Ani­mal Col­lec­tive

Rock & Folk - - Disques poprock - “Pain­ting With”

DO­MI­NO Ani­mal Col­lec­tive est un groupe sa­le­ment al­lu­mé. Ce on­zième al­bum le confirme. On­zième ? Avey Tare, Pan­da Bear et leurs com­plices ne chôment pas, dans le genre ar­tistes fré­né­tiques fai­sant feu de tous bois. Ça com­mence di­rect à cent à l’heure avec une chan­son au titre pseu­do-dé­bile, “Flo­riDa­da” : per­cus­sions tra­fi­quées et choeurs de Beach Boys hys­té­riques, le tout son­nant d’ailleurs comme une sorte de “Smile” sous am­phé­ta­mines. Com­ment dé­crire cette ava­lanche de sons lit­té­ra­le­ment psy­ché­dé­liques (au sens où ils vous font tour­ner la tête) ? L’al­bum, à l’image de “The Bur­glars”, dé­gage un par­fum six­ties, mais dans l’es­prit, pas dans le son, comme si ces gars avaient com­pris l’im­por­tance de faire pas­ser le fond avant la forme, ce que beau­coup de groupes pré­ten­du­ment psy­ché ac­tuels ou­blient com­plè­te­ment — on ne ci­te­ra pas de noms. Ain­si des syn­thés dé­li­rants aux so­no­ri­tés ab­surdes pé­ta­radent joyeu­se­ment sous des em­pi­le­ments de voix qui partent dans tous les sens. On n’est pas vrai­ment sur­pris de re­trou­ver John Cale au mi­lieu de tout ce bor­del, bi­douillant on ne sait trop quoi sur “Vertical”, pro­ba­ble­ment heu­reux d’avoir en­fin trou­vé des com­pères d’ex­pé­ri­men­ta­tion aus­si bar­rés que lui (mais juste un peu plus funs

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