White De­nim

Rock & Folk - - Disque - “Stiff”

DOWN­TOWN/SONYMUSIC Cette an­née, White De­nim fête ses dix ans de car­rière avec “Stiff” et force est de consta­ter que le groupe a connu une évo­lu­tion in­croyable en une dé­cen­nie. Le trio in­can­des­cent qui avait se­coué la scène ga­rage de ses chansons punk azi­mu­tées s’est mué au fil des an­nées en groupe res­pec­table et “Stiff” s’avère être sa meilleure ex­pres­sion en tant que qua­tuor. Bonne nou­velle : Austin Jenkins, le gui­ta­riste au jeu jaz­zy qui ti­rait le groupe vers une mu­sique tou­jours plus cé­ré­brale (de­puis 2010 et “Last Days Of Sum­mer”), a eu la bonne idée de quit­ter le na­vire (en com­pa­gnie du bat­teur Josh Bock). Un sou­la­ge­ment tant sur les deux der­niers al­bums son om­ni­pré­sence ve­nait par­fois pol­luer cer­tains mor­ceaux de dé­luges de notes in­di­gestes. Son dé­part a per­mis au groupe de re­trou­ver un équi­libre (avec les nou­veaux ve­nus Jo­na­than Horne et Jef­frey Ol­son) et à la mu­sique de White De­nim de res­pi­rer à nou­veau. Sur ce nou­vel al­bum en­re­gis­tré dans les condi­tions du di­rect avec Ethan Jones aux ma­nettes (ré­pu­té pour ob­te­nir le meilleur de groupes mé­diocres, tels Kings Of Leon ou Ra­zor­light), White De­nim a dé­ci­dé d’ex­plo­rer sa face la plus soul — James Pa­tral­li a tou­jours été un soul sin­ger exi­lé dans un groupe rock — et s’avère in­dé­nia­ble­ment groo­vy (on pense à la dan­sante

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.