The Pop Group

Rock & Folk - - Rééditions -

“FOR HOW MUCH LONGER DO WE TOLERATE MASS MURDER ?”

Differ-Ant (im­port Gi­bert Jo­seph) Le nom était évi­dem­ment iro­nique : ces khmers rouges éle­vés sous le cra­chin bri­tan­nique consi­dé­raient que la pop était une forme de pros­ti­tu­tion, ce qui était com­mode quand on ne sa­vait pas com­po­ser de re­frain ni de cou­plet. Burt Ba­cha­rach à la guillo­tine ! Voyant du fa­cho par­tout, le Pop Group, d’ex­trême gauche, se bat­tait donc, non pas avec les poings mais avec son bruit, ce qui était sans doute moins ris­qué. Avant eux, les cré­tins hip­pies de Crass avaient mon­tré qu’on pou­vait vendre des disques en fai­sant n’im­porte quoi, mais le Pop Group était plus am­bi­tieux, et vou­lait faire un truc un peu fonque, à la ma­nière de James White aux USA, ou des, heu, Gang Of Four chez eux. En 1980, ils sor­taient donc cet al­bum plein de basses slap­pées et de rudes hur­le­ments dans le­quel ils se bat­taient pour l’In­do­né­sie, l’Ar­gen­tine, l’Afrique du Sud, la Bo­li­vie, le Cam­bodge, l’Inde, tout en dé­non­çant That­cher, le Na­tio­nal Front et, cou­ra­geu­se­ment, les Roth­schild et les Ro­cke­fel­ler (at­ten­tion à l’an­ti­sé­mi­tisme, les gars !). Bref, c’était comme une sorte d’At­las de la bien-pen­sance, et on re­grette pour eux que le pro­jet Notre-Dame-desLandes n’ait pas été conçu en leur temps. Le tout son­nait comme un mé­lange pénible entre Bir­th­day Par­ty et les Red Hot Chi­li Pep­pers pas en­core nés. Ces gens

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