The Wain­wright Sis­ters Mystic Braves

Rock & Folk - - Disques - “Songs In The Dark” “Days Of Yes­te­ryear”

PIAS Quand notre père s’ap­pelle Lou­don Wain­wright III, chan­teur, notre mère, Kate McGar­rigle, chan­teuse, pour­quoi ten­ter d’échap­per à son des­tin ? Mar­tha ne l’en­vi­sage pas (pas plus que son frère Ru­fus). Elle a une de­mi-soeur, Lu­cy, fille de Lou­don et de Suz­zy du groupe vo­cal les Roches. Ou­bliant leurs car­rières res­pec­tives, elles unissent leurs ta­lents pour gra­ver des mé­lo­dies par les­quelles leurs mères les ber­çaient. Cinq des seize titres étant qua­li­fiées de ber­ceuses ( lul­la­by), l’am­biance est à l’apai­se­ment. Nan­ties d’une sa­crée culture folk et coun­try, Mar­tha et Lu­cy sa­luent les grands an­ciens, pla­çant en ou­ver­ture “Prai­rie Lul­la­by” (1932) de Jim­mie Rod­gers consi­dé­ré comme un père fon­da­teur. Cham­pion du wes­tern

LO­LI­POP Ve­nus de Ca­li­for­nie, les Mystic Braves étaient consi­dé­rés comme les pe­tits frères des Grow­lers dont ils par­ta­geaient l’es­thé­tique mu­si­cale à base de coun­try­surf non­cha­lante et mé­lan­co­lique, bap­ti­sée beach­goth. Avec les Al­lah-Las, on sem­blait te­nir un sem­blant de scène mais nos An­ge­li­nos, contrai­re­ment à leurs ca­ma­rades, sont res­tés à quai. Ils ont pour­tant ci­se­lé l’an der­nier un vrai pe­tit chef-d’oeuvre du genre avec “De­sert Is­land”, dé­bor­dant de nos­tal­gie va­po­reuse, de gui­tares wes­tern et trom­pettes ma­ria­chis. Ayant ac­té son re­la­tif échec, cette bande mi-chi­ca­nos mi-hip­pies a opé­ré un chan­ge­ment no­table, creu­sant dé­sor­mais une veine très pu­re­ment six­ties, entre les Nug­gets et “Odes­sey And Oracle”, qui lui a va­lu la pre­mière par­tie des Zom­bies. Pour gra­ver en­suite tout ce­la dans la cire noire, elle a fait ap­pel à Rob Cam­pa­nel­lo, pro­duc­teur, mul­tiins­tru­men­tiste et membre flot­tant des Brian Jo­nes­town Mas­sacre. Le ré­sul­tat est un rêve dou­ce­ment psy­ché­dé­lique d’un goût par­fait, classe, ré­fé­ren­cé. Par­tout les mer­veilles scin­tillent : les douze-cordes ca­rillonnent (“No Thrash”), les orgues Far­fi­sa vi­re­voltent, la ryth­mique pulse, les ar­ran­ge­ments ra­vissent. On en­tend ici une flûte vol­ti­geuse — “As You Won­der (Why)” — là un Mel­lo­tron

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