faire Ch­ris­to­pher Joseph Ward est in­té­res­sante : à l’âge de 24 ans, cet illustre in­con­nu est re­cru­té par les Ra­mones pour rem­pla­cer l’ir­rem­pla­çable Dee Dee. À la sur­prise gé­né­rale, CJ s’ac­quitte avec les hon­neurs de cette mis­sion im­pos­sible. Le qua­tuor du Queens s’étant sa­bor­dé, CJ Ra­mone est ap­pro­ché par Me­tal­li­ca pour rem­pla­cer Ja­son News­ted, ce qu’il re­fuse par deux fois, pré­fé­rant s’oc­cu­per de son fils au­tiste. Il ré­ap­pa­raît en­suite dans di­vers gangs de bi­ker rock dont l’ex­cellent Bad Chop­per, qui im­plose après le sui­cide par al­cool du gui­ta­riste Mark Shee­han. Dé­sor­mais à l’orée de la cin­quan­taine, l’an­cien ma­rine s’est fixé pour ob­jec­tif de pu­blier cinq al­bums, his­toire de se rap­pe­ler au bon sou­ve­nir des Ra­mo­niaques de la pla­nète. Deuxième vo­let de cette penta­lo­gie punk, “Last Chance To Dance” a été conçu comme son pré­dé­ces­seur, le très bon “Re­con­quis­ta”, avec Steve So­to de The Ado­les­cents. Ap­puyés par deux So­cial Dis­tor­tion, Ra­mone et So­to res­sus­citent les Ra­mones le temps de douze chan­sons qui sur­volent tous les styles pra­ti­qués par les faux frères :

clas­sic punk (“Un­ders­tand Me”, “Won’t Stop Swin­ging”), love songs (“’Til The End”, “You Own Me”), pop punk (“Car­ry Me Away” et le mor­ceau épo­nyme) et sul­fa­teuse hard­core (“Clus­ter­fuck”), le tout li­vré avec une belle re­prise de “Long Way To Go” (Alice Coo­per). Evi­dem­ment, cô­té chant, on est bien loin de ce que feu Joey pou­vait ap­por­ter en termes d’émo­tion, mais l’en­thou­siasme qua­si ju­vé­nile de ce disque ra­fraî­chis­sant et le soin ap­por­té à sa réa­li­sa­tion ne peuvent que ré­jouir. ✪✪✪✪

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